Lu! Rêves d’Utica, de Roznarho.

19 décembre 2017

Lu! Rêves d’Utica, de Roznarho.

Rêves d'Utica

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Le Ghetto, dans la Zone 3, est une ville surpeuplée où s’entassent des maisons en briques aux toits en taule. C’est là qu’a grandi Alyss, une adolescente aux visions prophétiques surnommée la Rêveuse. Poursuivie par le Singe, elle ne doit sa survie qu’à son père, l’Artificier, qui s’apprête à mener une révolte dans la Zone 1 pour permettre aux habitants de rejoindre Utica, la cité utopique fondée par Protée après la Dernière Guerre.

J’ai découvert ce premier roman après avoir rencontré son auteure, Roznarho, lors d’une séance de dédicaces. Je me suis laissé convaincre par les promesses d’une quête initiatique dans une Afrique post-apocalyptique avec des humains augmentés, des cyborgs, une mystérieuse lumière bleue et des cannibales.

Roznarho est une archéologue passionnée par l’Afrique. Et elle maîtrise ces deux sujets, aucun doute. La structure de son univers est diverse, précise et détaillée. Ses connaissances de la géographie et de l’Histoire le sont tout autant.

Néanmoins, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Peut-être à cause du genre. Je savais que Rêves d’Utica est un roman de SF, évidemment, et c’est une des raisons qui m’ont poussé à le lire, j’aime bien varier les genres.

Les premiers chapitres (assez longs) se sont révélés plutôt coriaces, avec beaucoup de détails à assimiler et tout un monde à visualiser. Heureusement, l’écriture, à la fois détendue et technique, n’est pas désagréable.

Le personnage d’Alyss m’a posé problème. Je ne me suis pas attaché à elle et j’ai trouvé que sa psychologie manquait généralement de profondeur. Elle traverse beaucoup d’épreuves dont elle semble intégrer les bénéfices et oublier les traumatismes aisément.

Pimpim est originale et rigolote. Il n’est pas toujours facile de bien la visualiser, mais je suis certain que ça ferait un super personnage pour un dessin animé. J’en aurais fait un garçon, par contre, rien que pour clarifier les sujets.

Le reste des personnages est à l’image des décors, varié. Certains m’ont plus plu que d’autres. Plus on avance dans le texte et plus chaque chapitre se distingue, adopte une ambiance et un ton spécifique.

Ça m’a un peu perturbé.

Parce que l’histoire s’enchaîne assez rapidement, pour ne pas dire assez facilement. On peut passer plusieurs semaines, voire plus mois, en quelques paragraphes, la plupart des problèmes sont résolus sans trop de difficulté et les enjeux ne sont pas toujours très clairs.

Le rythme accélère jusqu’à la conclusion, avec des chapitres plus courts, plus dynamiques jusqu’à une fin originale, mais pas complètement surprenante non plus.

Il y a beaucoup de références, entre autres à l’œuvre d »Homère aux Amazones. Il y a beaucoup d’éléments peu ou pas utilisés. Les visions d’Alyss, par exemple, qui introduisent chaque nouveau chapitre mais sont rarement exploitées par la suite.

Globalement, il y a du bon, dans ce premier roman. Mais je n’ai pas été pleinement emballé. Peut-être à cause du genre que je connais mal, peut-être parce que je répond mal aux romans Young Adult.

Mais si vous êtes fans de SF et/ou des sagas populaires parues ces dernières années, je vous invite à découvrir cette nouvelle plume francophone !

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