Lu! Deuils de Miel, de Franck Thilliez.

12 août 2016

Lu! Deuils de Miel, de Franck Thilliez.

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6 ans après les faits relatés dans Train d’Enfer pour Ange Rouge et un an après la mort accidentelle de sa femme et sa fille, le commissaire Franck Sharko est un homme brisé. À peine revenu de vacances qui lui ont principalement servies à rendre visite à l’homme qui a coûté la vie de ses amours, il est rappelé d’urgence en région parisienne. Le corps d’une femme a été découvert, nu et entièrement rasé, agenouillé dans le confessionnal d’une église. Pas de blessures apparentes, mais une énigme qui lance un jeu de piste macabre. Pour mener l’enquête, Sharko va devoir plonger dans les méandres de l’âme humaine, quitte à mettre la sienne en danger.

Deuils de Miel fait suite à Train d’Enfer pour Ange Rouge, qui marquait la première apparition de Franck Sharko (puisque dans Conscience Animale il ne portait pas le même prénom), ce commissaire profondément abîmé dont la femme avait disparu depuis des mois. Le temps écoulé entre les deux romans est résumé succinctement. Suzanne n’a plus jamais été la même, malgré leur fille, Éloïse. Depuis leur mort, un an auparavant, elles le hantent toutes deux et il ne tient le coup que grâce aux médicaments. J’aurais aimé en savoir plus, mais les informations sont distillées au compte-goutte, comme si elles étaient secondaires.

J’avais bien aimé Train d’Enfer pour Ange Rouge, que j’avais lu il y a quelques temps maintenant. Me remettre tous les éléments en mémoire n’a pas été évident, mais c’est revenu petit à petit, en même temps que l’ambiance très sombre dans laquelle se déroule les enquêtes du commissaire torturé.

Après avoir lu La Chambre des Morts très récemment, j’avais peur de retrouver une écriture lourde, comme pour masquer la faiblesse de l’ensemble. Je ne peux pas dire que le style soit tout à fait fluide, car il reste beaucoup d’images et de comparaisons forcées, mais c’est moins omniprésent que dans le précédent. Heureusement. Les dialogues également, sont meilleurs, même s’ils sonnent encore faux de temps en temps.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, je l’ai largement préférée à celle de La Chambre des Morts. Peut-être parce que l’énigme qui guide l’enquête est mieux travaillée. Ou que les insectes et autres araignées qui tiennent un rôle important m’intéressent plus que les poupées. Quoi qu’il en soit, on sent les recherches nécessaires à mettre ne place l’intrigue et c’est un plus.

Malgré tout, la fin m’a semblé une nouvelle fois un peu bâclée. Pas tant la conclusion de l’enquête, d’ailleurs, qui jouit d’un retournement inattendu et plutôt bien trouvé. Mais celle du roman. Quid de l’épée de Damoclès qui menace l’ensemble de l’équipe depuis le début ou presque ? Sans parler de la révélation personnelle, qui était aussi prévisible qu’alambiquée.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé Deuils de Miel bien meilleur à La Chambre des Morts. J’ai aimé cette plongé dans le noir et ce roman me réconcilie un peu avec Franck Thilliez. Je lirai La Mémoire Fantôme prochainement pour confirmer cette impression.

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