Vu! Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi, de Rian Johnson.

8 septembre 2018

Vu! Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi, de Rian Johnson.

Star Wars épisode VIII le Dernier Jedi

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À la tête de la Résistance, Leia organise l’évacuation de la base lorsque les forces du Premier Ordre apparaissent en orbite. Poe Dameron se lance dans une mission suicide pour permettre à la flotte d’échapper à l’anéantissement. Finn se réveille dans un caisson et demande immédiatement où se trouve Rey. Débarquée sur une lointaine planète où Luke Skylwalker vit reclus, Rey, accompagnée de Chewbacca, espère que le dernier grand Maître Jedi acceptera de lui enseigner la Force. En proie au doute, Kylo Ren entre en contact avec Rey.

Quitte à passer pour un hérétique, je n’ai jamais été un grand fan de la saga Star Wars. J’ai pourtant regardé tous les films et si je dois admettre qu’il y a de bonnes idées dans certains d’entre eux, je trouve la saga globalement moyenne.

Et cette nouvelle trilogie s’inscrit parfaitement dans cette lignée. LucasFilms ayant été racheté par Disney, Star Wars est un peu devenu une espèce de fausse alternative à Marvel.

L’intrigue de l’épisode VII m’avait laissé un peu sceptique, J. J. Abrams reprenant un modèle très similaire à celle de la trilogie originale. Mensonges, trahisons, révélations, combats dans l’espace et dans des vaisseaux, et, bien sûr, situation familiale, compliquée.

Rian Johnson, réalisateur du réussi Looper, prend la relève de J. J. Abrams (qui sera de retour derrière la caméra pour boucler la trilogie) le temps d’un épisode, avant de se consacrer au développement d’une nouvelle trilogie.

Le pari est assez osé, mais globalement réussi. Le relativement inexpérimenté réalisateur parvient à manœuvrer la machine Star Wars pour rester dans les clous visuellement tout en apportant un peu sa patte en se chargeant également du scénario.

Visuellement, c’est beau, les décors sont esthétiques, colorés, tout à fait dans l’esprit de la saga. Les effets spéciaux sont spectaculaires, ce qui est la moindre des choses. Au niveau de l’histoire, si c’est dans la continuité du précédent, on n’est moins dans le film hommage pour autant et c’est tant mieux.

On reconnaît malgré tout les mécanismes confortables à différents moments charnières. Ce qui n’empêche pas quelques séquences presque poétiques, un peu plus noires que les blockbusters habituels produits par la bande à Mickey.

J’ai un peu peiné à rentrer dans le film et je n’ai pas vraiment été complètement accroché, mais je ne me suis pas ennuyeux non plus, ce qui est déjà ça.

Côté casting, Daisy Ridley confirme son potentiel sous les traits de Rey, même si je l’ai préférée dans l’épisode précédent. Face à elle, Adam Driver confirme, lui, que quelque soit le genre, il est au niveau. On retrouve également John Boyega, Oscar Isaac et Carrie Fisher pour son dernier rôle ; Domhnall Gleeson, Andy Serkis et Gwendoline Christie ; Joonas Suotamo, Anthony Daniels, Jimmy Vee et Lupita Nyong’o.

De petits nouveaux font leur apparition dans la saga, notamment Laura Dern, Benicio Del Toro ou Justin Theroux, mais également la jeune Kelly Marie Tran. Il y a également plusieurs caméos, par Joseph Gordon-Levitt, Gary BarlowEdgar Wright, Joe Cornish ou encore Gareth Edwards (le réalisateur de Rogue One, où Rian Johnson avait fait lui aussi un caméo).

Mais ce qui marque cet opus, c’est le retour au premier plan d’un des héros légendaire de la saga, j’ai bien sûr nommé Luke Skywalker. Mark Hammill, après une apparition lors de l’épisode VII, est de nouveau un personnage principal d’un film de Star Wars. Je ne l’ai jamais trouvé très bon acteur et ce n’est pas ce film qui me fera changer d’avis. Mais son rôle est organisé de façon à essayer de contourner ce léger obstacle, avec plus ou moins de succès.

Après un Rogue One que j’avais trouvé bon et même rafraîchissant, le Dernier Jedi tente de faire autre chose que du réchauffé, et c’est plutôt positif. Inscrire un film dans une saga aussi riche (en tout cas au sens historique du terme) n’est jamais facile et Rian Johnson s’en sort avec, au moins, les honneurs. Je suis même curieux de voir ce que donnera la nouvelle trilogie qu’il nous prépare.

Autant dire qu’entre une nouvelle trilogie, la conclusion de celle-ci et les spin-offs, on en a pas fini avec Star Wars au cinéma.

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