Vu! Hostiles, Scott Cooper.
Films / 11 janvier 2019

À la fin du dix-neuvième siècle, dans le sud des États-Unis, la famille Quaid est attaquée par des guerriers comanches. Seule la mère, Rosalee, parvient à survivre à l’attaque. Au Nouveau-Mexique, le capitaine Joe Blocker et ses hommes ramènent une famille apache en fuite au Fort Berringer. Peu après, son colonel lui confie une dernière mission avant son retour à la vie civile, escorter le chef cheyenne mourant Yellow Hawk sur ses terres du Montana. Il suffit de jeter un coup d’œil aux différentes notes récoltées par Hostiles à droite à gauche pour voir que le film de Scott Cooper divise l’opinion. Il y a ceux qui l’ont adoré, qui l’érigent même au rang de chef d’œuvre, et ceux qui ne comprennent pas un tel engouement et, au contraire, le considèrent comme un western au rabais. J’aime les westerns récents, j’aime beaucoup Christian Bale et j’avais vu deux des trois premières réalisations de Scott Cooper. J’avais donc envie de me faire ma propre opinion. Je ne peux pas dire que j’ai adoré Hostiles. Je ne peux pas non plus dire que j’ai détesté. En fait, Hostiles me rappelle un peu le précédent film de Scott Cooper, Stritly Criminal. La réalisation…

Vu! Comancheria, de David Mackenzie.
Films / 7 février 2017

Vu! Comancheria, de David Mackenzie. Toby et Tanner Howard enchaînent les braquages dans les succursales d’une banque texane. Après la mort de leur mère, Toby a demandé l’aide de Tanner, tout juste sorti de prison, pour rassembler une somme d’argent qui éviterait la saisie de la maison familiale. Mais les raisons profondes qui motivent les deux frères sont bien différentes et le tempérament volatile de Tanner va bientôt les mettre en danger. Dans le même temps, Marcus Hamilton, un Texas Ranger très proche de la retraite, décide d’arrêter les braqueurs avec son adjoint. La première chose qui frappe, en regarde l’affiche de Comancheria, c’est la ressemblance avec celle de Sicario. Et si l’on n’assiste pas là à un film de Denis Villeneuve, le lien de parenté existe tout de même puisque c’est Taylor Sheridan, acteur cantonné aux petits rôles secondaire dans quelques séries, qui signe le scénario. À la réalisation, on retrouve le britannique David Mackenzie, à qui l’on doit déjà le particulier Perfect Sense et le très bon film de prison Les Poings Contre les Murs. Il troque ici le huis-clos de l’univers carcéral contre les paysages arides du Texas, tout en gardant la notion de famille au centre de son…

Vu! Warcraft : le Commencement, de Duncan Jones.
Films / 23 octobre 2016

Vu! Warcraft : le Commencement, de Duncan Jones. Lorsque Draenor, leur monde, se meurt, le sorcier Gul’dan unifie les différents clans orcs au sein de la Horde. Grâce à la magie du Fel, il ouvre un portail vers Azeroth. Voyant les villages pillés, Sir Lothar, le commandant des troupes de Hurlevent, demande l’aide du Gardien. Parallèlement, le roi Wrynn mène une troupe en terre orc avec Garona, une hybride orc faite prisonnière. Warcraft, c’est avant tout une série de jeux vidéos dans un univers fantasy. Il y a longtemps (avant que ça ne devienne un des MMORPG les plus populaires du monde), j’avais passé quelques heures à créer des armées pour combattre l’envahisseur. Depuis sa première version dans les années 90, Warcraft est devenue une marque, déclinée en jeux de plateaux, de rôle, en mangas, comics, romans et donc, tout naturellement, en film. Je ne dirais pas que j’attendais beaucoup de ce blockbuster annoncé, n’étant pas un inconditionnel de la franchise, mais j’étais curieux. Avec son univers fantasy et sa légion de fans, Warcraft avait tout pour s’imposer dans un genre trop peu représenté sérieusement au cinéma (Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit mis à part). Pourtant, dès les premières minutes, il apparaît évident…

Vu! Freaks and Geeks.
Séries TV / 19 octobre 2016

Vu! Freaks and Geeks. Au cours de l’année scolaire 1980-1981, dans un lycée d’une petite ville du Michigan, on suit la vie de Lindsay Weir et de son petit frère, Sam. Lindsay est une première de la classe et chouchou des professeurs qui traverse une phase de rébellion et fait de son mieux pour rejoindre le groupe de Daniel, les rebelles rock du bahut. Sam, avec ses deux meilleurs amis Bill et Neal, sont fans de science-fiction et de jeux de rôle. Ils sont la cible de choix des sportifs et galèrent avec les filles. Malgré une diffusion sur Série Club au début des années 2000, Freaks and Geeks est une série qui est passée relativement inaperçue par chez nous. D’ailleurs, même Outre-Atlantique, la série n’a pas connu un très grand succès et a été rapidement annulée par NBC. Plusieurs épisodes de cette seule et unique saison n’ont même pas été diffusés. Quand j’en ai entendu parlé, il y a quelques années, j’ai tout de suite eu envie de la voir. Pas que je sois un grand aficionado de séries pour ados, mais pour son casting. J’y reviendrai. C’était difficile de la trouver en VOST jusqu’à ce qu’elle soit ajoutée au catalogue Netflix. Même…

Vu! Rampart, de Oren Moverman.
Films / 29 juin 2016

Vu! Rampart, de Oren Moverman. Nous sommes à Los Angeles, en 1999. Dave Brown est l’archétype du flic old school. Surnommé Date Rape en raison du meurtre d’un violeur en série que la légende lui prête, il est agressif et violent, n’hésite pas à sortir sa matraque ni à tremper dans des affaires douteuses. Quand un automobiliste percute sa voiture de fonction pendant sa ronde journalière, puis essaie de s’enfuir, Dave le rattrape et le passe à tabac. La scène est filmée par un passant et relance le débat omniprésent de la violence policière, largement médiatisée dans l’affaire Rampart. Sur la sellette, Dave Brown fait ce qu’il peut pour s’en sortir. Réalisé par Oren Moverman d’après une histoire signée James Ellroy, Rampart est inspiré en partie par le scandale Rampart, qui a secoué une partie de la police anti-gang de Los Angeles au début des années 2000. Mais contrairement à Training Day, Crash ou The Shield, le film ne s’inspire pas de faits précis mais plutôt d’une ambiance générale. Woody Harrelson campe le personnage principal et apparaît dans toutes les scènes. Comme souvent (pour ne pas dire toujours), il capture l’attention avec une interprétation bluffante. Il alterne avec brio les émotions, passant…

Vu! Les amants du Texas, de David Lowery.
Films / 8 mai 2015

Vu! Les amants du Texas (Ain’t them bodies saints), de David Lowery. Bob (Casey Affleck) et Ruth (Rooney Mara) sont jeunes et amoureux. Ruth attend leur premier enfant. Ce sont aussi des hors-la-loi. Après avoir commis ce que l’on suppose être un braquage, ils sont poursuivis par la police texane. Avec Freddy, leur complice, ils se retrouvent acculés dans une maison et une fusillade se déclenche. Freddy est tué et Ruth blesse Patrick Wheeler (Ben Foster), un policier local. Pour protéger Ruth et leur enfant à naître, Bob décide de rendre les armes et d’endosser la responsabilité du tir ayant blessé le policier. En prison, il écrit tous les jours à Ruth, lui promettant de la retrouver bientôt. À l’extérieur, Ruth élève sa fille notamment grâce à l’aide de Skerrit (Keith Carradine), le père de Freddy, en attendant Bob. Porté par un excellent casting, « Les amants du Texas » est une nouvelle preuve de la grande qualité du cinéma indépendant américain. David Lowery y apporte l’expérience glanée sur les divers films à petits budgets qu’il a réalisé jusque-là. Dès les premiers plans, nous sommes plongés dans la vie de ces amants maudits. Bob et son désir insurmontable de retrouver la femme…