Lu! Sans Pitié ni Remords, de Nicolas Lebel.

31 mai 2017

Lu! Sans Pitié ni Remords, de Nicolas Lebel.

Sans Pitié ni Remords

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Au lendemain de l’arrestation de l’Empoisonneuse, le capitaine Mehrlicht, accompagné par son équipe, assiste à l’enterrement de son meilleur ami, Jacques Morel, décédé d’un cancer. Juste avant un repos bien mérité auprès de Mado, Mehrlicht se rend chez le notaire pour découvrir le testament de Jacques. Le capitaine Kabongo, de la police de l’Art, est également présent. Lorsque Mehrlicht trouve un diamant brut dans une enveloppe qui lui est destinée, Kabongo lui explique qu’il enquête sur la disparition d’une statue africaine, le Gardien des Esprits, lors du déménagement du Musée des arts africains et océanien, douze ans plus tôt. Déménagement supervisé par Jacques lui-même. Ne pouvant croire à la culpabilité de son ami, Mehrlicht décide de repousser ses vacances le temps de prouver son innocence. Dans le même temps, une avalanche de suicides tombe sur Latour et Dossantos, qui se retrouvent sous la coupe d’un nouveau chef.

Juste après avoir dévoré Le Jour des Morts, je poursuis ma mise à jour dans les enquêtes du capitaine Mehrlicht et de son équipe avec cette suite plus que directe, puisque l’action débute quelques jours à peine après la fin du précédent.

Autant dire qu’on est immédiatement dans le bain. Et on n’en sort jamais.

Comme à son habitude, Nicolas Lebel plante habilement les graines de sa nouvelle machination criminelle dès les premières pages puis lance la machine sur un rythme qui ne retombe jamais.

La tombe de Jacques est à peine rebouchée que son nom ressort du mauvais côté d’une enquête mystérieuse sur un vol d’œuvre d’art vieux de plus de dix ans. Juste alors que Mehrlicht s’apprêtait à aller chercher un peu de paix dans les bras de Mado et loin de l’agitation parisienne.

Le sadisme de l’auteur n’en est qu’à ses prémices. Tout au long de ce troisième opus, les obstacles vont s’enchaîner et les cadavres s’enfiler… sans pitié ni remords, si j’ose dire.

Ce roman est, de loin, le plus noir et le plus violent (en date) de la série. Mais, en même temps, ça passe très bien, grâce à une écriture toujours aussi travaillée. Au moins tout autant que la galerie de personnages. On retrouve les habituels, à la fois fidèles à eux-mêmes et en perpétuelle évolution. Mais aussi de vieilles connaissances qui resurgissent à point nommé. Et surtout des nouvelles têtes qui marquent immédiatement.

Je pense au capitaine Kabongo, homme droit et humain, qui doit subir les sonneries racistes (Jean-Luc, le fils de Mehrlicht, a remplacé l’application des chansons de Jacques Brel par une qui alterne des citations de comiques, parmi lesquels Coluche, Smaïn ou Elie Semoun) de Mehrlicht autant que le mauvais caractère du policier au faciès de batracien. Ou au Capitaine Cuvier, parfait opposé de Mehrlicht, qui m’a grincer des dents à plusieurs reprises.

Mais je pense surtout au méchant. Je préserve son identité, même si Sans Pitié ni Remords n’est pas un whodunnit et qu’on le découvre directement assez rapidement. Avec un personnage aussi sombre qu’instable, implacable et cruel, l’auteur n’hésite pas à explorer une nouvelle facette en ne reculant pas devant la perversité et la violence. Et ça fonctionne à merveille.

Tout comme les différentes trames qui se mêlent habilement, avec intensité, pour construire une nouvelle histoire forte et passionnante.

Je l’ai dit il y a quelques jours, un roman de Nicolas Lebel, c’est la promesse de bien plus qu’une simple histoire de meurtre à élucider. Un roman de Nicolas Lebel, c’est riche de beaucoup de choses, c’est dense. Encore une fois, l’auteur place la barre un cran plus haut, avec cinq cent pages d’action, de suspense, d’horreur, de questions, d’indignation, de rire et même d’émotion.

Si vous aimez les romans policier et la littérature, Nicolas Lebel est un nom que vous devez absolument posséder dans votre bibliothèque ! Sans Pitié ni Remords est un nouveau gros coup de cœur. J’ai d’ores et déjà hâte de me plonger dans De Cauchemar et de Feu !

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