Vu! Mulholland Drive, de David Lynch.

8 mars 2017

Vu! Mulholland Drive, de David Lynch.

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Une mystérieuse femme brune a un accident de voiture sur Mulholland Drive. Blessée à la tête, elle erre en direction de Los Angeles. Elle se réveille devant une résidence et profite du départ d’une femme âgée pour s’introduire dans son appartement et s’y reposer. Elle est surprise sous la douche par Betty, la nièce de la propriétaire, qui débarque dans la Cité des Anges pour devenir actrice. Betty se lie d’amitié avec cette étrangère et est déterminée à l’aider à retrouver la mémoire.

Mulholland Drive a été et est toujours un film ambivalent, salué par une partie des critiques et descendu par d’autres. J’avais essayé de le regarder peu après sa sortie, il y a une quinzaine d’années, mais j’avais été interrompu après une demi-heure de film et j’avais pris ça comme une bénédiction. Je me souvenais d’un rythme lent et d’une narration confuse.

J’ai retenté ma chance il y a quelques jours en me disant que mes goûts avaient évolués et que c’était, malgré tout, une œuvre majeure du cinéma récent.

L’histoire est parfois brouillonne et déstabilisante, mais beaucoup moins lente que ce dont je me rappelais. Plus le film avance et plus ça part dans tous les sens. Jusqu’à une fin qui m’a laissé sur ma faim.

J’aime les films complexes. Mais j’aime encore plus les films cohérents et, surtout, compréhensibles. Difficile de parfaitement comprendre ce Mulholland Drive au premier visionnage (et je ne compte pas le regarder à nouveau) mais l’ensemble, s’il se tient à peu près, comporte malgré tout un certain nombre d’éléments et de scènes pour le moins inutiles dans ce sens qu’elles n’ont rien à voir avec l’histoire et servent seulement à dérouter le spectateur.

Côté casting, j’ai trouvé que Naomi Watts jouait très bien. Capable de varier ses émotions et leur intensité, elle est la seule à m’avoir fait un tant soit peu vibrer. J’ai par contre trouvé Laura Harring particulièrement fade. Le film était à la base censé être le pilote d’une nouvelle série de David Lynch et ceci explique peut-être cela. Justin Theroux s’en sort plutôt bien. Melissa George fait également une apparition presque anecdotique, noyée parmi le nombre beaucoup trop élevé de personnages (dont beaucoup sont dispensables).

Mulholland Drive est présenté comme un chef d’œuvre par beaucoup. Je l’ai trouvé moyen et bancal. Il faut peut-être prendre en compte les quinze ans révolus qui ont passés depuis sa sortie. Ou alors ne pas faire trop attention aux facéties de son réalisateur ni à quelques effets spéciaux de (très) mauvaise facture.

Peut-être qu’il ne faut pas le regarder comme un puzzle à reconstituer, mais même alors, il manque quelque chose pour lier plusieurs aspects du film. Si l’idée générale n’est pas inintéressante, je pense que le film aurait grandement gagné à être simplifié. À trop forcer le symbolisme et l’onirisme, David Lynch en sacrifie le sens.

Ceci dit, j’ai beaucoup aimé la voix de Rebekah Del Rio, dans la séquence du club Silencio (autrement assez lourde).

Oui, c’est le summum de Mulholland Drive à mes yeux.

J’ai mis quinze ans, mais j’ai fini par terminer de regarder Mulholland Drive. Je n’ai pas vu le chef d’œuvre encensé par tant de monde, ni la bouse dénoncée par tant d’autres. Mon avis, comme souvent, se trouve entre les deux (même si je me rapproche plus des seconds que des premiers).

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