Vu! Stranger Things, saison 1.

10 août 2016

Vu! Stranger Things, saison 1.

stranger-thingsNous sommes en 1983, à Hawkins, une petite ville de l’Indiana. Tout commence dans les couloirs d’un mystérieux bâtiment lié au département de l’énergie, où un scientifique est attaqué par une mystérieuse créature. Dans le même temps, Mike organise une partie de Donjons & Dragons dans le sous-sol de ses parents, avec ses meilleurs amis, Lucas, Will et Dustin. Le lendemain, la petite ville est secouée par la disparition de Will Byers. Les autorités locales, incarnées par le Chef de la Police, Jim Hopper, vont partir à la recherche du garçon de douze ans. À l’autre bout de la ville, une mystérieuse petite fille au crâne rasé et en blouse d’hôpital débarque dans un diner local.

Stranger Things est la série de l’été. La création originale Netflix, produite par Shawn Levy, n’est pas passée inaperçue lors de sa mise en ligne, il y a une poignée de semaines. Acclamée par les nostalgiques des années 80, saluée par les critiques, la création des frères Duffer est effectivement une excellente série et un hommage évident aux films de Steven Spielberg, à ceux de John Carpenter aussi, ainsi qu’aux romans de Stephen King, entre autres.

Chaque plan, chaque décor, chaque personnage, chaque avancement dans l’histoire et même l’affiche sont truffés de références. Et ça fonctionne terriblement bien. Dès les premières minutes du pilote, je me suis complètement laissé happer par l’ambiance, mystérieuse et brumeuse. Par cette étrange créature. Par cette petite fille. Par les questions qui se posent. Par les réponses qu’on découvre au fil des épisodes.

Une des forces de la série est son casting, ses personnages. Les enfants, d’abord, qui sont les vrais héros de Stranger Things. Finn Wolfhard, dans le rôle de Mike, Caleb McLaughlin dans celui de Lucas, Gaten Matarazzo dans celui de Dustin, ou Noah Schnapp dans celui de Will. Mais, surtout, Millie Brown, qui est absolument formidable en tant qu’Eleven. Ses mimiques, son jeu de regard, sa voix, tout est parfait.

Charlie Heaton est très bon dans le rôle de Jonathan, le grand frère de Will, avec ses faux-airs de Darryl dans The Walking Dead. Natalia Dyer n’est pas mauvaise non plus dans son rôle de Nancy, grande sœur de Mike, même si sa maigreur m’a posé problème. Joe Keery, dans le rôle de Steve, la star du lycée, a un personnage d’abord basique, mais qui évolue durant toute la saison.

Les adultes ne sont pas en reste. David Harbour est très très bon en Chef de la Police locale, à la fois blasé et concerné. Une fois n’est pas coutume, c’est la figure d’autorité qui fait office de rebelle. À ses côtés, Winona Ryder joue la mère de Will et passe l’essentiel de la saison à multiplier les excentricités en s’accrochant à l’idée que son fils n’est pas mort. Cara Buono joue la mère de Mike et Nancy. Même si son rôle n’est pas le plus développé, elle permet de garder un certain équilibre de normalité. Matthew Modine est quant à lui le docteur Brenner, en charge du Laboratoire. On le découvre surtout par des flashbacks avant de le voir de près dans les derniers épisodes.

Stranger Things parvient à révéler son histoire et à faire monter le suspense de façon admirable. À chaque épisode, on en apprend un peu plus, et on veut en comprendre un peu plus. Malgré quelques défauts mineurs et quelques petits raccourcis, Stranger Things parvient à nous tenir en haleine tout au long de ses huit épisodes. Le tout avec un réel enthousiasme.

Si vous avez grandi en étant fan des films de Steven Spielberg, en lisant les romans de Stephen King, en jouant à Donjons & Dragons, ou si, tout simplement, vous aimez les très bonnes séries, bien écrites, bien réalisées et bien interprétées, Stranger Things est plus que simplement la série de l’été, c’est la série que vous devez regarder de toute urgence !

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3 Comments

  • Aurel 26 octobre 2016 at 12:00

    Je viens de boucler la saison 1 (8 épisodes de 48 min) en 3 jours c’est peu dire si je me suis laissé emporter par le mouvement.
    Cette série transpire les années 80 et ce n’est pas pour me déplaire. David Harbor est juste excellent et les frères Duffer ont fait un travail formidable sur le scénario.
    J’ai une critique qui m’enlève quelques points 😉 Lucas et Noah c’est une vie avec parent en option ? Ca a légèrement décrédibilisé la fin de saison – je pense qu’il manque 1 petit épisode pour un meilleur liant des ep 6-7-8.

    Cependant une série à suivre sans aucune ambiguïté

  • Leo Rutra 31 octobre 2016 at 09:16

    La série n’est pas parfaite, mais c’est un super hommage à notre enfance !

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