Vu! Le Tout Nouveau Testament, de Jaco Van Dormael.
Films / 24 octobre 2016

Vu! Le Tout Nouveau Testament, de Jaco Van Dormael. Dieu existe, et il habite à Bruxelles. Dieu, c’est un père de famille odieux et criard, qui passe une bonne partie de son temps enfermé dans son bureau, à jouer avec le monde sur son ordinateur. Quand il n’invente pas de nouvelles règles destinées à pourrir la vie de ses créations, il boit des bières en regardant le sport à la télé, et en invectivant sa femme, Déesse, une bobonne soumise. Éa, sa fille, décide de se venger. Sur les conseils de Jésus, son frère, elle sabote les l’autorité paternelle en révélant à tout le monde sa date de décès, puis s’enfuit de l’appartement par le conduit de la machine à laver pour se mettre en quête de ses apôtres, grâce auxquels elle compte écrire le Tout Nouveau Testament. Le Tout Nouveau Testament est le quatrième film du réalisateur belge. D’ailleurs, il fait ici plusieurs clins d’yeux à ses productions précédentes. Il reprend, comme dans Mr Nobody, la thématique du choix. En libérant les humains de l’angoisse de l’incertitude de leur propre mort, il leur rend leur libre-arbitre. Toujours comme dans Mr Nobody, il offre le rôle de Georges à Pascal Duquenne,…

Vu! Birdman, de Alejandro Gonzalez Iñarritu.
Films / 20 octobre 2016

Vu! Birdman, de Alejandro Gonzalez Iñarritu. Il y a vingt ans, Riggan Thomson était la star d’Hollywood en prêtant ses traits au super-héros Birdman. À la recherche de reconnaissance et pour relancer sa carrière, il décide d’adapter la nouvelle de Raymond Carver, Parlez-moi d’Amour, à Broadway. Mais à mesure que la première approche, Riggan doit composer avec ses angoisses personnelles ainsi qu’avec les contretemps qui surviennent, mettant en péril son fragile équilibre psychologique. Alejandro Gonzalez Iñarritu restera dans l’Histoire du Cinéma comme un des très rares réalisateurs a avoir remporté l’Oscar du Meilleur Réalisateur deux années de suite (et pour la première fois depuis le début des années 50). De ses débuts remarqués avec Amours Chiennes et 21 Grammes, à ses magnifiques Babel et Biutiful jusqu’à sa double consécration avec Birdman et The Revenant, il a réussi à faire des films à la fois expérimentaux et marquants. Birdman s’ouvre sur la séquence magnifique de la chute d’une météorite dans le ciel. Puis nous nous retrouvons dans une loge de théâtre, où Riggan Thomson est face à lui-même et doit lutter contre la voix de son personnage historique. C’est le début d’un plan séquence de près de deux heures pendant lequel on assiste…

Vu! Le Loup de Wall Street, de Martin Scorsese.
Films / 20 août 2016

Vu! Le Loup de Wall Street, de Martin Scorsese. Après le Lundi Noir et l’effondrement de l’entreprise dans laquelle il exerce comme courtier en bourse, Jordan Belfort décide de prendre son futur en main. Passant d’abord par une petite entreprise de courtage spécialisée dans les actions bas de gamme, il monte rapidement sa propre boîte avec un voisin. Arnaques, succès, argent, putes, drogues et FBI deviendront son quotidien. Voilà maintenant près de trois ans que Le Loup de Wall Street est sorti au cinéma. Dès sa sortie, on m’a conseillé de le voir et tout le monde semblait s’accorder sur le fait que c’était un excellent film. Je n’en doutais pas, mais j’ai attendu. Après sa sortie en DVD/Blu-Ray, j’aurais pu le voir à tout moment. Mais trois heures c’est long. Jusqu’à cette semaine, Le Loup de Wall Street était devenu pour moi une private joke, le genre de film que je propose quand il est déjà tard et qu’il faut se lever tôt le lendemain. Jusqu’à cette semaine. Je ne sais pas comment, ni pourquoi, mais j’étais motivé. Ça arrive parfois. Vous avez un film que vous voulez voir depuis longtemps mais que vous n’avez pas encore pris le temps de…

Vu! Creed : l’Héritage de Rocky Balboa, de Ryan Coogler.
Films / 1 juillet 2016

Vu! Creed : l’Héritage de Rocky Balboa, de Ryan Coogler. À la fin des années 90, Adonis Johnson est un jeune noir bagarreur enfermé dans un centre correctionnel pour jeunes à Los Angeles. Sa mère est morte quand il était jeune et son père avant même sa naissance. Il est recueilli par la femme de son père, la légende de la boxe Apollo Creed, qui l’élève comme son fils et lui offre une vie à laquelle il n’aurait jamais pu prétendre. Dix-sept ans plus tard, Donnie Johnson concilie les combats de boxe à Tijuana avec un travail stable dans un bureau. Mais son rêve est de devenir boxeur professionnel, malgré les mises en garde de sa mère. Il essaie de se faire entraîner à la Delphi Boxing Academy, la salle de son père mais est rejeté car jugé pas prêt. Il part donc pour Philadelphie et traque Rocky Balboa, l’ancien rival devenu ami intime de son père et le pousse à l’entraîner. Après des débuts hésitants, une relation forte s’installera entre l’ancien champion et l’héritier de Creed. Creed avait tout pour échouer. Déjà parce que Ryan Coogler est un jeune réalisateur et scénariste et qu’il s’attaque à un mythe du cinéma américain. Mais…

Vu! The Big Short, d’Adam McKay.
Films / 8 mai 2016

Vu! The Big Short, d’Adam McKay. Michael Burry (Christian Bale) est un excentrique à tendance Asperger affublé d’un œil de verre. Ancien neurochirurgien devenu analyste financier, il arpente, pieds nus et métal à fond, son bureau à la recherche de failles dans le système financier. Avant tout le monde, il découvre que les subprimes, ces prêts très accessibles avec des taux d’apparences très faibles, sont en réalité des bombes à retardement. Tout le monde pense le système infaillible mais lui décide de miser contre la banque, persuadé que ce n’est qu’une question de temps avant que tout s’effondre et qu’il n’empoche le pactole. Sûrs d’eux, les banques acceptent avec joie de prendre son argent. Jared Vennett (Ryan Gosling) a vent de cette affaire et décide d’enquêter à son tour. En s’apercevant que Burry a raison, il contacte Mark Baum (Steve Carell), à la tête d’un fond spéculatif propre et indépendant, pour le mettre dans la combine. Plus encore que de faire de l’argent sur le dos du système, Mark Baum espère dénoncer la fraude massive qui régit l’économie américaine et punir les responsables. Charlie Geller (John Magaro) et Jamie Shipley (Finn Wittrock), deux jeunes investisseurs partis de rien, entendent parler par hasard…

Vu! Mr. Nobody, de Jaco Van Dormael.
Films / 16 avril 2016

Vu! Mr. Nobody, de Jaco Van Dormael. Nemo Nobody célèbre son 118ème anniversaire. Nous sommes en 2092 et il est le dernier homme mortel sur la planète. Face à son psychiatre, il essaie de faire de l’ordre dans ses souvenirs et se rappeler de son passé. Puis, interrogé par un journaliste, il raconte ses différentes vies, tandis que le monde vote pour savoir s’il doit être maintenu en vie ou si l’on doit le laisser mourir. Ça fait six ans que Mr. Nobody est sorti et six ans que je me dis qu’il faut que je le voie. J’adore Jared Leto, mais il n’avait, jusque-là, pas été un argument suffisant pour me décider à plonger dans 2h30 d’un film contemplatif. J’ai enfin pris le temps de regarder ce film, dont j’avais entendu beaucoup de bonnes choses. Près de  15 ans après le Huitième Jour, le réalisateur belge nous revient avec une histoire originale, entre science-fiction et philosophie. Le thème central du film sont les choix. Les choix que nous faisons et qui conditionnent notre existence. Entre futur et passé, on suit tour à tour un Nemo à 9 ans, au moment de la séparation de ses parents, et qui doit…

Vu! Le Juge, de David Dobkin.
Films / 25 mars 2016

Vu! Le Juge, de David Dobkin. Hank Palmer (Robert Downey Jr.) est un riche avocat de Chicago spécialisé dans la défense d’individus coupables. Le décès de sa mère le force à rentrer à Carlinville, Indiana, sa ville natale. Il retrouve son ex, Sam (Vera Farmiga), ses deux frères, Glenn (Vincent D’Onofrio) et Dale (Jeremy Strong), mais aussi le juge Joseph Palmer (Robert Duvall), son père, avec qui il entretient une relation pour le moins conflictuelle. Il ne pense faire que l’aller-retour le temps d’assister à la cérémonie, avant de rentrer s’occuper de son divorce et de la garde de sa fille, mais un événement imprévu va le forcer à reconsidéré les choses, tandis que le passé remonte peu à peu à la surface. La présence de Robert Downey Jr. et de Robert Duvall à l’affiche est une raison suffisante pour regarder ce film. Deux acteurs aussi talentueux dans une histoire de relation père-fils sur fond de ressentiment macéré, on sait déjà que ça ne pourra pas être mauvais. L’interrogation se situait plus au niveau de la réalisation de David Dobkin, qui nous avait plutôt habitué à de la comédie légère (Serial Noceurs). Mais il nous livre ici une comédie dramatique…

Vu! Notre jour viendra, de Romain Gavras.
Films / 13 mars 2016

Vu! Notre jour viendra, de Romain Gavras. Rémy est un jeune homme un peu lent, victime d’un racisme anti-roux. Tombé sous l’emprise de Patrick, un psy auto-destructeur, il va sombrer dans la violence et la folie au cours de sa quête pour rejoindre l’Irlande, érigée en Terre Sainte du Peuple Roux. Difficile de classer ce film particulier. À l’image de Sheitan de Kim Chapiron (avec qui il fonde le collectif Kourtrajmé), qui mettait déjà en scène Vincent Cassel et Olivier Barthélémy, Notre jour viendra dépeint un Nord de la France caricatural, peuplé de personnages pauvres ou pervers. La violence est gratuite, la provocation souvent poussée, sur fond de racisme, sans vraiment traiter le sujet en profondeur. Ce qui apparaît au début comme décalé devient vite pesant. Difficile  de vraiment s’attacher aux personnages, dont la folie met rapidement mal à l’aise. Il y a bien quelques passages assez drôles, mais nous sommes bien loin de la comédie. Vincent Cassel fait du Vincent Cassel. Sans être bluffant, il campe un personnage  malsain et manipulateur, avec le talent qu’on lui connait. La prestation d’Olivier Barthélémy est moins convaincante, malgré certaines scènes où il est très bon. Plutôt court (par manque de fond?) puisqu’il dure…

Vu! Des gens impitoyables, de Griffin Dunne.
Films / 11 mars 2016

Vu! Des gens impitoyables, de Griffin Dunne. Finn (Anton Yelchin) veut passer son été avec son père, anthropologue, mais ses plans changent quand il se fait arrêter. Décidée à changer leur vie, sa mère (Diane Lane), qui a des problèmes de drogue, l’emmène vivre sur la propriété d’Ogden Osbourne (Donald Sutherland), un milliardaire vieillissant, dont elle devient la masseuse personnelle. Finn va être projeté dans un microcosme particulier, semblable à la tribu primitive étudiée par son père en Amérique du Sud. J’avais été attiré par ce film à cause de son casting. Donald Sutherland, Diane Lane, Elizabeth Perkins, Christopher Shyer, mais surtout quelques jeunes prometteurs, comme Paz de la Huerta, Anton Yelchin, Kristen Stewart ou encore Chris Evans. L’histoire est adaptée d’un roman de Dirk Wittenborn, qui a non seulement signé sa propre adaptation, mais apparaît également à l’écran dans le rôle de l’anthropologue Fox Blanchard. Si l’on ajoute en plus que j’avais beaucoup aimé Addicted to love, du même réalisateur, on a des raisons amplement suffisantes pour espérer découvrir une petite pépite comme le cinéma indépendant américain en regorge. Les acteurs sont bons, sans être exceptionnels, mais on sent le métier des vétérans et le talent des jeunes pousses. La…

Vu! Deux sœurs pour un roi, de Justin Chadwick.
Films / 27 février 2016

Vu! Deux sœurs pour un roi (The other Boleyn girl), de Justin Chadwick. Tandis que le couple royal bat de l’aile, le Duc de Norfolk (David Morrissey) y voit un moyen d’asseoir son autorité à la cour. Il s’arrange pour que Anne Boleyn (Natalie Portman), sa nièce, devienne la maîtresse d’Henry VIII (Eric Bana), mais c’est finalement vers Mary (Scarlett Johansson), la sœur d’Anne, pourtant récemment mariée, qu’il se tourne. D’abord hésitante, elle se sacrifie pour sa famille. De son côté, Anne est exilée en France, mais elle n’a pas dit son dernier mot. Je ne suis pas un grand amateur de films historiques, mais je dois admettre que celui-ci est plutôt agréable à regarder. Les relations entre les différentes familles, ici la famille Boleyn, et la cour sont intéressantes. Basées sur l’ambition, les secrets, les manipulations et les trahisons, tout en faux-semblants et en apparences, elles ne sont pas dénuées de rebondissements et n’ont rien à envier aux thrillers d’aujourd’hui. Plus encore que la réalité historique (par toujours respectée, voire, parfois, pas du tout), l’attrait principal du film tient dans la présence à l’affiche de deux excellentes actrices qui ont, en plus, l’avantage d’être de véritables icônes de beauté,…