Vu! Orange is the New Black, saison 3.

17 juillet 2016

Vu! Orange is the New Black, saison 3.

Orange-is-the-New-Black-Saison-3Joe Caputo a évincé Fig à la tête de Litchfield, mais il n’a pas le temps de profiter de son nouveau statut qu’une menace de fermeture plane sur la prison. Pendant ce temps-là, Piper voit une opportunité professionnelle qu’elle ne peut pas laisser passer ; Alex sombre dans la paranoïa avec l’arrivée d’une nouvelle détenue venue de Chicago ; la mode des repas casher s’empare des détenues ; Crazy Eyes se met à écrire une fiction érotique sur fond de voyages dans le temps ; Red retrouve sa cuisine ; Norma devient une espèce de gourou ; j’en passe et des meilleures.

Bon, je sais, j’ai un peu de retard sur la série (dont la quatrième saison vient de sortir) créée par Jenji Kohan d’après le récit autobiographique de Piper Kerman, mais je compte bien le rattraper. Orange is the New Black est une des séries que je prends le plus de plaisir à suivre ces dernières années. À l’inverse de Oz (sans doute la meilleure série se déroulant dans une prison) ici les genres se mélangent et évoluent, créant une ambiance dynamique, tour à tour profonde ou légère. Mais surtout, et malgré l’univers en vase-clos, le nombre impressionnant de personnages permet un renouvellement quasi-illimité des intrigues.

Et c’est bien là la force de la série originale Netflix : ces personnages. Si Piper était clairement l’héroïne principale au cours des premiers épisodes, elle a cédé de la place au fur et à mesure pour devenir seulement un personnage parmi les autres. Et c’est une excellente chose. Taylor Schilling est peut-être une très bonne actrice, mais Piper est sans doute un des personnages que je trouve le moins intéressant dans la série. Je lui préfère largement Alex Vause, dont l’évolution est flagrante dans cette saison. Laura Prepon est une actrice que j’apprécie depuis That 70s Show et c’est un plaisir de la voir des années plus tard dans un tout autre rôle. Pareil pour Kate Mulgrew, que j’avais suivi dans Star Trek Voyager et que je retrouve ici en cuisinière russe au caractère bien trempé.

Je ne peux pas ne pas citer les prestations de Nick Sandow, excellent en Joe Caputo ; d’Uzo Aduba tout aussi excellente en Crazy Eyes ; de Taryn Manning dans le rôle de Pennsatucky ; de Michael J. Harney dans celui de Sam Healy ou d’Annie Golden qui est la génialissime Norma. Mais aussi de Ruby Rose, Yael Stone, Danielle Brooks, Natasha Lyonne, Selenis Leyva, Adrienne C. Moore, Dascha Polanco, Samira Wiley, Laverne Cox, Elizabeth Rodriguez, Jackie Cruz, Lea DeLaria, Kimiko Glenn ou Emma Myles. Sans oublier Matt McGorry, Pablo Schreiber, Alysia Reiner, Mike Birbiglia ou Mary Steenburgen.

En fait, je pourrais citer le casting entier (et croyez-moi, je suis loin de l’avoir fait) tellement chaque acteur campe son personnage et apporte quelque chose à la série. (Et je dis acteur, car il y a quelques hommes dans le lot, mais Orange is the New Black est avant tout la preuve (s’il en fallait) que des femmes peuvent porter un show de grande qualité sans avoir besoin d’avoir des mensurations parfaites ou un physique aussi lisse que leurs personnage). La construction de la série n’y est pas pour rien. Chaque épisode déroule le fil de l’histoire tout en revenant sur le passé de l’un ou plus des personnages grâce à des flashbacks, creusant ainsi le passé des détenues ou des gardes et permettant une identification plus profonde avec chacun d’entre eux.

Mon seul bémol, concernant cette quatrième saison, c’est son finale. Quand les deux précédentes saisons se terminaient sur un cliffhanger qui rendait l’attente de la saison suivante presque insoutenable, cette troisième saison laisse peu de place au suspense et les dernières minutes traînent en longueur. Mais ça ne m’empêchera pas de poursuivre l’aventure au plus vite. (D’ailleurs j’ai déjà entamé la saison 4).

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