Vu! Mute, de Duncan Jones.

27 février 2018

Vu! Mute, de Duncan Jones.

Au milieu du vingt-et-unième siècle, dans un Berlin au milieu d’une guerre entre l’Est et l’Ouest, Leo est un serveur muet à la suite d’un accident quand il était enfant. En couple avec Naadirah, qui travaille dans le même bar que lui, il goûte au bonheur. Jusqu’à ce que Naadirah disparaisse mystérieusement. Leo traverse alors la ville d’indice en piste, prêt à tout pour la retrouver. Dans le même temps, Cactus, un chirurgien américain déserteur, travaille pour Maksim, un mafieux qui promet de nouveaux papiers pour lui et sa fille.

Mute est le plus récent film original Netflix. Présenté comme le projet d’une vie de Duncan Jones, le fils de David Bowie (qui lui dédie d’ailleurs son film), Mute avait un potentiel séduisant.

Annoncé comme un film de science-fiction noir, intimiste, influencé par Blade Runner, j’ai eu envie de le voir dès que j’en ai entendu parler, espérant retrouver ce qui avait fait de Moon, la première réalisation de Duncan Jones, un film de science-fiction original, avant qu’il ne nous ponde un Warcraft tout pourri.

L’ambiance est sombre avec un côté très européen, à l’opposé de l’esthétisme léché de Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve.

L’influence du film de Ridley Scott ne s’arrête pas aux décors européanisés mis en place par Duncan Jones, elle se retrouve dans le rythme lent et fastidieux du film.

Car Mute est un film lent et fastidieux porté par un héros muet interprété comme il peut par un Alexander Skarsgard en manque d’inspiration. Heureusement, il y a Paul Rudd et son personnage haut en couleurs de Cactus, dont les scènes sont, de loin, les meilleures du film.

Justin Theroux joue Duck, le compère de Cactus. Lui aussi est capable de jouer des personnages atypiques et Duck en est un bon exemple.

Seyneb Saleh, Robert Sheehan, Gilbert Owuor, Jannis Niewöhner, Robert Kazinsky, Noel Clarke et Dominic Monaghan complètent le casting.

Mute est pour moi un film manqué, trop long, trop lent. Il y a trop d’éléments peu ou mal exploités, comme la religion de Leo, et une dernière partie qui manque carrément de substance.

C’est dommage car l’histoire intelligente et noire avait tout pour me plaire et que le duo formé par Paul Rudd et Justin Theroux ne manquait pas de potentiel. Il y a également ces clins d’œil à Moon, qui incorporent Mute dans un univers plus vaste.

À l’image de Blade Runner, Mute est une excellente idée sur le papier, qui ne se traduit pas, à mes yeux, à l’écran. L’ensemble n’a jamais réussi à me captiver, à m’emporter.

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