Lu! Une Putain d’Histoire, de Bernard Minier.

27 octobre 2017

Lu! Une Putain d’Histoire, de Bernard Minier.

Une Putain d'Histoire

Disponible sur Amazon

« Au commencement était la peur… » Henry, 17 ans, habite depuis plusieurs années sur l’île de Glass Island, dans un archipel au large de Seattle. Il est en couple avec Naomi, traîne avec Charlie, son meilleur ami, et leur bande. Il est élevé par deux mères lesbiennes qui l’ont adopté quand il était tout gamin. Il n’a pas eu une enfance classique, mais il mène une vie plutôt tranquille. Jusqu’au jour où Naomi lui révèle qu’elle sait qui il est et décide de rompre avec lui sur le ferry qui les ramène du continent après la journée d’école. Le lendemain, le corps de Naomi est retrouvé échoué sur une plage de l’île et Henry devient un des suspects principaux.

À l’autre bout du pays, Grant Augustine, un homme très puissant à la tête d’une entreprise de renseignement, recherche l’enfant qu’il n’a jamais connu. Et une piste oriente ses recherches vers Glass Island.

Une putain d’histoire, c’est un titre qui ne passe pas inaperçu. Une putain d’histoire, c’est un titre qu’il faut être capable d’assumer.

J’ai remporté un exemplaire ce roman dans un concours de nouvelles organisé par la Boutique des Auteurs sur Cultura avec une histoire que vous pouvez lire ici. Le livre est resté dans ma PAL pendant quelques mois, puis je me suis enfin décidé à le lire.

Je dois préciser que je suis en période (qui me semble s’étirer inexorablement) de corrections pour mon prochain roman et que dans ces périodes-là, je lis moins que d’habitude. Mais je lis quand même.

J’ai commencé Une putain d’histoire avec un certain enthousiasme. J’ai lu quelques dizaines de pages d’une traite, un soir, malgré la fatigue, et je me suis dit que j’allais (relativement) vite le terminer.

Et puis les jours ont passé et le livre est resté là, sur ma table de chevet, à attendre désespérément que je l’ouvre.

L’histoire, déjà, m’a vite lassée. La faute à ce narrateur à la première personne, cet Henry qui n’a d’un adolescent que la description. Sa façon de parler m’a paru tellement fausse que j’ai été incapable de m’attacher à lui. Il y a des verbes, des temps, même, que les ados n’emploient pas. Pas s’ils veulent passer pour des ados crédibles. Un ado ne dis pas « Dussé-je… » Jamais. Un ado ne pense pas à « prendre la poudre d’escampette » quand il court un danger, encore moins trois ou quatre fois en l’espace de deux ou trois chapitres. Il ne dit pas qu’il est « dans le caca » quand on cherche à le tuer.

L’intrigue, en soit, aurait pu être… intrigante. Il y a cette histoire de meurtre, ce maître-chanteur qui terrorise l’île, ce magnat du renseignement déterminé à retrouver son fils. J’ai eu envie de comprendre, de chercher, de savoir. Pendant un temps.

Mais il y a surtout Henry et, très vite, Henry m’est devenu insupportable. J’ai préféré les passages (malheureusement courts) de l’enquête parallèle, celle menée par les hommes d’Augustine. Mais on revenait toujours à Henry et Henry me sortait par les yeux.

Alors Une putain d’histoire s’est transformée en une putain de tannée. Lire un chapitre pour avancer, coûte que coûte, malgré tout. La plupart du temps, le laisser sur ma table de chevet et faire autre chose pour m’aérer un peu l’esprit après ma journée de travail.

Mais j’ai fini par en venir à bout. Péniblement.

L’histoire ne m’a pas emballée. Peut-être que j’étais trop détaché pour qu’elle me passionne. Du coup la fin m’a laissé indifférent. Je n’ai même pas relevé les incohérences et les invraisemblances.

Autant dire que cette première incursion dans l’univers de Bernard Minier n’aura pas été très probante. J’essaierai peut-être de me pencher sur Glacé à l’occasion, pour me faire une meilleure idée. Mais je ne suis pas pressé.

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