Vu! Orphan Black, saison 1.

7 avril 2017

Vu! Orphan Black, saison 1.

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Après avoir disparu pendant presque un an, Sarah Manning revient dans sa ville natale. Elle a quitté Vic, son petit ami agressif et dealer de drogue et est bien décidé à renouer avec Felix, son frère adoptif. Mais, surtout, elle veut retrouver Kira, sa fille, qu’elle a confié à Mme S., sa mère adoptive. Avec la cocaïne qu’elle a volé à Vic, elle pense pouvoir s’offrir un nouveau départ avec son frère et sa fille. Mais alors qu’elle arrive sur le quai de la gare, elle assiste au suicide d’une jeune femme qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Et ce n’est que la première des surprises qui l’attendent.

J’entendais du bien de cette série depuis un certain temps. Je cherchais dans ma Liste Netflix ce que je voulais regarder ensuite et si j’hésitais avec d’autres titres (notamment Crazy Head) je me suis finalement décidé à me lancer dans l’univers d’Orphan Black.

Comme souvent, je n’avais qu’une bien vague idée de ce à quoi je pouvais m’attendre, préférant autant que possible découvrir l’histoire au fur et à mesure des épisodes.

Très vite, deux choses m’ont frappées.

La première, c’est qu’Orphan Black est une série canadienne. Pas possible de se tromper, la qualité un peu cheap de la réalisation et le côté lisse de plusieurs acteurs ne trompent pas. Heureusement, c’est compensé par un scénario complexe où rien de ce qui semble clair ne l’est vraiment.

La seconde, c’est que Tatiana Maslany livre une sacrée performance d’acting en accumulant des rôles variés avec une facilité déconcertante. C’est la surprise de cette série. Non seulement chacune de ses incarnations est unique, mais elles ne se ressemblent même pas et il faut parfois quelques instants avant de la reconnaître. Rien que pour ça, la série vaut le coup d’œil.

J’ai également beaucoup aimé le personnage de Felix, joué par Jordan Gavaris, différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Il ressemble à un personnage de série britannique (accent compris). Maria Doyle Kennedy n’est pas en reste avec le personnage important de Mme S. Ses relations avec Sarah donnent lieu à quelques scènes de très bonne qualité. Michael Mando a lui aussi un personnage sympa, avec un charisme indéniable.

Et puis il y a Kevin Hanchard, dans son rôle stéréotypé d’Art, un flic noir toujours de mauvaise humeur, qui joue un peu les méchants gentils. Je suis très sceptique. Pareil pour Évelyne Brochu, qui joue Delphine Cormier. Je ne sais pas encore trop quoi en penser, mais d’une scène à l’autre elle peut me convaincre ou me décevoir.

Celui qui ne me convainc pas du tout, par contre, c’est le monsieur Lisse de la série, Dylan Bruce, qui joue un Paul générique au possible, typiquement le genre de personnage-accessoire. Et que dire de Matt Frewer ? Avec ses faux-airs de Steve Jobs, il interprète un personnage sans surprise (pour l’instant) et sans plus de charisme. Il devrait être le grand méchant de cette première saison, ou au moins entouré d’une épaisse aura de mystère mais rien de tout ça.

Orphan Black tend parfois vers la facilité, avec plusieurs rebondissements mineurs à la limite du vraisemblable (et parfois du mauvais côté de cette limite) mais c’est rattrapé par une histoire qui promet plusieurs niveaux de lecture et qui laisse entrevoir en tout cas un potentiel certain.

Par bien des aspects, Orphan Black m’évoque Alias. Puisque j’ai quelques saisons de retard, je vais pouvoir vérifier si cette impression perdure au fil des épisodes.

Malgré ses quelques défauts, Orphan Black a su me surprendre et me donner envie de poursuivre l’aventure, ce que je ferai prochainement . Si vous ne vous êtes pas encore penché dessus, mais que vous aimez les séries qui touchent un peu aux mystères, à la science-fiction et aux manipulations, ça devrait vous plaire !

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