Lu! Le jour où j’ai appris à vivre, de Laurent Gounelle.

26 juillet 2017

Lu! Le jour où j’ai appris à vivre, de Laurent Gounelle.

Le jour où j'ai appris à vivre

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Jonathan à monté une petite compagnie d’assurance à San Francisco avec Angela, son ex-compagne dont il est depuis peu séparé, et Michael, leur associé. Les affaires sont difficiles, tout comme sa situation personnelle et ses perspectives d’avenir. Tout bascule un weekend où il n’a pas la garde de Chloé, sa fille. Lorsqu’une bohémienne croisée sur les quais lit dans les lignes de sa main sa mort future. Jonathan n’arrive pas à penser à autre chose et éprouve le besoin de prendre du recul par rapport à la prédiction. Chez sa tante Margie, il va avoir l’occasion de s’ouvrir à une autre vision de la vie, qui pourrait bien changer sont rapport au monde.

D’habitude, dans mes lectures, je cherche une histoire forte, pourquoi pas violente ; des tueurs en série impitoyables et sanguinaires ou des secrets qui remontent à la surface ; de la manipulation ou des enquêtes ; du mystère, du suspense ou de la tension. Des polars, quoi…

Les romans de Laurent Gounelle, c’est à l’opposé de ça et c’est pour cette raison que j’aime bien en lire un de temps en temps, pour me changer les idées. Les histoires sont simples, voire faciles, l’écriture est légère, tout comme le ton. Tout est prétexte à parler de philosophie sans être barbant, à essayer d’insuffler au lecteur, plus ou moins discrètement, une pincée de pensée positive.

À travers son personnage de Jonathan et ses interactions avec tante Margie et le reste de son entourage, Laurent Gounelle nous invite à nous interroger sur notre société, nos rapports aux autres mais surtout à nous-mêmes. Comme dans les autres romans que j’ai déjà lu de lui, j’ai retrouvé plusieurs passages intéressants, presque inspirants. Une vérité différente et accessible.

Malheureusement, le propos est desservi par la faiblesse de l’histoire. Le personnage de Jonathan est trop générique, trop lisse. Ses proches sont trop évidents et l’intrigue est famélique, sans même parler de ces bouts d’histoires secondaires qui n’apportent pas toujours grand-chose à l’ensemble (le parfait exemple étant Austin machin, le joueur de tennis dont on ne sait pas trop pourquoi on devrait s’attacher à lui). Et que dire de ce twist final absolument bâclé qu’on nous sert comme une mèche de cheveux balancée dans la soupe ?

Heureusement qu’on lit Laurent Gounelle pour se détendre, sans se prendre la tête ni avoir trop d’attentes. Sinon on serait vraiment déçu. Ceci dit on peut l’être quand même un peu, car l’auteur nous avait habitué à mieux. Si vous ne connaissez pas encore les romans de Laurent Gounelle, choisissez peut-être un autre titre (par exemple, Les Dieux Voyagent Toujours Incognito ou Le Philosophe qui n’était pas sage) pour le découvrir.

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