Vu! Making a Murderer.

3 mai 2016

Vu! Making a Murderer.

making-a-murdererEn 1985, Steven Avery est condamné pour le viol, la séquestration et la tentative de meurtre de Penny Beerntsen. L’accusé clame son innocence, mais il lui faudra attendre 18 ans (en prison) pour qu’un test ADN l’innocente et prouve la culpabilité de Gregory Allen (qui purgeait déjà une peine de 60 ans d’emprisonnement pour des faits similaires). Moins de deux ans après sa libération, Steven Avery est de nouveau derrière les barreaux, cette fois-ci accusé du viol, de la séquestration et du meurtre de Teresa Halbach.

La série documentaire Netflix réalisée par Laura Ricciardi et Moira Demos débute sur la libération de Steven Avery et son retour dans le comté de Manitowoc, au Wisconsin, auprès de sa famille. Le premier épisode situe les faits, s’intéresse au casier judiciaire de Steven, à ses relations avec le bureau du shérif de Manitowoc mais également au procès qu’il intente contre le comté, le shérif et le procureur pour son emprisonnement.

Les Avery habitent une route portant leur nom et gèrent une casse de voitures. Par chez eux, ils n’ont pas bonne réputation et sont considérés par beaucoup comme de la graine de criminels. Il faut dire que de prime abord, ils n’attirent pas forcément la plus grande sympathie. Et Steven a déjà été condamné pour avoir vandalisé un bar, pour faits de cruauté envers un animal et pour avoir menacé une cousine (mariée à un adjoint du shérif) avec une arme à feu.

Puis, très rapidement, on apprend la disparition de Teresa Halbach et l’accusation de Steven, tandis que les preuves semblent s’accumuler contre lui. Autant dire que Steven ne jouit pas d’une forte présomption d’innocence. Non seulement tout l’accuse, mais en plus ça arrange tout le monde.

Sauf que ses avocats sont convaincus de son innocence (qu’il clame haut et fort, comme lors de la première affaire) et bien décidés à prouver que leur client fait l’objet d’un acharnement policier. Si les preuves exposées par la défense sont troublantes, la manière dont elles ont été obtenues l’est au moins tout autant. Entre perquisitions à rallonge, apparitions de pièces à charge, enregistrement de conversations, j’en passe et des meilleurs, il est difficile de ne pas se dire que le coupable idéal ressemble en fait à une victime.

Mais c’est sans compter les nombreux rebondissements qui secouent l’affaire sur les dix ans pendant lesquels elle a été filmée. Car à ce niveau-là, Making a Murderer n’a rien à envier aux meilleurs thrillers et chaque épisode se conclut sur une révélation qui remet tout en question. Sauf que ce n’est pas une fiction à laquelle on assiste, mais bien la vie d’un homme face à un système judiciaire aussi imparfait qu’implacable.

Steven Avery est-il coupable du meurtre de Teresa Halbach ou victime d’une machination policière ?

Comme le dit l’un de ses avocats, j’espère qu’il est coupable, sinon le traitement qu’il a subi est insoutenable.

Making a Murderer est une série documentaire addictive et captivante que je ne peux que vous conseiller de regarder !

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