Vu! Star Trek : Discovery, saison 1.

18 avril 2018

Vu! Star Trek : Discovery, saison 1.

Michael Burnham est une humaine dont les parents ont été tués lors d’une attaque Klingon. Élevée par Sarek, elle est la première humaine à avoir fait sa formation à l’Académie des Sciences de Vulcain. Devenue Premier Officier sur l’USS Shenzhou sous les ordres de la capitaine Philippa Georgiou, elle est aux premières lignes lorsque les tensions avec l’armée Klingon s’intensifient. Désobéissant à un ordre direct, elle cause la destruction du vaisseau et la mort, entre autres, de sa capitaine. Exclue de Starfleet et condamnée sévèrement par la Court Martiale, elle est récupérée six mois plus tard par Gabriel Lorca, l’étrange capitaine de l’USS Discovery.

Star Trek, c’est une partie de mon enfance. Adolescent, je suivais avec enthousiasme les aventures de l’équipage de l’USS Entreprise, mené par le capitaine Jean-Luc Picard. À l’exception de la série originale, dont je n’ai vu que quelques épisodes, j’ai regardé toutes les séries tirées de l’univers créé par Gene Roddenberry.

Alors quand j’ai vu l’apparition d’une nouvelle série sur Netflix et que j’ai vu qu’elle était crée par le duo improbable de Bryan Fuller et Alex Kurtzman, je me suis jeté dessus.

J’ai été calmé assez vite. Et, au final, il m’aura fallu plusieurs mois pour regarder l’intégralité de cette première saison.

Sortie plus de dix ans après la fin de l’intéressante Entreprise, Discovery se situe une dizaine d’années avant la série originale. C’est donc un prequel.

J’aurais préféré que la série se déroule dans le futur, histoire de pouvoir jouer sur ce qui a déjà été mis en place avant, mais bon, si c’est bien intégré à l’histoire globale, je n’ai rien contre une immersion dans le passé.

Si ce n’est que la technologie employée dans Discovery, à savoir le moteur sporique, semble largement plus avancé que quoi que ce soit que l’on ait pu voir dans Star Trek jusque-là. Et que Michael Burnham soit adoptée et élevée par les parents de Spock, qui n’a, sauf erreur de ma part, pas de sœur dans la série originale.

Bon, des détails, quoi.

Dans l’ensemble, sinon, Discovery commence plutôt pas mal, avec un début de guerre entre Starfleet et les Klingons, causé par notre héroïne, guerre qui servira d’arc narratif à toute cette première saison. C’est d’ailleurs un très bon point.

À côté de ça, Discovery ressemble un peu à une série Star Trek classique dans le ton, avec des épisodes qui se veulent quelque fois audacieux, mais qui ne le sont jamais de beaucoup.

D’ailleurs, après les premiers épisodes, j’ai eu un peu de mal à revenir à la série, pas plus emballé que ça. Juste avant la pause de mi-saison, par contre, la série prend un tournant inattendu et mon intérêt est remonté.

De là, l’intrigue se complexifie nettement, même si le traitement et les personnages restent un peu trop lisses à mon goût. Il y a un côté moderne, presque HBO-light qui est rafraîchissant pour une série produite par un grand réseau américain (CBS) mais qui reste trop familial pour avoir un véritable impact.

J’en veux pour preuve la fin de la saison qui manque le coche car beaucoup trop moraliste. Comme si oser était une vilaine chose. Bon, ceci dit, il y a ce cliffhanger intrigant qui sauve les meubles.

Côté casting, j’attendais plus de Sonequa Martin-Green. La Sasha de The Walking Dead m’a paru un peu fade dans son rôle d’humaine élevée par des Vulcains et, sous ses airs de personnage complexe, souvent trop lisse.

J’ai largement préféré Jason Isaacs, qui joue un capitaine Lorca aux antipodes des précédents capitaines emblématiques de la série. Il faut dire que l’acteur, quel que soit son rôle, a cette capacité de créer des personnages ambigus.

Le reste du casting est plutôt correct, sans être exceptionnel. Mary Wiseman est plutôt sympathique, tout comme Anthony Rapp ou le personnage de Suru, joué par Doug Jones. Ça m’a également fait plaisir de revoir Wilson Cruz, que j’avais découvert pour la première fois dans Angela, 15 ans, il y a plus de vingt ans de ça.

J’ai eu plus de mal avec Shazad Latif, même s’il a ses moments, et Michaelle Yeoh, que j’ai trouvée globalement empruntée.

À noter que Rainn Wilson, sans doute le dernier acteur qu’on s’attendrait à voir jouer dans une série Star Trek, interprète Harry Mudd, un personnage déjà présent dans deux épisodes de la série originale.

Cette première saison de cette nouvelle série Star Trek reste, dans l’ensemble, fidèle à l’ambiance des séries précédente, en plus moderne. Une ambiance qui empêche la série d’être captivante au même titre que peuvent l’être, dans un registre différent, Game of Thrones ou Westworld car, malgré les efforts notables pour construire une histoire complexe, Discovery reste trop lisse.

Néanmoins, en tant que fan de l’univers, je pense que je regarderai la deuxième saison.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *