Lu! Feuilles, de Michael Fenris.

13 janvier 2017

Lu! Feuilles, de Michael Fenris.

feuilles

Voir sur Amazon

Hope Falls est une petite ville américaine proche de la frontière canadienne. Située sur d’anciens territoires indiens, la petite ville, isolée du monde au milieu de la forêt, vit de l’exploitation du bois. Le propriétaire de la scierie, Vernon Krueger, est également maire en plus de posséder la moitié de la ville. Peu scrupuleux, il n’hésite pas à surexploiter la forêt sans aucun respect pour l’ancienne tribu à qui appartient une partie du territoire. Jed, son ingénieur, fait de son mieux pour préserver la nature, mais n’est pas au courant de toutes les pratiques de Vernon. Quand les feuilles vont se mettre à tomber, les secrets et la vraie nature de chacun vont remonter à la surface.

Feuilles est un des chouchous des groupes de lecture. Le soutien des lecteurs est évident et les commentaires souvent élogieux. Et en plus, l’auteur est super sympa. C’est donc avec une certaine hâte que j’ai entamé ma lecture, mon sésame à peine réceptionné.

Feuilles est un roman à références, presque un roman-hommage. Impossible de ne pas penser à Stephen King quand on voit l’univers dans lequel ce situe cette histoire, avec sa tribu indienne représentée par un vieil homme sans âge aux allures mystiques, mais surtout ces Feuilles qui recouvrent la ville comme la neige. On trouve des références également à Twin Peaks, Retour vers le Futur, Apocalypse Now, Michael Connelly et j’en passe.

L’histoire est intrigante et les chapitres sont bien calibrés pour s’enchaîner sans mal. Mais il m’a néanmoins manqué quelque chose. Peut-être plus de rythme dans l’écriture, peut-être apercevoir moins de fil blanc entre les différentes partie du roman. Peut-être un personnage principal un peu plus charismatique. Et, paradoxalement, j’ai trouvé que l’auteur en faisait un peu trop. Un peu trop de secrets, un peu trop de meurtres.

Quid des Feuilles, qui sont un personnage à part entière du roman ? Elles sont présentes dès les premières pages, et actives. J’aurais préféré qu’elles arrivent petit à petit pour conférer une ambiance plus asphyxiante à mesure qu’elles envahissent la ville.

Je referme ce roman avec un sentiment mitigé. Il y a du bon, indéniablement, dans cette histoire. Il y a une idée originale et une véritable réflexion sur notre mode de vie et notre rapport à la nature. Mais il y a également des personnages un peu stéréotypés qui manquent un peu de profondeur, ainsi qu’une progression de l’histoire parfois discutable.

Même si je ne suis pas entièrement convaincu par ce premier roman, il y a suffisamment de qualité pour que j’ai envie de lire le second de l’auteur, le Syndrome Noah, sorti récemment.

livre-disponible leo

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *