Lu! L’Heure des Fous, de Nicolas Lebel.

1 mai 2016

Lu! L’Heure des Fous, de Nicolas Lebel.

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Un SDF est retrouvé gare de Lyon, poignardé à mort. Le commissaire Mehrlicht et son équipe sont chargés de l’enquête. Ce qui pourrait sembler n’être qu’une simple formalité de prime abord prend rapidement de l’ampleur à mesure que les pistes sont creusées. Qui était ce mystérieux SDF ? Et pourquoi a-t-il été tué ? Voilà les questions auxquelles ils vont devoir répondre et qui vont les emmener de la Sorbonne à la Jungle du bois de Vincennes.

Impossible de fréquenter le monde des polars français sans avoir entendu parler de Nicolas Lebel. Il fait parti des chouchous des lecteurs depuis la parution, à trois ans d’intervalle, des trois romans mettant en scène le commissaire Mehrlicht. C’est donc tout naturellement que je me suis laissé tenté par ce premier roman, juste pour voir ce qui suscitait tout cet enthousiasme.

Si L’Heure des Fous débute comme un roman policier tout ce qu’il y a de plus classique (une personne tuée déclenchant une enquête policière), on se laisse rapidement prendre par l’écriture fluide. Les chapitres courts (sauf exception) permettent une progression rythmée et, sans même qu’on s’en rende compte, on est dans le cœur du roman avec l’envie d’aller toujours un peu plus loin dans la lecture.

Une des qualités de cette histoire est les personnages qui le peuplent. En tête desquels le commissaire Mehrlicht, un homme à l’apparence batracienne et au caractère prononcé, dont les sonneries de téléphone reprennent des citations d’Audiard. Il est épaulé par Dossantos, un colosse incollable sur le code pénal au passé sombre et Latour, une policière cantonnée aux tâches ingrates mais qui n’est pas avare de travail, sans oublier Ménard, le stagiaire qui subit les affres du commissaire.

L’univers est intéressant. Situé en plein Paris, le roman nous plonge dans des mondes que tout oppose. De la Sorbonne aux camps de SDF, on découvre différentes cultures et différentes population, avec un thème récurrents : les comportements humains.

Car L’Heure des Fous, en plus d’être un roman policier de très bonne facture, est un roman humain. Le prof d’anglais devenu écrivain décrit les conditions sociales et les manigances politiques avec juste ce qu’il faut pour nous mettre dans le bain, sans influencer notre jugement de manière insistante. Il évoque également un autre thème d’actualité, celui des immigrés clandestins. Et fait référence à Victor Hugo ou Napoléon III tout en rendant hommage aux répliques cultes de Audiard.

Mais en dépit des thèmes évoqués et des références culturelles, L’Heure des Fous garde un ton léger, proche de la comédie, tout en racontant une histoire bien construite et cohérente. La couverture percutante ne gâche rien. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment. Pour un premier roman, Nicolas Lebel frappe fort et s’impose à n’en pas douter comme une plume à suivre (d’ailleurs je m’en vais de ce pas me procurer Le Jour des Morts!).

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