Lu! Sleeping Beauties, de Stephen King et Owen King.

27 avril 2018

Lu! Sleeping Beauties, de Stephen King et Owen King.

Sleeping Beauties

Voir sur Amazon

À Dooling, petite ville du Tri-Counties, dans les Appalaches, un dealer de drogue et un ami à lui sont tués par une femme seulement vêtue d’une chemise de sa victime, dans sa caravane au milieu des bois. Alors qu’elle rentre tout juste d’une nuit passée en service et qu’elle s’apprête à aller se coucher, la shérif Lila Norcross est appelée sur place. Son mari, Clint Norcross, se rend lui à la prison pour femmes locale pour y prendre son service en tant que psychiatre. Dans le même temps, le monde est frappé par une épidémie qui ne touchent que les femmes, baptisée Aurora. Dès qu’une femme s’endort, elle est plongée dans un sommeil profond et se retrouve enveloppée dans un cocon. Au fur et à mesure que les femmes s’endorment, les hommes paniquent face à cette situation inédite et inexplicable.

Evie Black, inculpée pour le meurtre du dealer et de son ami, semble être la seule femme capable de s’endormir et de se réveiller sans problème. Dès que le mot circule à son sujet, elle devient la cible de toutes les convoitises.

Chaque nouveau roman de Stephen King est attendu par ses légions de fans (dont je fais partie).

Pour ce nouveau roman, Stephen King s’associe à l’un de ses fils, Owen, pour nous narrer une histoire dans la pure veine King.

Une histoire surnaturelle, un roman fleuve qui place sous le microscope noir du Maître de l’Horreur une petite ville et ses nombreux habitants, qui se montreront sous leur véritable jour face à l’imprévu.

Dans ce sens, Sleeping Beauties comporte des éléments qui peuvent faire penser à Bazaar ou à Dôme, dont une multitude de personnages et un nombre impressionnant d’arcs narratifs. Je suis toujours admiratifs de la capacité d’un auteur à créer autant de trajectoires qui paraissent indépendantes avant de venir (plus ou moins) habilement s’entrecroiser et s’imbriquer pour former une intrigue complexe.

Dans la première partie, les chapitres sont courts et s’enchaînent facilement, tandis que l’histoire se met en place. Le rythme s’allonge un peu dans la seconde partie, pour culminer en un final qui promet d’être spectaculaire.

J’aime beaucoup la façon dont l’humain reste au premier plan malgré les événements, dont la vie de cette petite ville et de ses habitants reflète cristallise l’impact d’un cataclysme mondial sans précédent.

J’aime également beaucoup la façon dont la tension monte progressivement tandis que deux mondes, deux temporalités se développent et s’opposent.

Le mystère de cette étrange affliction frappant les femmes est épais et donne vraiment envie d’avancer dans l’histoire pour savoir non seulement comment ça va se terminer mais aussi ce qui se passe.

Malheureusement, j’ai trouvé la fin décevante, morne, presque bâclée, comme si père et fils nous en avaient trop fait miroité sans oser aller jusqu’au bout.

Même si j’ai trouvé l’écriture un peu lourde par moments, j’ai pris du plaisir à lire Sleeping Beauties, Stephen King étant un expert dans l’art de raconter une histoire. Paradoxalement, j’ai fini le livre en me disant « mouais… »

Sleeping Beauties n’est pas une mauvaise histoire, il y a des idées et des qualités, quoi que pas toujours très bien exploitées. Néanmoins, ça ne restera pas un King inoubliable. À croire qu’avec ce roman écrit par père et fils, les King ont confondu le trop avec le mieux.

Ça ne m’empêchera pas de sauter sur le prochain roman estampillé King qui inondera les librairies. Mais j’attendrai mieux.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *