Lu! Là où les Lumières se Perdent, de David Joy.

31 janvier 2017

Lu! Là où les Lumières se Perdent, de David Joy.

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Dans une petite ville de Caroline du Nord, Jacob McNeely, dix-huit ans, est partagé entre son histoire familiale et son amour pour Maggie, son amie d’enfance. Tandis que Maggie est fraîchement diplômée et voit son avenir loin des Appalaches, dans une grande université, il hésite entre partir avec elle ou garder ses distances. Car il est le fils de Charles McNeely, baron de la drogue local, violent et impitoyable. Entre la lumière et les ténèbres, Jacob va devoir choisir, à moins que la vie ne le fasse pour lui.

Ce premier roman de David Joy, jeune auteur américain, est publié en France chez Sonatines, une maison d’édition de qualité, qui sort régulièrement de très bons bouquins. Ça, plus la couverture attirante et les commentaires positifs, m’ont poussé vers cette histoire.

Dès les premières lignes, pas de doute, l’histoire sera noire et la plume lyrique. Je suis rentré assez facilement dans ce roman, avec son personnage torturé, tiraillé entre ses rêves et son héritage.

Il n’y a pas à dire, les américains sont doués pour installer des ambiances froides, un peu à l’écart du temps. La technologie moderne est bien présente, avec l’utilisation des portables notamment, mais pas omniprésente, laissant la part belle aux personnages et, donc, à l’humain.

Et c’est bien de ça dont il s’agit, de ce combat contre ses origines, contre l’ordre établi. Le personnage de Jacob est bien construit, avec ses questionnements et ses angoisses, sa lâcheté et sa détermination, et ses multiples facettes également. Face à son père ou à la jeune femme qu’il aime, face à sa mère, accroc au crack, aux autres habitants ou la police, son comportement évolue tout en restant bien calibré.

On pourrait regretter que les autres aspects de l’histoire ne soient pas toujours aussi complexes et que les personnages secondaires soient un peu caricaturaux par moments. Mais l’auteur parvient toujours à leur donner des couleurs et de la vie, les rendant, si ce n’est tout à fait originaux, au moins humains.

L’écriture est agréable, brute et lyrique en même temps. Si j’ai trouvé qu’il y avait parfois trop de détails dans l’action, ce n’est qu’un léger bémol qui n’entache en rien la qualité globale.

Sans rien en révéler pour ne pas vous gâcher le suspense, j’ai également trouvé la fin très bonne et cohérente avec le reste de l’histoire.

Après ce premier roman, David Joy se place déjà comme un auteur à suivre. Nul doute qu’avec l’expérience, les petits défauts que l’on peut trouver ici seront gommés à mesure que son style émergera. Si vous aimez les romans noirs psychologiques et que vous ne l’avez pas encore lu, voilà un titre de plus à rajouter à votre liste !

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