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Lu! Les Démoniaques, de Mattias Köping.

1 février 2019
Les Démoniaques, de Mattias Köping
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Kimy est la fille de l’Ours. Pour ses quinze ans, son cadeau est d’être offerte à son père, son oncle et leurs amis en tant qu’objet sexuel. Quelques années plus tard, après une dernière passe, elle décide qu’elle ne fera plus la pute. Elle continuera à dealer pour son père, certes, mais plus un homme ne la touchera si elle ne l’a pas elle-même décidé. Lorsque sa route la met sur le chemin d’Henri, un professeur en pleine dépression, elle découvre une facette inédite des rapports humains. Et une opportunité d’enfin pouvoir se venger.

Les Démoniaques, j’en avais entendu parlé au moment de sa sortie, fin 2016. Une claque, une bombe, une tuerie. Les superlatifs ne manquaient pas pour qualifier ce roman, le premier, de Mattias Köping.

Je l’avais donc noté sur ma liste. Mais, je dois bien l’admettre, avec un léger scepticisme. Les bouquins encensés, en général, ça ne me réussit pas trop. Il y a toujours des exceptions, c’est vrai, mais elles ne sont généralement là que pour confirmer la règle.

Puis, il y a quelques semaines, Le Manufacturier, le deuxième roman de Mattias Köping, est sorti. Accompagné par les mêmes superlatifs que le premier.

Je me suis donc décidé à lire, enfin, les Démoniaques. Et dire que je ne regrette pas serait un euphémisme.

J’ai parfois un peu de mal avec les romans qui vont trop loin. Pas tant à cause du fait qu’ils aillent trop loin, d’ailleurs, mais que souvent, la surenchère dessert l’histoire, met à mal la crédibilité, l’authenticité.

Les Démoniaques commencent très fort, avec la fête d’anniversaire des quinze ans de Kimy, alors que, traitée de salope à la ronde, elle est violée par plusieurs membres de sa famille ainsi que l’entourage proche de son père, l’Ours, un trafiquant de drogues à la tête d’un important réseau de prostituées en Normandie.

Le ton est très vite donné. Malgré la référence au Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (qui tombe comme un bonbon dans l’acide), Les Démoniaques est un roman noir. Très noir, même.

Un déferlement de violence. Psychologique comme physique. Enfin, surtout physique.

Et, en même temps, l’écriture est fluide, la lecture agréable (si je puis me permettre) et les chapitres, courts et rythmés, donnent envie de tourner les pages sans s’arrêter.

J’ai mis du temps à y venir, mais je ne regrette pas d’avoir enfin pris le temps de lire Les Démoniaques. D’ailleurs, il ne fait désormais plus aucun doute que Le Manufacturier trouvera sa place dans ma bibliothèque très prochainement.

Si vous aimez les romans noirs, violents, jusqu’au-boutistes, même, que vous avez le cœur bien accroché et les tripes solides, je vous invite à plonger dans l’univers pervers et brutal de Mattias Köping.

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2 Comments

  • La Papivore 4 mars 2019 at 18 h 10 min

    Je l’ai terminé hier. Er comme toi, ça a été une vraie claque pour moi. J’ai été mise KO debout par cette noirceur. C’est un livre magnifique, génial. Ta chronique est très juste.

  • Leo Rutra 4 mars 2019 at 18 h 35 min

    Merci, La Papivore 😉

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