Lu! La Parole du Chacal, de Clarence Pitz.

6 septembre 2019
La Parole du Chacal - Clarence Pitz
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Mali. 2027. Un voyage exceptionnel en terres Dogons pour assister au fameux Sigui, qui n’a lieu que tous les soixante ans. C’est là que Claire entraîne Sacha, son fils de dix ans. Comme tous les autres voyageurs, elle a fait confiance à Armand, un anthropologue renommé spécialiste des peuples Dogons. Mais dès leur arrivée au Mali, le groupe est victime d’un accident de bus dans la plaine, loin de toute ville moderne. Ils se retrouvent alors coincés dans un village Dogon des plus authentiques, perdu dans les falaises, où le temps semble s’être arrêté.

J’ai eu la chance de rencontrer Clarence Pitz lors de la première édition du salon du polar, à Nogent-le-Rotrou. Elle m’a fait goûter une spécialité belge dont je n’avais jamais entendu parler, les cuberdons, en insistant pour me prendre en photo pendant que je croquais dans la friandise, ce qui n’a pas manqué de me stresser un peu. Finalement, c’était très bon et j’en ai même repris.

Anthropologue de formation, elle a situé l’action de son premier roman au Mali, et plus particulièrement en pays Dogon.

Le contexte, la culture et la passion de Clarence pour son sujet m’ont très rapidement convaincus de découvrir cette histoire.

D’autant plus qu’entre-temps, j’ai vu passer plusieurs avis très positifs à son sujet.

Ça ne m’a pas empêché de débuter ma lecture avec une certaine appréhension, comme toujours, quand je lis le texte de quelqu’un que je connais.

Très vite, cependant, j’ai été rassuré par une écriture fluide et agréable à lire.

Bon, pour être tout à fait honnête, j’ai été un peu surpris par le choix de certains mots et de certaines expressions, comme la première fois où Claire dit avoir été saisie et où je me suis demandé si je n’avais pas loupé quelque chose. Puis je me suis rappelé que Clarence est belge.

Blague à part, j’ai trouvé la structure de l’histoire efficace et j’ai aimé la façon dont les indices sont distillés en mêlant rationnel et surnaturel.

Les étrangetés mettent vite nos personnages dans une situation difficile, très différentes de ce à quoi nous sommes habitués. En tant que lecteur, impossible de ne pas compatir avec eux et se demander quel sort leur sera réservé quand le voyage de rêve tourne au cauchemar.

La Parole du Chacal, sans être un roman éducatif, permet de découvrir une partie de la culture Dogon (je me suis rappelé en cours de lecture que j’avais vu un documentaire sur ce peuple il y a plusieurs années) ainsi que leur langue. Mais c’est bien un thriller que nous avons entre les mains et même un bon thriller, qui dose habilement son suspens et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Que ce soit pour sa plume et ses belgeries ou son histoire et ses décors dépaysants, je vous recommande de donner sa chance ce premier roman de Clarence Pitz et de la laisser vous entraîner à Bokeli !

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