Lu! Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, de Celeste Ng.

23 juillet 2016

Lu! Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, de Celeste Ng.

Tout-ce-quon-ne-sest-jamais-dit

Voir sur Amazon

Lydia, 16 ans, est morte. Mais ils ne le savent pas encore. Comme tous les matins, sa famille l’attend à la table du petit-déjeuner, mais elle n’apparaît pas. Sa mère monte voir dans sa chambre, Lydia n’y est pas. Elle n’y reviendra plus jamais. Ses parents sont désemparés par la disparition de celle qu’ils considéraient comme leur fille prodigue, celle en qui ils plaçaient tous leurs espoirs. Son grand frère se sent coupable et sa petite sœur essaie de comprendre ce qui a pu se passer. Une chose est certaine, plus rien ne sera comme avant dans la famille Lee.

Le pitch donne envie, tout comme la maison d’édition derrière ce premier roman encensé par la critique. Sonatine fait partie de ces maisons d’édition qui ne déçoivent rarement et nous sortent d’excellents polars avec une régularité impressionnante.

Sauf que Tout ce qu’on ne s’est jamais dit n’est pas un polar. Ce n’est même pas un thriler ou un roman noir. C’est un roman psychologique. Et un roman psychologique profond, plutôt bien écrit également.

C’est l’histoire d’une famille métisse dans une petite ville de l’Ohio à la fin des années 70. James Lee, le père, est fils d’immigrés Chinois né aux États-Unis mais toujours considéré comme un jaune ; Marilyn, sa femme, une blanche, qui voulait devenir médecin mais que la vie a transformée en femme au foyer. Nathan, l’aîné, marche dans les pas de son père mais se sent délaisser au profit de Lydia, qui a récupéré les yeux bleus de sa mère, mais pas seulement, quant à Hannah, la petite dernière, la discrète, elle observe les siens.

Il y a quelques personnages secondaire, comme Jack, ce voisin de l’âge de Nathan à la mauvaise réputation et qui traînait avec Lydia ; ou Louisa, l’assistante de James.

Tout ce qu’on ne s’est jamais dit est un roman psychologique écrit avec soin, laissant la part belle à la psychologie des personnages, explorant également une époque et des thèmes lourds. La mort d’un enfant, bien sûr, et ses conséquences désastreuses sur l’équilibre d’une famille. Mais aussi le racisme, le métissage, l’acceptation de soi et des autres. La différence surtout, est le thème central de cette histoire. Chaque personnage se sent ou est, d’une façon ou d’une autre, différent de ce qu’il voudrait ou de ce qu’on attend de lui.

Et pourtant, malgré toutes ces qualités indéniables, malgré les retours sur le passé pour expliquer et comprendre qui est vraiment cette famille, pour découvrir ce qui était arrivé à Lydia, cette fameuse et fatale nuit, j’ai trouvé le temps un peu long. J’avais un œil sur ce roman depuis sa sortie et j’en attendais beaucoup. J’en attendais peut-être trop, ou autre chose. Quoi qu’il en soit, ne vous fiez pas à sa quatrième de couverture, qui laisse présager un thriller machiavélique que vous ne trouverez pas entre ces pages.

livre-disponible leo

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *