Lu! Supernormal, de Robert Mayer.

13 mai 2017

Lu! Supernormal, de Robert Mayer.

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David Brinkley est rédacteur dans un journal new-yorkais. Il s’occupe principalement de corriger les fautes et de trouver les titres. Puis il rentre chez lui, en banlieue et retrouve sa femme, Pamela et leurs deux filles. La dépression le guette, mais il s’en accommode. Certes, il repense parfois à sa vie d’avant, quand il était un des plus grands super-héros de la planète. Voilà huit ans qu’il est à la retraite, huit ans que ses pouvoirs s’estompent et qu’il prend de la bedaine. Mais quand une menace nouvelle frappe la Grosse Pomme, il doit renfiler ses collants, sa surculotte et son masque. Car il est le seul espoir qui reste à l’humanité.

Supernormal, ou Super Normal, c’est un roman fondateur pour le genre des super-héros. Publié il y a exactement 40 ans outre-Atlantique, il aura fallu attendre le tout début de l’année pour le voir enfin traduit en français.

Étrange, quand on sait que ce roman a inspiré des personnes comme Stan Lee, Grant Morrison ou Alan Moore et a contribué à révolutionner le genre des comics. Il n’est d’ailleurs pas compliqué, après avoir lu Supernormal (ou Super Normal) et lu ou vu Watchmen (qui est excellent, au passage), de voir l’influence du premier sur le second.

Comme souvent, ce sont les éditions Aux Forges de Vulcain qui se chargent de dénicher cette pépite et de la sortir en français. Et, comme souvent, c’est un roman de grande qualité que nous livre les Forges.

Le style, déjà, est à la fois très simple et bourré de références. D’ailleurs, l’éditeur a eu la joyeuse idée de placer un certain nombre de notes (dont certaines très drôles) au fil des pages pour nous éclairer sur bon nombre d’entre elles. Car si certaines sont assez évidentes, d’autres seraient passées complètement inaperçues pour un lecteur français des années 2000.

Dans le ton, ça m’a rappelé l’ambiance loufoque de l’Homme-Dé de Luke Rhinehart, avec ce personnage principal aussi gauche que bien intentionné. J’ai notamment adoré les phases d’accumulation narrative, comme les retours sur ses exploits passés ou l’agencement des villes de banlieue autour de Manhattan.

Impossible de ne pas se prendre de sympathie pour Brinkley et s’investir dans ses (més)aventures.

Le cadre est également très intéressant. Sous couvert d’un roman comique, Robert Mayer (qui fait lui-même une apparition dans le texte) en profite pour dénoncer les magouilles et autres complots mis en place par les pouvoirs, ce qui n’est pas anodins quand on resitue le roman à l’époque du Watergate et de la Guerre Froide.

Aussi bien par son histoire que ses références, Super Normal (ou Supernormal) est roman très agréable à lire, sur un super-héros en pleine crise de la quarantaine obligé de sortir de sa retraite pour sauver le monde.

Retrouvez des super-héros mythiques, des super-vilains charismatiques (ou farfelus) et des sidekicks sexy dans cette épopée atypique. Que vous aimiez cet univers ou non, je vous conseille fortement cette pépite !

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