Lu! Play, de Franck Parisot.

3 janvier 2017

Lu! Play, de Franck Parisot.

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Après l’arrestation musclée d’un SDF soupçonné d’être l’auteur de plusieurs viols, les inspecteurs Bridge, Alves et Morgans enquêtent sur la disparition d’un homme sans histoire. Lorsque les morts s’enchaînent et que le tueur s’adresse directement à eux en laissant des clefs USB contenant des messages vidéo sur les scènes de crime, l’équipe se lance dans la traque de celui qu’on surnomme le Cyclope sans relâche pour mettre fin aux massacres.

Les romans de serial-killer, les traques policières, on connait. Y’a des gens qui meurent et des flics qui enquêtent. En gros. Mais comme dans tous les genres un peu précis, il y a du bon, du très bon et du moins bon, pour ne pas dire du mauvais.

Play fait partie des romans de serial-killers qui se sont distingués dernièrement. Difficile de fréquenter les groupes de lecture de romans policiers, polars et autres thrillers sans en entendre parler.

J’ai tendance à me méfier des romans trop populaires, et que l’on déconseille aux âmes sensibles. Souvent, mes attentes sont trop élevées et je finis déçu.

Ça n’aura pas été le cas ici.

Peut-être parce que l’accent est tout aussi bien mis sur l’enquête que sur les enquêteurs. Les personnages sont bien définis et leur psychologie est non seulement cohérente, mais également bien utilisée pour faire avancer l’histoire.

Une histoire plutôt bien construite et agréable à lire. L’écriture est fluide, concise, avec ce qu’il faut de descriptions et un juste milieu entre les moments forts et les temps plus calmes. Enfin, calme ce n’est peut-être pas le mot puisqu’il y a un sentiment d’urgence omniprésent dans le roman.

Les scènes de torture ne m’ont pas laissé sur ma faim. Il en faut beaucoup pour me faire grimacer, mais l’auteur y est parvenu à quelques reprises. Par contre, j’ai très vite identifier le tueur à cause d’indices un poil trop voyants éparpillés dans le texte. J’ai aussi eu (comme souvent) un peu de mal avec les justifications du-dit tueur. Je peux comprendre qu’on veuille « respecter » les « codes » d’un « genre », mais je me serais bien passé de ce passage à table du coupable un brin conventionnel. Enfin, c’est peut-être juste moi qui ait un problème avec ces « explications » qui semblent obligatoires dans la plupart des romans de ce type.

Malgré ces quelques bémols, j’ai vraiment apprécié la lecture de Play. Je suis rentré facilement dans l’histoire et même si je n’ai pas été profondément surpris, je m’y suis investi sans mal. Les pages se tournent toutes seules et les chapitres s’enchaînent rapidement. Et sachant que c’est le premier roman de l’auteur, on peut dire que c’est une réussite.

Sans être d’une originalité folle, Play se révèle néanmoins un thriller efficace. Si vous aimez les histoires de tueurs en séries manipulateurs et pervers, vous devriez y trouver votre compte !

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