Lu! H2G2, l’Intégrale de la trilogie en cinq volumes, de Douglas Adams.

19 septembre 2018

Lu! H2G2, l’Intégrale de la trilogie en cinq volumes, de Douglas Adams.

H2G2 l'Intégrale de la trilogie en cinq volumes

Voir sur Amazon

Arthur Dent, un anglais tout ce qu’il y a de plus banal, apprend que sa maison doit être démolie pour permettre la construction d’une nouvelle autoroute. Mais ce n’est qu’une fois le bulldozer dans son jardin qu’il s’interpose face à ce projet ignoble. Jusqu’à l’intervention de son ami, Ford Prefect, qui l’entraîne au pub du coin boire une mousse car il a quelque chose à lui révéler. Alors qu’il disait venir de Guilford, il s’avère que Ford est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et pigiste pour le Guide du Voyageur Galactique, coincé sur Terre depuis plusieurs années. Mais les révélations de Ford ne s’arrêtent pas là, puisqu’il prévient également Arthur qu’il ne sert à rien de se soucier de la démolition de sa maison, la planète entière étant sur le point d’être rasée pour faire place à une voie express intergalactique.

J’avais vu le film H2G2 il y a de nombreuses années, à une époque où je ne savais rien des livres et encore moins de leur auteur, Douglas Adams. J’avais trouvé le film trop décalé, trop bizarre et, au final, plutôt moyen.

À l’exception d’une scène dont je me souviens encore où deux missiles sont transformés, respectivement, en pot de pétunias et en cachalot. Cachalot qui, durant sa chute, atteint la conscience et a tout juste le temps de commencer à appréhender son existence que sa vie prend fin de manière très brutale.

J’ignorais donc que le film était tiré d’un roman britannique (lui-même adapté d’une série radiophonique), même si j’aurais sans doute pu m’en douter, la plupart des films étant tirés de romans.

Bref.

Depuis, j’ai découvert la série Dirk Gently sur Netflix, qui m’a poussé à explorer l’œuvre littéraire de Douglas Adams. Et j’ai tellement adoré lire les aventures de Dirk Gently, que j’ai naturellement enchaîné (après une erreur de casting signée Jim Harrison) avec l’intégrale de H2G2.

Puisque j’ai lu l’intégrale de la trilogie en cinq volumes, je vais vous faire une review globale en cinq partie.

Le Guide du voyageur galactique

Super ! J’ai retrouvé le style caractéristique de Douglas Adams, son goût et son don pour le délicieusement absurde, poussé à l’extrême grâce à la liberté que lui procure le lieu même de l’histoire, à savoir le cosmos tout entier. L’histoire est très chouette, très drôle, j’ai passé un excellent moment de lecture. Et j’ai adoré lire cette fameuse scène des missiles transformés en pot de pétunias et cachalot.

Le Dernier Restaurant avant la Fin du Monde

Intrigue à la fois simple et complètement barrée, morcelée, à base de voyage dans le temps. On assiste à la naissance de l’humanité dans de bien curieuses circonstances, on dîne dans le dernier restaurant avant la fin du monde. On voyage dans l’univers, également, avec son histoire complexe et infinie, mais surtout loufoque.

C’est délirant, les dialogues sont comiquement articulés et les descriptions comme les situations sont absurdes dans le style caractéristique de l’auteur. Mais, en même temps, je crois que je préférais Dirk Gently.

La Vie, l’Univers et le Reste

Celui-là, je l’ai lu presque d’une traite. Le rythme est emballé et emballant, même s’il y a beaucoup de choses auxquelles il faut s’habituer, comme le vocabulaire particulier des matelas du marais de… je ne sais plus trop où ; les lieux exotiques visités par nos personnages, les espèces exotiques qui y vivent, et les histoires obscures de guerres ravageuses perdues dans la brume du temps mais dont les conséquences impactent directement notre vie à tous (via le cricket, par exemple), et encore plus notre joyeuse bande de trublions dont la mission, qui s’abat sur eux par défaut plutôt qu’à dessein, sera, une fois n’est pas coutume, de sauver non pas le monde, ça serait trop simple, mais l’univers tout entier, avec tout l’engouement et l’application qu’on leur connaît, et une paire de fois qui plus est.

Après un deuxième tome qui m’avait laissé un goût un peu mitigé, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire celui-ci.

Salut ! Et encore merci pour le poisson !

Ce quatrième tome n’est pas mon préféré. En ramenant l’action sur Terre, Douglas Adams m’a embrouillé. Si l’humour est plus terre à terre (pun intended), il y a plusieurs mystères non expliqués et une surexploitation du personnage d’Arthur Dent. Et c’est sans compter la magie du vol qui, si elle donne lieu à des descriptions truculentes, est quand même too much.

En fait, ce serait presque un spin-off de la série, un épisode spécial Arthur Dent. Les autres personnages manquent cruellement, l’univers manque cruellement. À vrai dire, j’aimais beaucoup l’absence de la Terre, elle était détruite, point. Alors situer tout un roman sur Terre, même si ce n’est pas vraiment dans le même pan spatio-temporel, m’a paru un brin paresseux.

Globalement Inoffensif

Ce dernier tome est meilleur que les précédents. Pas meilleur que le premier, mais meilleur que les précédents.

Globalement, j’ai moins aimé l’histoire à partir de l’introduction des univers parallèles qui, par définition, confèrent à l’ensemble un sentiment de fouillis, voire même parfois brouillon. La plume de Douglas Adams, drôle et habile, s’en ressent parfois et ses traits d’humours ne suffisent plus à compenser les facilités scénaristiques.

Et puis trop de personnages disparaissent, cassant une dynamique déjà bancale. Zaphod s’est volatilisé sans explication et la meuf d’Arthur, si péniblement introduite dans le tome précédent, s’est elle envolée sans autre raison apparente que pour arranger la nouvelle histoire.

L’un dans l’autre, j’ai trouvé cette trilogie en cinq volumes assez inégale. L’univers est prometteur, les personnages sont hauts en couleur et sympathiques, l’imagination de Douglas Adams est, pour le moins qu’on puisse dire, débordante, parfois un peu trop.

Même en lisant tout dans la foulée (j’aurais peut-être dû espacer), j’ai eu un peu de mal à suivre et je serais bien embêté de devoir résumer l’histoire dans son ensemble.

Au final, je ne regrette pas d’avoir lu ce classique de la science-fiction britannique, même si je ne l’ai pas trouvé aussi grandiose que l’engouement général pouvait le laisser entendre. D’ailleurs, il m’a même donné envie de re-regarder le film, maintenant que j’ai une meilleure idée de quoi ça parle.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *