Vu! Pire Soirée, de Lucia Aniello.

16 décembre 2017

Vu! Pire Soirée, de Lucia Aniello.

Pire-Soirée

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Jess est une jeune femme ambitieuse qui se présente au sénat américain. Alors que les élections approchent et que son adversaire, un menteur misogyne, la devance dans les intentions de vote, elle part deux jours à Miami avec ses copines de la fac pour enterrer sa vie de jeune fille. Mais, très vite, les choses tournent mal et la soirée inoubliable risque bien d’avoir de lourdes conséquences.

Qu’on se le dise, en choisissant de regarder ce film, je ne m’attendais pas à la meilleure comédie de l’année. En fait, j’espérais tout juste une bonne surprise.

Mais bon, je suis un homme et Scarlett Johansson est à l’affiche de cette comédie.

Je sais maintenant que ça ne doit pas être une raison suffisante.

Pire Soirée est exactement le genre de film qu’il semble être : une comédie américaine fainéante, incohérente et lourde.

J’aime beaucoup Scarlett Johansson. Je l’ai déjà dit, je le répète. Mais même son personnage de Jess ne parvient pas à être sympathique. J’avais envie de m’attacher à elle (parce que j’aime beaucoup Scarlett Johansson) mais je n’ai pas réussi. Comment croire à une femme qui se présente à un poste important et qui prend de la cocaïne, alors qu’elle sait qu’elle ne devrait pas, seulement pour faire plaisir à sa meilleure amie de fac qu’elle évite depuis ?

Globalement, j’ai trouvé gênant l’utilisation de drogues dures (cocaïne, meth) comme un simple accessoire comique. Ça ne devrait pas l’être.

Le film part assez vite en vrille. Ça aurait pu être chouette si le traitement malhabile n’avait pas été affligeant. Je suis tout à fait pour qu’on me raconte une histoire loufoque, barrée, folle, mais je refuse qu’on me prenne pour un imbécile.

Les réactions de personnages sont dénuées d’authenticité et j’ai vu venir les twists de très loin, de beaucoup trop loin. Ce n’est plus gros, c’est grossier.

Si encore ça avait été compensé par un humour intelligent, jouant sur le ridicule. Mais non. Des répliques lourdes, des gags lourds, et encore plus d’invraisemblances.

Si encore ça avait été compensé par des personnages sympathiques, auxquels on s’identifie. Mais non, aucun des personnages n’arrive à attirer un peu de sympathie, ou la conserver. Ils sont stéréotypés, sans saveur, et pas crédibles.

Dommage, parce que si j’aime bien Scarlett Johansson (je ne sais pas si je vous l’avais déjà dit), j’apprécie également Kate McKinnon. Et elle non plus, malgré quelques séquences moins mauvaises, n’arrive pas à justifier ce film.

Jillian Bell incarne une Alice agaçante au possible. Ce n’est plus un gentil boulet, c’est un fardeau insupportable.

Le reste du casting se compose de Zoë Kravitz (qui s’en sort, sans plus), Ilana Glazer (qui a du potentiel mais ne peut l’exprimer ici), Paul W. Downs (qui a coécrit le scénario avec Lucia Aniello et qui joue un personnage de mec un peu différent de ce qu’on est habitué à voir).

On retrouve Ty Burrell et Demi Moore dans un second rôle dénué de subtilité et qui tombe à plat. Eric André n’a pas l’occasion de briller et Dean Winters de relever le niveau. Colton Haynes a un petit rôle.

En conclusion, Pire Soirée est desservi par un scénario trop faible, qui cherche à adapter sans succès la recette du génial Very Bad Things à la sauce potache. Ça ne prend pas. Pas du tout. Une perte de temps.

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