Vu! Le Juge, de David Dobkin.
Films / 25 mars 2016

Vu! Le Juge, de David Dobkin. Hank Palmer (Robert Downey Jr.) est un riche avocat de Chicago spécialisé dans la défense d’individus coupables. Le décès de sa mère le force à rentrer à Carlinville, Indiana, sa ville natale. Il retrouve son ex, Sam (Vera Farmiga), ses deux frères, Glenn (Vincent D’Onofrio) et Dale (Jeremy Strong), mais aussi le juge Joseph Palmer (Robert Duvall), son père, avec qui il entretient une relation pour le moins conflictuelle. Il ne pense faire que l’aller-retour le temps d’assister à la cérémonie, avant de rentrer s’occuper de son divorce et de la garde de sa fille, mais un événement imprévu va le forcer à reconsidéré les choses, tandis que le passé remonte peu à peu à la surface. La présence de Robert Downey Jr. et de Robert Duvall à l’affiche est une raison suffisante pour regarder ce film. Deux acteurs aussi talentueux dans une histoire de relation père-fils sur fond de ressentiment macéré, on sait déjà que ça ne pourra pas être mauvais. L’interrogation se situait plus au niveau de la réalisation de David Dobkin, qui nous avait plutôt habitué à de la comédie légère (Serial Noceurs). Mais il nous livre ici une comédie dramatique…

Vu! Notre jour viendra, de Romain Gavras.
Films / 13 mars 2016

Vu! Notre jour viendra, de Romain Gavras. Rémy est un jeune homme un peu lent, victime d’un racisme anti-roux. Tombé sous l’emprise de Patrick, un psy auto-destructeur, il va sombrer dans la violence et la folie au cours de sa quête pour rejoindre l’Irlande, érigée en Terre Sainte du Peuple Roux. Difficile de classer ce film particulier. À l’image de Sheitan de Kim Chapiron (avec qui il fonde le collectif Kourtrajmé), qui mettait déjà en scène Vincent Cassel et Olivier Barthélémy, Notre jour viendra dépeint un Nord de la France caricatural, peuplé de personnages pauvres ou pervers. La violence est gratuite, la provocation souvent poussée, sur fond de racisme, sans vraiment traiter le sujet en profondeur. Ce qui apparaît au début comme décalé devient vite pesant. Difficile  de vraiment s’attacher aux personnages, dont la folie met rapidement mal à l’aise. Il y a bien quelques passages assez drôles, mais nous sommes bien loin de la comédie. Vincent Cassel fait du Vincent Cassel. Sans être bluffant, il campe un personnage  malsain et manipulateur, avec le talent qu’on lui connait. La prestation d’Olivier Barthélémy est moins convaincante, malgré certaines scènes où il est très bon. Plutôt court (par manque de fond?) puisqu’il dure…

Vu! Des gens impitoyables, de Griffin Dunne.
Films / 11 mars 2016

Vu! Des gens impitoyables, de Griffin Dunne. Finn (Anton Yelchin) veut passer son été avec son père, anthropologue, mais ses plans changent quand il se fait arrêter. Décidée à changer leur vie, sa mère (Diane Lane), qui a des problèmes de drogue, l’emmène vivre sur la propriété d’Ogden Osbourne (Donald Sutherland), un milliardaire vieillissant, dont elle devient la masseuse personnelle. Finn va être projeté dans un microcosme particulier, semblable à la tribu primitive étudiée par son père en Amérique du Sud. J’avais été attiré par ce film à cause de son casting. Donald Sutherland, Diane Lane, Elizabeth Perkins, Christopher Shyer, mais surtout quelques jeunes prometteurs, comme Paz de la Huerta, Anton Yelchin, Kristen Stewart ou encore Chris Evans. L’histoire est adaptée d’un roman de Dirk Wittenborn, qui a non seulement signé sa propre adaptation, mais apparaît également à l’écran dans le rôle de l’anthropologue Fox Blanchard. Si l’on ajoute en plus que j’avais beaucoup aimé Addicted to love, du même réalisateur, on a des raisons amplement suffisantes pour espérer découvrir une petite pépite comme le cinéma indépendant américain en regorge. Les acteurs sont bons, sans être exceptionnels, mais on sent le métier des vétérans et le talent des jeunes pousses. La…

Vu! Deux sœurs pour un roi, de Justin Chadwick.
Films / 27 février 2016

Vu! Deux sœurs pour un roi (The other Boleyn girl), de Justin Chadwick. Tandis que le couple royal bat de l’aile, le Duc de Norfolk (David Morrissey) y voit un moyen d’asseoir son autorité à la cour. Il s’arrange pour que Anne Boleyn (Natalie Portman), sa nièce, devienne la maîtresse d’Henry VIII (Eric Bana), mais c’est finalement vers Mary (Scarlett Johansson), la sœur d’Anne, pourtant récemment mariée, qu’il se tourne. D’abord hésitante, elle se sacrifie pour sa famille. De son côté, Anne est exilée en France, mais elle n’a pas dit son dernier mot. Je ne suis pas un grand amateur de films historiques, mais je dois admettre que celui-ci est plutôt agréable à regarder. Les relations entre les différentes familles, ici la famille Boleyn, et la cour sont intéressantes. Basées sur l’ambition, les secrets, les manipulations et les trahisons, tout en faux-semblants et en apparences, elles ne sont pas dénuées de rebondissements et n’ont rien à envier aux thrillers d’aujourd’hui. Plus encore que la réalité historique (par toujours respectée, voire, parfois, pas du tout), l’attrait principal du film tient dans la présence à l’affiche de deux excellentes actrices qui ont, en plus, l’avantage d’être de véritables icônes de beauté,…

Vu! This Is Where I Leave You de Shawn Levy
Films / 16 janvier 2016

Vu! This Is Where I Leave You de Shawn Levy. Voulant faire une surprise à sa femme, Judd Altman (Jason Bateman) découvre qu’elle le trompe avec Wade (Dax Shepard), son boss, depuis un an. Au même moment, Wendy (Tina Fey), sa sœur, l’appelle pour lui apprendre le décès de leur père. Pour respecter la volonté de ce dernier, la famille se retrouve dans la maison familiale pour observer le rite juif de shiv’ah. Mais plus que de faire leur deuil, c’est une opportunité pour réglerleurs comptes. Adapté du roman du même nom de Jonathan Tropper, qui signe lui-même le scénario, cette comédie dramatique familiale réuni un casting expérimenté. Aux côtés de Jason Bateman et Tina Fey, on retrouve Jane Fonda en mère extravertie, Adam Driver en petit frère rebelle, accompagné de sa nouvelle conquête, Connie Britton, sa psy ; Corey Stoll joue le grand frère, qui a repris le commerce familial et peine à faire un enfant avec sa femme, jouée par Kathryn Hahn ; Timothy Olyphant joue Horry, ancien fiancé de Wendy, qui garde des séquelles visibles après un grave accident de voiture ; Rose Byrne interprète Penny, qui était amoureuse de Judd et est revenue dans sa ville natale…

Vu! La Tête haute, d’Emmanuelle Bercot.
Films / 1 décembre 2015

Vu! La Tête haute, d’Emmanuelle Bercot. De ses six ans à sa majorité, on suit la vie de Malony (Rod Paradot), un habitué du bureau de la juge Florence Blaque (Catherine Deneuve). En échec scolaire et sujet à des crises de violence, le jeune garçon manque cruellement de repères. Écrit et réalisé par Emmanuelle Bercot, « La Tête Haute » est un film difficile sur la misère sociale et leurs premières victimes, les enfants. Dès les premières scènes, le personnage de Séverine (Sara Forestier), la mère de Malony, met le ton. Elle se tient mal, parle mal et représente tout ce qu’une mère ne devrait pas être. Face à elle, Catherine Deneuve (excellente) campe une juge humaine obligée de composer avec un système imparfait et des parents nocifs, tout en gardant en tête le devenir de l’enfant. Les années qui passent sont plus ou moins résumées. Entre le bureau de la juge et les foyers sociaux, on suit l’évolution de Malony, sa relation avec sa mère, avec l’autorité aussi. Aux côtés de la juge, Yann (Benoît Magimel) se bat pour aider l’adolescent, souvent contre l’adolescent lui-même. Tout comme la vie de Malony, la réalisation est brute, violente, dénuée de fioritures. Le spectateur…

Vu! Cake de Daniel Barnz.
Films / 28 octobre 2015

Vu! Cake de Daniel Barnz. Claire (Jennifer Aniston) souffre, physiquement et psychologiquement. Quand une jeune femme de son groupe de soutien se suicide, elle s’intéresse à sa vie pour essayer de comprendre ce qui l’a poussée à sauter d’un pont. Pour essayer également de comprendre sa propre souffrance. Casting de haut vol pour ce film indépendant américain, puisqu’on retrouve, aux côtés de Jennifer Aniston, Sam Worthington, Anna Kendrick mais également Felicity Huffman, Chris Messina et William H. Macy. L’ancienne Rachel de FRIENDS est omniprésente, dans un rôle dramatique où elle excelle bien plus que dans les comédies légères. Grâce à son scénario bien écrit et sans recourir à des flashback, on comprend facilement l’état de Claire et son parcourt, ce qui accentue l’identification avec son personnage. Même si certains aspects sont plus intéressants que d’autres, l’ensemble tient tout à fait la route. Faire un film sur le deuil est un exercice difficile, surtout si l’on évite de revenir sur le drame. Ici, l’accent est mis sur Claire, sur l’impact de sa souffrance sur son entourage (notamment sa gouvernante) et les moyens qu’elle met en place pour la canaliser et l’accepter. Sans être un chef d’oeuvre, Cake parvient à nous tenir tout du long….

Vu! Magic Magic de Sebastián Silva.
Films / 26 octobre 2015

Vu! Magic Magic de Sebastián Silva. Alicia (Juno Temple) rejoint Sara (Emily Browning), sa cousine, au Chili. Embarquée sur une île isolée, elle se replie sur elle-même. Elle n’arrive pas à dormir et commence à perdre la tête. Je me suis laissé tenté par ce film indépendant américain par la présence de (Michael Cera) au casting et la promesse d’un bon film sur la folie. Au final, je me suis surtout demandé si ce n’était pas moi qui était en train de devenir fou. Parce que l’heure et demi que dure le film m’a semblé s’étirer sur bien plus que ça. Autant les films indépendants américains peuvent être de véritables surprises, autant parfois, ils sont justes mauvais. En ce qui me concerne, c’est dans la deuxième catégorie qu’il faut classer celui-ci. Aussitôt visionné, aussitôt oublié. Une ambiance plus agaçante qu’angoissante et des acteurs loin d’être au top de leur forme. Michael Cera est lourd, Juno Temple énervante et Emily Browning pas assez présente. La tension ne monte jamais vraiment et seule la fin relève un peu le niveau. Au point de regarder le film? Pas sûr.

Vu! Still Alice de Wash Westmoreland et Richard Glatzer.
Films / 27 août 2015

Vu! Still Alice de Wash Westmoreland et Richard Glatzer. Alice Howland (Julianne Moore) est une linguiste de renommée, mère de trois enfants et heureuse en mariage. Alors qu’elle fête son cinquantième anniversaire, elle commence à perdre ses mots (ce qui la fout mal pour une linguiste !). Avant d’inquiéter les siens, elle décide de consulter un neurologue. Le diagnostic tombe, elle souffre de la maladie d’Alzheimer. Je n’ai pas lu le roman éponyme (de Lisa Genova) à partir duquel est tiré le film. Tout ce que je savais, c’est que ça parlait de la maladie d’Alzheimer et que la prestation de Julianne Moore avait été plébiscitée. Le film en lui-même est simple. Une femme apprend qu’elle est touchée par une maladie grave et on la suit tandis que son état se dégrade malgré ses efforts. Ce qui fait la force de Still Alice, c’est la justesse de son casting. Julianne Moore est formidable et l’oscar qu’elle a remporté pour ce film est mérité. Elle campe une femme dans la fleur de l’âge qui a su mener une carrière irréprochable tout en élevant trois enfants avec un mari chercheur. C’est une actrice que j’apprécie depuis des années, et elle confirme là…

Vu! States of Grace de Destin Daniel Cretton.
Films / 12 juillet 2015

Vu! States of Grace (Short Term 12) de Destin Daniel Cretton. Grace (Brie Larson) travaille au Short Term 12, un foyer pour adolescents en difficulté, aux côtés de son compagnon, Mason (John Gallagher Jr.), Jessica (Stephanie Beatriz) et Nate (Rami Malek), qui vient de les rejoindre. Le départ prochain de Marcus (Keith Stanfield) pour ses dix-huit ans et l’arrivée de Jayden (Kaitlyn Dever) vont servir de déclencheurs pour Grace, tandis qu’elle doit prendre des décisions importantes dans sa vie personnelle. Second film du réalisateur hawaïen, States of Grace est un film indépendant par excellence. Une histoire personnelle, basée sur son propre travail avec des adolescents en difficulté, et des acteurs naturels, qui prêtent leurs traits à des personnages vivants, sensibles et attachants. La réalisation est simple et efficace, nous plongeant dans le quotidien de ce foyer social. On est portés par l’histoire pendant une heure et demi. Quand le générique de fin commence à défiler, on se dit même qu’on aurait bien aimer y rester un peu plus longtemps, au Short Term 12. « States of Grace » est un très bon drame, porté par un casting juste et une histoire touchante. Le genre de film qu’on aimerait découvrir plus souvent.