Vu! Mama, d’Andrés Muschietti.

13 décembre 2016

Vu! Mama, d’Andrés Muschietti.

mama

Voir sur Amazon

Au moment de la crise financière de 2008, Jeffrey Desange, courtier en bourse, assassine ses associés avant de rentrer chez lui. Il abat sa femme puis embarque ses deux filles, Victoria et Lilly, respectivement âgées de 3 et 1 ans, pour les emmener loin. En roulant trop vite sur une route enneigée, il finit par perdre le contrôle du véhicule et se crash dans la forêt. Il quitte la voiture avec ses enfants et trouve refuge dans un cabanon perdu dans les bois. Alors qu’il braque son pistolet sur la tête de Victoria, une ombre surgit pour l’empêcher de tirer. Cinq ans plus tard, Lucas, le frère de Jeffrey, n’a jamais cessé de chercher son frère et ses nièces. Ses recherches paient enfin quand les petites sont retrouvées dans le cabanon. Lucas et Annabel, sa compagne, font de leur mieux pour leur offrir une vie normale. Mais c’est sans compter sur Mama.

Mama est le premier long-métrage d’Andrés Muschietti (qui est aux commandes du remake de Ça, prévu pour l’année prochaine). C’est l’adaptation du court-métrage éponyme (que je n’ai pas vu), réalisé également par Muschietti et qui avait tapé dans l’œil d’un certain Guillermo Del Toro.

Pour un premier film, encore plus pour un premier film qui oscille entre épouvante et fantastique, Andrés Muschietti jouit d’un casting de très bonne qualité. Si Nikolaj Coster-Waldau est plutôt bon dans son double-rôle (il interprète les jumeaux Desange), c’est Jessica Chastain qui est la vraie star (en tout cas adulte) de Mama. Son personnage d’Annabel joue dans un groupe de rock, a les bras tatoués et n’aime pas particulièrement les enfants. Lors de sa première scène, elle attend le verdict d’un test de grossesse et est heureuse de le trouver négatif.

J’ai aimé la voir s’impliquer et évoluer au fil de l’histoire, développant un instinct maternel qu’elle s’ignorait et qui est un des thèmes central du film. Elle est largement aidée par les prestations impressionnantes de Megan Charpentier et Isabelle Nélisse, qui jouent respectivement Victoria et Lilly. Elles sont à la fois touchantes et flippantes, sur la petite Isabelle, qui interprète à la perfection son personnage d’enfant sauvage.

Les effets spéciaux sont très bien foutus et plutôt efficaces, tout comme l’histoire de Mama (jouée par Javier Botet), bien travaillée quoi qu’un peu classique. Malheureusement, il y a dans le film plusieurs facilités scénaristiques qui m’ont dérangées, notamment dans les mises à l’écart et réapparitions de certains personnages. Et puis il y a une fin qui est à la fois très puissante et trop abrupte, se terminant sur une note presque poétique, mais qui (comme souvent dans les films d’horreur) manque d’un épilogue.

Malgré ces quelques défauts, j’ai trouvé que Mama était, dans l’ensemble, une réussite. L’histoire n’est pas simplifiée à l’extrême (comme souvent dans les films d’horreur) et les personnages sont bien travaillés, avec un passé, des motivations et une évolution. Et la réalisation est efficace, avec des moments flippants mais surtout une ambiance et une tension maîtrisés.

Alors si vous avez envie de quelques frissons sans avoir à y sacrifier trop de neurones, Mama devrait vous plaire.

film-disponible-leo-rutra

FacebooktwitterFacebooktwitter

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *