Vu! Orange is the New Black, saison 4.

2 août 2016

Vu! Orange is the New Black, saison 4.

Orange-is-the-New-Black-Saison-4Les détenues reviennent de leur petite escapade au lac pour découvrir qu’elles ne sont plus toutes seules dans la prison. Les lits sont doublés pour accueillir de nouvelles détenues. L’atmosphère à Litchfield change radicalement. Caputo, lâché par ses gardiens qui espèrent faire valoir leurs droits, trouve du renfort au QHS et embrasse son rôle de directeur. Piper se transforme en patronne, ce qui ne convient pas à tout le monde ; Alex a besoin de l’aide de Freida pour gérer l’instable Lolly ; Judy King reçoit un traitement de faveur ; des couples inattendus se forment et des tensions prévisibles s’intensifient.

Après une fin de saison 3 assez plate, pour ne pas dire très molle, cette saison 4 de Orange is the New Black démarre sur les chapeaux de roue. L’évolution est instantanée, l’ambiance très différente dès les premiers épisodes et le rythme ne se calme pas pendant toute la saison, jusqu’à un finale qui laisse présager une cinquième saison encore plus détonante.

Orange is the New Black ne serait pas Orange is the New Black sans ses répliques chocs. Ni sans tous les sentiments par lesquelles les personnages nous font passer. Mais cette saison, encore plus que les autres, a une variante supplémentaire : la politique. Un peu comme Oz à l’époque, Orange is the New Black utilise le microcosme carcéral pour représenter la société américaine, pour s’engager également et prendre position en laissant le politiquement correct de côté. Avec émotion. Avec intensité. Avec brio.

Le cœur de la série est et reste toujours ces personnages et cette capacité, avec des dizaines de figures importantes, d’alterner celles qui sont mises en avant dans des arcs narratifs variés qui s’entrecroisent habilement. Même le personnage de Piper est, au moins dans la première partie de cette quatrième saison, intéressant.

Ces treize nouveaux épisodes sont également l’occasion de mettre en lumière des visages familiers qui n’avaient pas été développés jusqu’ici, comme Blanca Flores (Laura Gomez), Maria Ruiz (Jessica Pimentel), Freida (Dale Soules) ou les nouveaux gardes, personnifiés par Desi Piscatella (Brad William Henke). Le tout autour d’un noyau central qui ne cesse de s’épaissir, entre les têtes familières et celles qui s’imposent comme des pièces centrales de la série.

Orange is the New Black est sans doute une des séries les plus intéressantes de ces dernières années. Ses épisodes d’une heure sont addictifs et s’enchaînent avec plaisir. Et puis elle sait se renouveler et prendre des risques au lieu de s’enliser dans une zone de confort. Cette quatrième saison, du début à la fin, en est la parfaite incarnation. De la tension, des émotions et du suspense. Sans compter un finale parfait, tout aussi poignant qu’explosif. L’attente de la saison cinq va être longue.

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