Lu! Le Tour de l’Inde en 80 Trains, de Monisha Rajesh.

2 décembre 2018

Lu! Le Tour de l’Inde en 80 Trains, de Monisha Rajesh.

Le Tour de L'Inde en 80 Trains

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Inspirée par le roman de Jules Verne, Monisha Rajesh, une journaliste londonienne, décide de se lancer dans un défi pour redécouvrir le pays de ses parents. Accompagnée par Passepartout, un photographe indépendant, elle va parcourir le sous-continent à bord de tous types de trains, à la rencontre d’une culture et d’un pays qui lui en apprendront autant sur ses origines que sur elle-même.

Les récits de voyage, c’est pas vraiment mon truc. Alors pourquoi diable ai-je laissé Monisha Rajesh m’embarquer dans ce périple ?

2018 ne restera pas, pour moi, une grande année, lecturalement parlant. Dernièrement, en particulier, j’ai eu beaucoup de mal à trouver des bouquins qui m’accrochent, dans lesquels je rentre facilement et qui me donne envie de lire. Et ce n’est pas seulement dû au temps qui me manque mais également à cette envie de prendre un livre qui me fait défaut. Je me dit plus : « il faut que je lise un peu » que « j’ai envie de bouquiner ».

Et je ne peux même pas tout remettre sur le choix de mes lectures (même si certaines ont leur part de responsabilité).

Toujours est-il que je me suis dit, « ok, ce livre sera différent, peut-être que c’est ce dont tu as besoin ».

Les récits de voyage, c’est pas vraiment mon truc. Et l’Inde n’est pas un pays que je connais bien ou même qui m’attire particulièrement (même si je lui trouve un côté très intrigant). Je sais que le cricket bat souvent des records d’audience au niveau mondial et que Bollywood rivalise avec Hollywood. J’ai vu Slumdog Millionnaire et Lion et j’aime beaucoup Aziz Ansari et Mindy Kaling. Mais ça s’arrête là.

Les premières pages m’ont enchanté grâce à une écriture fluide, à la fois simple et correcte (croyez-moi, ça compte pour beaucoup de faire attention à ses tournures de phrases et au vocabulaire qu’on emploie). Rien que ça, déjà, me réconciliait avec la lecture.

Ensuite, il y a eu le dépaysement. Je ne suis pas un grand baroudeur, mais je suis malgré tout curieux de savoir comment vivent les Autres.

Bon, j’ai eu un peu peur, aussi, que le texte vire à la chick-lit avec l’apparition d’un grand et beau compagnon de voyage qui laissait miroiter une possible romance sur fond de voyage initiatique. Heureusement, il n’en a rien été.

Au bout d’un moment, par contre, j’ai regretté que le portrait de l’Inde que nous dépeint Monisha Rajesh, s’il est multiple et varié, au gré des destinations et de ses rencontres, ne soit qu’esquissé. C’est d’autant plus dommage que son périple ne m’a pas seulement intéressé, il m’a également appris des choses. Mais j’aurais aimé en savoir plus, creuser certaines rencontres, certains obstacles, certaines questions, et je suis un peu resté sur ma faim.

Le Tour de L’Inde en 80 trains ne restera pas mon livre préféré du catalogue des Éditions aux Forges de Vulcain (la place se joue toujours entre Jésus de Nazareth, de Paul Verhoeven ; Super Normal, de Robert Mayer et Nous entrerons dans la lumière, de Michèle Astrud, en attendant que je mette la main sur Invasion, de Luke Rhinehart) mais il s’inscrit dans une lignée d’ouvrages de qualité.

Même si les récits de voyage ne sont pas mon genre de prédilection et malgré une fin de lecture rendue chaotique par les aléas de la vie, Le Tour de L’Inde en 80 Trains m’aura dépaysé à un moment où j’avais besoin de m’évader un peu et il aura rempli sa mission de me réconcilier avec la lecture.

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