Vu! Mindhunter, saison 1.

21 août 2018

Vu! Mindhunter, saison 1.

À la fin des années 70, Holden Ford, un jeune instructeur du FBI à Quantico, s’intéresse aux déviances. Placé sous la supervision de l’agent spécial Bill Tench, responsable de l’unité des sciences comportementales, il parcourt le pays pour enseigner aux polices locales les méthodes du FBI. Ils en profitent pour interroger des criminels reconnus coupables de crimes violents dans le but d’essayer de percer leur pensée et d’arrêter les futurs tueurs. Rapidement dépassés par leur tâche, ils sollicitent l’aide de Wendy Carr, une universitaire spécialisée dans les comportements déviants, qui voit en leur projet l’opportunité de faire progresser ses propres recherches. Très vite, les méthodes particulières du trio leur attirent des ennuis, en même temps qu’ils parviennent à appliquer le fruit de leurs recherches pour résoudre des enquêtes en cours.

J’avais entendu parler de Mindhunter au moment de sa sortie et la série avait naturellement trouvé sa place dans Ma Liste Netflix. Il faut dire qu’une série produite par Charlize Theron, mais surtout David Fincher, ça fait envie. Il suffit de jeter un coup d’œil à la filmographie du réalisateur américain pour voir qu’il n’a commis, au cours de sa carrière, aucune fausse note. Et quand on sait que la dernière série qu’il a développé n’est nulle autre que House of Cards, Mindhunter est d’autant plus alléchante.

Le fait que j’aime la psychologie, que les tueurs en série m’intéressent et que les agents spéciaux du FBI auront toujours une saveur particulière pour moi (Merci, Fox et Dana) n’est que la cerise (à trois têtes) sur le gâteau.

David Fincher réalise les deux premiers et les deux derniers épisodes de cette saison de 10, imposant d’entrée son style très maîtrisé. Contrairement à beaucoup (trop) de séries actuelles, le but ici n’est pas de se précipiter dans la narration mais de prendre son temps pour installer les personnages, pour mettre en place l’histoire et présenter les pièces d’un puzzle qui s’assemble au fil des épisodes pour donner à l’ensemble toute sa consistance.

D’autant plus si l’on se concentre sur l’évolution de Ford (dont le personnage est inspiré par John Douglas, qui a écrit, entre autres, avec Mark Olshaker, l’ouvrage Mindhunter : Dans la tête d’un profileur, dont est adapté la série), joué par Jonathan Groff, qui ressemble tellement, par tant d’aspects, aux hommes qu’il cherche à comprendre, comme s’il était lui-même un psychopathe à sa manière. C’est en tout cas à leur contact qu’il se réalise.

Si l’on a l’impression que la série tourne autour de Holden Ford, c’est sans compter des personnages secondaires forts, introduits au compte-goutte. Holt McCallany joue Bill Tench, un agent du FBI expérimenté qui se contente de son train-train quotidien jusqu’à l’arrivée du jeune Ford dans sa vie. Hannah Gross joue Debbie, étudiante en psychologie et petite amie de Holden. Anna Torv, qui interprète Wendy Carr, arrive un peu plus tardivement mais trouve sa place sans mal.

De l’autre côté de la liberté, il y a les tueurs en série (dont le terme, serial killer, aurait été trouvé par Robert Ressler, agent du FBI qui a inspiré le personnage de Tench). Chacun a une identité et une histoire particulière. Celui que l’on suit le plus est Ed Kemper, joué par une formidable Cameron Britton, mais Jerry Brudos, joué par Happy Anderson, n’est pas en reste.

Et puis il y a ce personnage mystérieux, dont on devine facilement qu’il est un tueur en série en liberté, et qui semble si loin de l’intrigue et en même temps si proche. Nul doute qu’on en saura plus dans la deuxième saison. Quoi qu’il en soit, la dernière scène de la saison est un pur bijou à la Fincher, simple, soignée et terriblement profonde.

J’avais entendu beaucoup de bien de cette première saison de Mindhunter. Après visionnage, j’en pense encore plus de bien. Mindhunter mérite largement l’engagement « David Fincher » en terme de qualité. Si vous aimez David Fincher, les agents spéciaux du FBI, les tueurs en séries et la psychologie, cette série est faite pour vous.

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