Vu! Rogue One : A Star Wars Story, de Gareth Edwards.

9 mai 2017

Vu! Rogue One : A Star Wars Story, de Gareth Edwards.

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Sur la petite planète de Lah’mu, Galen Erso vit de la terre avec sa famille. Ancien ingénieur militaire de l’Empire, il s’est échappé pour ne plus participer à l’œuvre de terreur de l’empereur. Il est finalement retrouvé par Orson Krennic, un dirigeant de l’empire, qui tue sa femme sous ses yeux et le force à reprendre du service pour terminer une arme ambitieuse, capable de faire taire la rébellion dans la galaxie : l’Étoile de la Mort.

Jyn Erso, la fille de Galen, parvient à s’enfuir. Elle est élevée par Saw Guerrerra, un opposant radical, ami de la famille. Quinze ans plus tard, vivant sous une fausse identité, Jyn Erso est capturée et envoyée dans un camp de travail. Sur le trajet, le convoi est intercepté par les forces de l’Alliance Rebelle qui, connaissant sa véritable identité, la libèrent. Ils veulent se servir d’elle pour entrer en contact avec Saw et récupérer le message d’un pilote de cargo déserteur qui aurait des informations capitales sur l’Étoile de la Mort.

Qu’on se le dise, je n’ai jamais été un inconditionnel de Star Wars. Si j’ai vu tous les films (sauf peut-être le trois, je ne suis plus sûr) et que j’apprécie l’univers développé par George Lucas, je n’y voue pas pour autant le culte de beaucoup et je suis incapable de vous dire, par exemple, si Rogue One s’intègre sans problème dans l’univers de la saga ou non (j’ai lu que oui).

Bref. J’ai vu Le Réveil de la Force, que j’avais trouvé plutôt agréable à regarder, même si très convenu. J’avais donc des attentes relativement moyennes sur ce premier spin-off. Et c’est probablement tant mieux.

J’ai trouvé le début de l’histoire très banal, sans surprise. En fait, j’ai trouvé que la structure du film était globalement assez prévisible. C’est sans doute un des plus gros reproches que j’ai à faire à Rogue One. Ceci dit, ça sentait moins le copier-coller que l’épisode 7 et j’ai beaucoup aimé la fin, à quelques détails près.

Déjà, niveau réalisation, j’ai vraiment apprécié l’effort de Gareth Edwards de se distinguer de la trilogie originelle (là où J.J. Abrams faisait l’exact opposé) tout en conservant l’âme de la saga.

Mais ce qui fait la force de ce Rogue One, ce sont évidemment ses personnages (en tout cas ceux qui sont réussis). En tête desquels, Jyn Erso, brillamment interprétée par une Felicity Jones que j’ai trouvé absolument parfaite dans ce rôle. Malgré une histoire assez simpliste, elle interprète son personnage avec beaucoup de caractère, ce qui lui confère une identité forte dès sa première apparition.

Le duo formé par Donnie Yen et Jiang Wen est également excellent. Les deux acteurs et personnages sont très complémentaires et fonctionnent à merveille. Riz Ahmed également est une belle surprise, avec son personnage un peu décalé mais très attachant. Je peux également citer l’excellent Mads Mikkelsen, jamais décevant dans ses prestations ; Ben Mendelsohn, plutôt efficace en méchant et Alan Tudyk, qui donne un nouveau souffle aux droïdes avec son K-2SO très moderne.

Mais tous ne sont malheureusement pas réussis. Le plus faible, à mon sens, est Saw Guerrerra. Principalement parce que Forest Whitaker a semble-t-il cessé de se dépasser dans ses rôles depuis un certain temps, misant beaucoup trop sur son faciès et sa voix dans toutes ses interprétations. Cassian Andor également m’a un peu déçu. J’ai trouvé Diego Luna assez basique, un héros un peu secondaire comme on s’y attend, avec une évolution beaucoup trop prévisible. L’acteur lui-même manque de carrure et/ou de charisme. J’ai eu un petit espoir, vers la fin, malheureusement de courte durée.

Les fans de l’univers retrouveront avec plaisir certains personnages des épisodes 1-3 mais aussi une poignée des épisodes 4-6.

L’un dans l’autre, j’ai pris du plaisir à regarder ce Rogue One. La réalisation, pourtant confié à un relatif novice, est au niveau d’un très bon blockbuster et la plupart du casting est de grande qualité. Si j’ai trouvé l’histoire peu originale pendant les trois premiers quart, le rythme est là et je ne me suis pas ennuyé. Et, la fin, plutôt audacieuse sur plusieurs points (que je n’évoquerai pas ici, pour ne pas spoiler), contribue à en faire un film solide.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous recommande ce spin-off qui augure du bon pour la suite.

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