Lu! Le Vampyre, de John Polidori.

29 mai 2019
Le Vampyre, de John Polidori
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Aubrey, un jeune orphelin anglais, est intrigué par le mystérieux Lord Ruthven, un aristocrate à la beauté froide qui captive le tout-Londres. Aubrey suit Lord Ruthven dans un voyage à travers l’Europe, mais se rend rapidement compte que son influence est néfaste et son comportement suspect.

En découvrant ce nouveau titre des Forges, dont le thème de publication est, cette année, les Monstres, j’ai tout de suite été intrigué.

Déjà parce que le mythe du vampire est un de mes préférés. J’aime le mystère que ces créatures véhiculent, les messages qu’ils permettent de faire passer et tout ce qui va avec (tant qu’ils ne se mettent pas à scintiller comme s’ils étaient couverts de paillettes quand on les met au soleil…).

Et comme j’ai une affection particulière pour la production littéraire des Forges, ce texte ne pouvait que me plaire, n’est-ce pas ?

Et bah il faut croire que ce n’est pas si simple.

J’aurais pu (dû) le savoir, le Vampyre est en réalité une nouvelle d’une trentaine de pages écrite par John Polidori après avoir récupéré les notes de son ancien patient, un certain Lord Byron, figure de proue d’un romantisme littéraire empreint de scandale.

Le Vampyre de John Polidori, d’ailleurs, ressemble beaucoup à Lord Byron ou, en tout cas, à la vision qu’avait de lui le jeune Polidori. Un être attirant, séducteur, mais aussi porteur de vice et de malheur.

Si l’histoire est intéressante par l’évolution du personnage d’Aubrey, elle confirme (si c’était encore nécessaire) mon désamour profond pour les œuvres dites classiques.

Je ne peux pas dire que c’est mal écrit, mais j’ai trouvé le texte à la fois long et trop peu développé. En fait, j’ai eu l’impression de lire le résumé de ce qui aurait pu être un roman captivant (bon, je m’avance peut-être un peu).

La nouvelle terminée, le livre ne s’arrête pas là et se poursuit avec une histoire plus longue, inspirée par diverses légendes venant de diverses régions du monde, toujours sur le même thème du vampire.

Mais toujours dans ce style très (trop) classique typique des romans anciens, qui empruntent à une certaine forme de poésie. Un style qui ne m’encourage pas à la lecture, qui m’ennuie, même.

J’ai péniblement lu la première partie, comme une espèce de corvée que m’aurait imposée un maître cruel. Je me suis contenté de survoler le reste.

J’ai lu, par contre, avec attention et un intérêt certain, les conclusions et explications de l’éditeur sur les textes présentés et l’influence du mythe du vampire dans les cultures modernes.

Ces deux dernières parties, fouillées et (un peu) moins littéraires, m’auraient presque donné envie de laisser une nouvelle chance à l’ouvrage.

Si le thème du vampire vous intéresse et que vous n’êtes pas trop réfractaires à la littérature classique, je vous recommande de jeter un œil à cet ouvrage des Éditions aux Forges de Vulcain. Par contre si, comme moi, vous préférez les textes au style plus moderne, vous risquez de ne pas appréciez ce livre à sa juste valeur.

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