Lu! L’Outsider, de Stephen King.

8 février 2019
The Outsider, de Stephen King
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Lorsque le jeune Franck Petersen, onze ans, est retrouvé mort, mutilé et violé avec une branche d’arbre, dans un parc de la petite ville de Flint City, tous les habitants sont sous le choc. D’autant plus que les empreintes et les témoignages pointent tous en direction de Terry Maitland, professeur d’anglais et entraîneur des Golden Dragons, l’équipe de jeunes de baseball. Après son arrestation publique devant toute la ville, Terry clame son innocence. Et il a un alibi solide, puisqu’il n’était pas en ville au moment des faits, et qu’il peut le prouver.

Je ne vais pas vous la refaire, ce n’est un secret pour personne qui me suit un peu, je considère Stephen King comme une espèce de Dieu vivant.

C’est Stephen King qui m’a donné véritablement le goût de la lecture (malgré les efforts consentis par l’Éducation Nationale pour me faire fuir les livres). C’est Stephen King également qui m’a donné envie d’écrire.

Sans Stephen King, il n’y aurait pas de Leo Rutra.

Ceci dit, si je voue un culte à Stephen King (au point de l’avoir déjà cité cinq fois depuis le début de cet article), je restais sur un sentiment mitigé après son dernier roman (co-écrit avec son fils Owen) Sleeping Beauties, dont le pitch était alléchant mais qui ne m’avait pas vraiment convaincu non plus (si ça n’avait pas été estampillé King, j’aurais peut-être employé un vocabulaire plus vindicatif).

Globalement, ces dernières années, j’ai trouvé que la qualité de production kingienne était… disons, aléatoire. Ça restait du Stephen King, certes, mais j’avais quelques réserves.

À la sortie de The Outsider, j’ai même envisagé d’attendre la version poche, surtout parce que j’ai l’impression qu’Albin Michel, en plus de ne plus être une maison d’édition de référence en terme par la qualité de sa production, compense des ventes en baisse sur ses grands formats par des prix à la limite du rédhibitoire (même pour du Stephen King).

Mais bon, j’ai fini par craquer. (merci, Anaïs).

Et je ne regrette pas.

Le passage en caisse a un peu piqué (presque 25 € le bouquin, même avec le grain particulier de la couverture, ça fait cher), mais j’ai retrouvé la patte du King, son style caractéristique pour mettre en place une histoire captivante dès les premières pages.

La première partie de The Outsider est presque parfaite. Comment la lire sans avoir envie d’en savoir plus ? Sans en avoir besoin ? Sans vouloir connaître le fin mot de l’histoire.

En mêlant fantastique et policier, un genre que Stephen King semble apprécié de plus en plus depuis sa trilogie consacrée à Bill Hodges, le Maître démontre une nouvelle fois (comme si c’était encore nécessaire) tout son talent de conteur.

Peu importe les points de vue (divers et variés), chaque personnage contribue à donner de la profondeur à une histoire construite en tiroirs, comme Stephen King le fait beaucoup récemment. Plusieurs histoires, presque différentes, qui s’imbriquent pour en former une autre, plus grande et complexe.

L’écriture est parfois un peu chargée (mon œil s’est acéré au fil des ans et je remarque aujourd’hui des détails qui m’échappaient hier) mais comment en vouloir à Stephen King de s’éparpiller de temps en temps ou de multiplier les références ?

Bon, je vais quand même pinailler un brin et dire que j’ai trouvé la fin un peu rapide et « facile ». Mais malgré cette légère réserve, j’ai adoré le voyage et c’est quand même ça le plus important.

Si vous êtes fans de Stephen King, je vous recommande évidemment de lire cet Outsider, si ce n’est pas déjà fait. Mais je vous conseille surtout de lire la trilogie Hodges avant, pour ne pas vous faire spoiler.

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