Vu! Nous Trois ou Rien, de Kheiron.
Films / 12 mai 2017

Vu! Nous Trois ou Rien, de Kheiron. Hibat Tabib est un jeune avocat iranien issu d’une famille de douze enfants. Engagé politiquement et fermement opposé au régime du shah, il est emprisonné avec l’un de ses frères pendant sept années. Il sera finalement libéré après de grandes manifestations. Bien décidé à poursuivre le combat, il tombe en parallèle amoureux de Fereshteh. Alors que le shah est remplacé au pouvoir par l’ayatollah Khomeini, qui impose la charia, Feresteh donne naissance à un petit garçon, Manouchehr. Avec le durcissement du régime, Hibat et Fereshteh décident de poursuivre le combat depuis l’étranger et se lancent, avec leur fils, dans un périple à travers l’Europe, pour arriver en Seine-Saint-Denis, où un tout autre combat commence. J’étais tombé, en zappant, sur une interview de Kheiron au moment de la sortie du film. Il m’avait donné envie d’y jeter un coup d’œil et j’avais donc ajouté Nous Trois ou Rien à la longue liste de films que j’ai à voir. Un peu moins de deux ans plus tard, je l’ai enfin regardé. Et mon seul regret, c’est de ne pas l’avoir vu plus tôt. Autant le dire tout de suite, Nous Trois ou Rien est un énorme coup…

Vu! Que ma Joie Demeure, d’Alexandre Astier.
Spectacle / 30 avril 2016

Vu! Que ma Joie Demeure, d’Alexandre Astier. 1733, Leipzig, Allemagne. L’église Saint-Thomas accueille le public pour une journée porte ouverte durant laquelle Johann Sebastian Bach est chargé de donner une leçon de musique. Dans le même temps, il doit expertiser l’orgue de l’autre église de la ville. Tout en se confiant sur sa dépression due à la mort de deux de ses enfants durant l’année et son manque de reconnaissance. Puisque j’ai beaucoup aimé l’Éxoconférence, du même Alexandre Astier, il me paraissait tout naturel de regarder ce spectacle, un peu plus ancien, consacré à Bach. Le sujet m’emballait moins, mais je comptais sur la verve du créateur de Kaamelott pour me faire passer un bon moment. Autour dire tout de suite que j’ai largement préféré l’Éxoconférence, et que le sujet traité ici y est pour beaucoup. Mais je ne peux pas dire non plus que j’ai passé un mauvais moment. Alexandre Astier à un don pour incarner un personnage et c’est une raison en soit pour le regarder jouer. La musique a évidemment une place de choix dans ce spectacle, même si l’on peut regretter que seules ses œuvres les plus connues soient mises en avant. Bach explique la musique (bon courage pour suivre si…

Vu! L’Éxoconférence, d’Alexandre Astier.
Spectacle / 22 mars 2016

Vu! L’Éxoconférence, d’Alexandre Astier. Dans ce spectacle, Alexandre Astier incarne un astrophysicien donnant une conférence sur l’Univers et la question de la vie extraterrestre. Il part, évidemment, du Big Bang, retrace les étapes les plus importantes de l’histoire de l’Univers, de la diversité des cosmogonies ou le parfum du cœur de la Voie Lactée, en évoquant des figures historiques majeures, telles que Ptolémée et Copernic. Puis il en vient au sujet qui nous intéresse vraiment : la vie extra-terrestre. Tout y passe, des PAN au paradoxe de Fermi, en passant par le récit de Kenneth Arnold, les événements de Roswell ou l’enlèvement du couple Hill. Sans même parler de la plaque de Pioneer, concernant laquelle il a deux ou trois remarques importantes. Le tout en se bagarrant avec un système d’exploitation hostile. Alexandre Astier est un artiste que j’apprécie beaucoup, depuis plusieurs années. Même si je ne suis pas un inconditionnel, j’aime beaucoup ce qu’il a fait dans Kaamelott. J’avais également adoré son travail sur David et Madame Hansen, son premier film en tant que réalisateur, où il joue aux côtés d’Isabelle Adjani. Il a ce petit quelque chose de différent, comme s’il était lui-même, quels que soient les personnages qu’il incarne, un peu à la…

Vu! Vampires en toute intimité, de Jermaine Clement et Taika Waititi.
Films / 12 février 2016

Vu! Vampires en toute intimité (« What we do in the shadows« ), de Jermaine Clement et Taika Waititi. Quelques mois avant l’annuel Bal des Impies, une équipe de tournage suit le quotidien de quatre vampires vivant en colocation dans la banlieue de Wellington en Nouvelle-Zélande. Viago (Taika Waititi) a 379 ans, Vladislav (Jermaine Clement) en a 862, Deacon (Jonathan Brugh) est le petit dernier de la bande avec seulement 183 ans et Petyr (Ben Fransham) le doyen avec plus de 8000 ans au compteur. J’avais entendu parlé de ce film il y a quelques mois, avant qu’il ne soit disponible. Et j’avais immédiatement été conquis par le concept du mockumentary à la The Office ou Modern Family, sur le thème des vampires. Loin des monstres sanguinaires légendaires ou des ridicules représentations pailletées de Twilight, nos vampires se livrent en toute honnêteté sur leur mode de vie particulier. Dès les premières minutes, le ton est donné. Viago réveille ses colocataires pour une réunion de colocataires durant laquelle ils parlent des tâches ménagères. Puis c’est l’heure de la sortie dans les rues de Wellington à la recherche de leur prochain repas. Tous les clichés y passent, sont détournés ou réappropriés, de la mise à…