Vu! RED 2, de Dean Parisot.

17 juin 2017

Vu! RED 2, de Dean Parisot.

Red 2

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Franck Moses fait de son mieux pour profiter de sa retraite aux côtés de Sarah. Marvin approche son ancien compère de la CIA pour le convaincre de reprendre du service. En cause, la mention de leur nom dans un document secret défense publié par Wikileaks concernant un projet clandestin de la fin des années 70 baptisé Nightshade. Malgré l’enthousiasme de Sarah, Franck ne veut rien entendre. Sauf que la voiture de Marvin explose et que Franck est arrêté par les services secrets après l’enterrement de son ami. Très vite, il n’a plus le choix et doit régler cette affaire s’il veut espérer rester en vie.

Je garde un bon souvenir de Red premier du nom, vu il y a plusieurs années. Je me rappelle d’un film sympa, une comédie d’action réussie réunissant un casting cinq étoiles. J’ai cette suite de côté depuis un certain temps, mais je n’avais pas encore pris la peine de la regarder.

Et puis, comme je cherchais un film sympa et que mes yeux ont accroché son titre, je me suis dis, pourquoi pas ?

J’ai vite déchanté.

J’aime beaucoup Bruce Willis. Mais j’ai l’impression qu’il fait de moins en moins d’efforts depuis un certain temps. Son personnage de Franck Moses catalyse cette impression désagréable. Il est désabusé la plupart du temps, mais jamais vraiment drôle. Et dans les scènes d’actions, il ressemble au John McClane des derniers Die Hard.

Heureusement, John Malkovich s’en sort beaucoup mieux, avec un personnage qui lui permet d’exprimer sa folie géniale dans une certaine mesure.

Mary-Louise Parker, que j’avais trouvée rafraîchissante dans le premier film, est ici moyenne. Jamais vraiment mauvaise, jamais tout à fait convaincante non plus.

Helen Mirren, elle, cartonne dans son rôle de tueuse d’élite du MI-6. À la fois drôle, quand nécessaire, tout en restant sérieuse et terriblement crédible. Contrairement à Anthony Hopkins, qui ne transcende jamais avec un personnage à potentiel mais mal écrit.

Il y a du bon et du moins bon dans le reste du casting. Neal McDonough est convaincant, à l’inverse de Catherine Zeta-Jones, qui rame. Lee Byung-Hun, David Thewlis et Brian Cox font le minimum syndical.

Il faut dire que tous les acteurs sont desservis par une histoire trop classique qui ne prend à aucun moment le risque de surprendre. Tout est convenu, évident, facile. Ce ne sont plus des fils blancs qui cousent le scénario mais des fils vert fluo.

La première heure est très moyenne. La deuxième heure est une représentation parfaite de ce qui ne marche pas avec la comédie d’action de commande. On évite les gags trop grossiers pour ne pas tomber dans la parodie, mais à côté de ça, on est dans une surenchère de fusillades, de course-poursuites et d’explosions qui défient toutes les lois de la crédibilité. Et je ne parle même pas des rebondissements absolument ridicules et très mal amenés qui jalonnent le film.

Adieu, cohérence, tu nous manques déjà.

J’aurais aimé aimer Red 2, vraiment. J’aurais aimé rire des quelques bonnes répliques, m’amuser de voir tout le monde dézinguer tout le monde à tout va. J’aurais aimé m’impliquer dans une intrigue complexe et logique. Mais c’est impossible quand l’intrigue en question n’est qu’un mauvais prétexte pour vider des chargeur dans le vide.

Il y avait beaucoup, beaucoup mieux à faire, avec cette équipe de Retired and Extremely Dangerous (Retraités et Extrêmement Dangereux si vous préférez). Cette suite est un échec cuisant, qui ne donne absolument pas envie de regarder un éventuel troisième opus. Et c’est bien dommage car il y avait matière pour créer une série de qualité.

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