Vu! Morgan, de Luke Scott.

29 août 2018

Vu! Morgan, de Luke Scott.

Morgan

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Après qu’un incident soit survenu dans un laboratoire clandestin de l’entreprise SynSect, Lee Weathers, une jeune experte en gestion de risques, est envoyée sur place pour évaluer les conséquences. Elle fait la connaissance de l’équipe sur place, mais aussi de Morgan, un organisme hybride créé à partir d’ADN synthétique, capable de prendre des décisions autonomes et de réactions émotionnelles complexes. Privée de sortie après avoir achevé un cerf blessé, Morgan a réagi à sa punition en plantant un stylo dans l’œil d’une des chercheuses. Si l’équipe du docteur Cheng minimise les conséquences de l’incident, Weathers reste froide et clinique pour prendre les décisions qui s’imposent.

J’avais entendu de bonnes choses sur ce petit film de science-fiction aux airs de film indépendant. Mais, comme pour beaucoup de films que j’ai envie de voir, je n’avais pas encore pris le temps de le regarder. C’est désormais chose faite.

J’attendais la bonne surprise annoncée.

Mais l’attente et le cinéma font rarement bon ménage.

Pour ses débuts comme réalisateur après avoir travaillé sur quelques-unes des récentes productions de son père, Luke Scott s’attaque à un classique de la science-fiction : l’humain artificiel. De quoi marcher sur les traces de son père ? Hum… pas vraiment.

Le scénario de Seth Owen se veut original, mais ne l’est pas vraiment. Pire, j’avais déduis la fin avant la fin du premier quart d’heure. Néanmoins, l’histoire, à défaut d’être captivante, est plutôt engageante, même si l’on sait d’avance dans quelle direction on va.

Heureusement, Kate Mara campe plutôt bien son personnage froid de Weathers. La jeune Anya Taylor-Joy, qui joue Morgan, s’en sort avec les honneurs. Pour ce qui est du reste du casting, c’est solide, au moins sur le papier, car aucun ne sort vraiment du lot, à part peut-être Rose Leslie. Citons les présences de Toby Jones, Michelle Yeoh, Brian Cox, Paul Giamatti, Boyd Holbrook ou encore Jennifer Jason Leigh.

Le film paie surtout, à mon sens, sans manque d’engagement dans un genre ou dans l’autre. Entre film de science-fiction faussement élégant et huis-clos horrifique à tendance slasher.

Impossible de regarder Morgan sans le comparer à Ex Machina. Là où Ex Machina était esthétique et prenait son temps pour raconter son histoire, Morgan se précipite pour rentrer dans les cases du thrillers horrifique, avec trop d’action, aux dépends des émotions et, surtout, de ses personnages.

Si les chiens ne font pas des chats, il ne suffit apparemment pas d’être le fils de Ridley Scott pour devenir automatiquement un réalisateur de génie. Car Morgan est un film moyen, sans plus, à réserver aux fans du genre.

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