Vu! This Is Where I Leave You de Shawn Levy
Films / 16 janvier 2016

Vu! This Is Where I Leave You de Shawn Levy. Voulant faire une surprise à sa femme, Judd Altman (Jason Bateman) découvre qu’elle le trompe avec Wade (Dax Shepard), son boss, depuis un an. Au même moment, Wendy (Tina Fey), sa sœur, l’appelle pour lui apprendre le décès de leur père. Pour respecter la volonté de ce dernier, la famille se retrouve dans la maison familiale pour observer le rite juif de shiv’ah. Mais plus que de faire leur deuil, c’est une opportunité pour réglerleurs comptes. Adapté du roman du même nom de Jonathan Tropper, qui signe lui-même le scénario, cette comédie dramatique familiale réuni un casting expérimenté. Aux côtés de Jason Bateman et Tina Fey, on retrouve Jane Fonda en mère extravertie, Adam Driver en petit frère rebelle, accompagné de sa nouvelle conquête, Connie Britton, sa psy ; Corey Stoll joue le grand frère, qui a repris le commerce familial et peine à faire un enfant avec sa femme, jouée par Kathryn Hahn ; Timothy Olyphant joue Horry, ancien fiancé de Wendy, qui garde des séquelles visibles après un grave accident de voiture ; Rose Byrne interprète Penny, qui était amoureuse de Judd et est revenue dans sa ville natale…

Vu! La Tête haute, d’Emmanuelle Bercot.
Films / 1 décembre 2015

Vu! La Tête haute, d’Emmanuelle Bercot. De ses six ans à sa majorité, on suit la vie de Malony (Rod Paradot), un habitué du bureau de la juge Florence Blaque (Catherine Deneuve). En échec scolaire et sujet à des crises de violence, le jeune garçon manque cruellement de repères. Écrit et réalisé par Emmanuelle Bercot, « La Tête Haute » est un film difficile sur la misère sociale et leurs premières victimes, les enfants. Dès les premières scènes, le personnage de Séverine (Sara Forestier), la mère de Malony, met le ton. Elle se tient mal, parle mal et représente tout ce qu’une mère ne devrait pas être. Face à elle, Catherine Deneuve (excellente) campe une juge humaine obligée de composer avec un système imparfait et des parents nocifs, tout en gardant en tête le devenir de l’enfant. Les années qui passent sont plus ou moins résumées. Entre le bureau de la juge et les foyers sociaux, on suit l’évolution de Malony, sa relation avec sa mère, avec l’autorité aussi. Aux côtés de la juge, Yann (Benoît Magimel) se bat pour aider l’adolescent, souvent contre l’adolescent lui-même. Tout comme la vie de Malony, la réalisation est brute, violente, dénuée de fioritures. Le spectateur…

Vu! Cake de Daniel Barnz.
Films / 28 octobre 2015

Vu! Cake de Daniel Barnz. Claire (Jennifer Aniston) souffre, physiquement et psychologiquement. Quand une jeune femme de son groupe de soutien se suicide, elle s’intéresse à sa vie pour essayer de comprendre ce qui l’a poussée à sauter d’un pont. Pour essayer également de comprendre sa propre souffrance. Casting de haut vol pour ce film indépendant américain, puisqu’on retrouve, aux côtés de Jennifer Aniston, Sam Worthington, Anna Kendrick mais également Felicity Huffman, Chris Messina et William H. Macy. L’ancienne Rachel de FRIENDS est omniprésente, dans un rôle dramatique où elle excelle bien plus que dans les comédies légères. Grâce à son scénario bien écrit et sans recourir à des flashback, on comprend facilement l’état de Claire et son parcourt, ce qui accentue l’identification avec son personnage. Même si certains aspects sont plus intéressants que d’autres, l’ensemble tient tout à fait la route. Faire un film sur le deuil est un exercice difficile, surtout si l’on évite de revenir sur le drame. Ici, l’accent est mis sur Claire, sur l’impact de sa souffrance sur son entourage (notamment sa gouvernante) et les moyens qu’elle met en place pour la canaliser et l’accepter. Sans être un chef d’oeuvre, Cake parvient à nous tenir tout du long….

Vu! Magic Magic de Sebastián Silva.
Films / 26 octobre 2015

Vu! Magic Magic de Sebastián Silva. Alicia (Juno Temple) rejoint Sara (Emily Browning), sa cousine, au Chili. Embarquée sur une île isolée, elle se replie sur elle-même. Elle n’arrive pas à dormir et commence à perdre la tête. Je me suis laissé tenté par ce film indépendant américain par la présence de (Michael Cera) au casting et la promesse d’un bon film sur la folie. Au final, je me suis surtout demandé si ce n’était pas moi qui était en train de devenir fou. Parce que l’heure et demi que dure le film m’a semblé s’étirer sur bien plus que ça. Autant les films indépendants américains peuvent être de véritables surprises, autant parfois, ils sont justes mauvais. En ce qui me concerne, c’est dans la deuxième catégorie qu’il faut classer celui-ci. Aussitôt visionné, aussitôt oublié. Une ambiance plus agaçante qu’angoissante et des acteurs loin d’être au top de leur forme. Michael Cera est lourd, Juno Temple énervante et Emily Browning pas assez présente. La tension ne monte jamais vraiment et seule la fin relève un peu le niveau. Au point de regarder le film? Pas sûr.

Vu! Still Alice de Wash Westmoreland et Richard Glatzer.
Films / 27 août 2015

Vu! Still Alice de Wash Westmoreland et Richard Glatzer. Alice Howland (Julianne Moore) est une linguiste de renommée, mère de trois enfants et heureuse en mariage. Alors qu’elle fête son cinquantième anniversaire, elle commence à perdre ses mots (ce qui la fout mal pour une linguiste !). Avant d’inquiéter les siens, elle décide de consulter un neurologue. Le diagnostic tombe, elle souffre de la maladie d’Alzheimer. Je n’ai pas lu le roman éponyme (de Lisa Genova) à partir duquel est tiré le film. Tout ce que je savais, c’est que ça parlait de la maladie d’Alzheimer et que la prestation de Julianne Moore avait été plébiscitée. Le film en lui-même est simple. Une femme apprend qu’elle est touchée par une maladie grave et on la suit tandis que son état se dégrade malgré ses efforts. Ce qui fait la force de Still Alice, c’est la justesse de son casting. Julianne Moore est formidable et l’oscar qu’elle a remporté pour ce film est mérité. Elle campe une femme dans la fleur de l’âge qui a su mener une carrière irréprochable tout en élevant trois enfants avec un mari chercheur. C’est une actrice que j’apprécie depuis des années, et elle confirme là…

Vu! States of Grace de Destin Daniel Cretton.
Films / 12 juillet 2015

Vu! States of Grace (Short Term 12) de Destin Daniel Cretton. Grace (Brie Larson) travaille au Short Term 12, un foyer pour adolescents en difficulté, aux côtés de son compagnon, Mason (John Gallagher Jr.), Jessica (Stephanie Beatriz) et Nate (Rami Malek), qui vient de les rejoindre. Le départ prochain de Marcus (Keith Stanfield) pour ses dix-huit ans et l’arrivée de Jayden (Kaitlyn Dever) vont servir de déclencheurs pour Grace, tandis qu’elle doit prendre des décisions importantes dans sa vie personnelle. Second film du réalisateur hawaïen, States of Grace est un film indépendant par excellence. Une histoire personnelle, basée sur son propre travail avec des adolescents en difficulté, et des acteurs naturels, qui prêtent leurs traits à des personnages vivants, sensibles et attachants. La réalisation est simple et efficace, nous plongeant dans le quotidien de ce foyer social. On est portés par l’histoire pendant une heure et demi. Quand le générique de fin commence à défiler, on se dit même qu’on aurait bien aimer y rester un peu plus longtemps, au Short Term 12. « States of Grace » est un très bon drame, porté par un casting juste et une histoire touchante. Le genre de film qu’on aimerait découvrir plus souvent.

Vu! Foxcatcher de Bennett Miller.
Films / 8 juin 2015

Vu! Foxcatcher de Bennett Miller. Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte la relation complexe qui lie trois personnes. D’un côté les deux frères Schultz, Mark (Channing Tatum) et Dave (Mark Ruffalo), anciens médaillés d’or en lutte gréco-romaine aux J.O. de Los Angeles, et le milliardaire excentrique John Du Pont (Steve Carell). J’attendais de voir ce film. J’avais même fait de mon mieux pour ne pas m’intéresser aux critiques ni à l’histoire, souhaitant la découvrir par moi-même. J’en attendais peut-être trop. Toujours est-il que je suis un peu déçu. Et pourtant, je n’ai pas grand-chose à reprocher au film. Le trio d’acteurs principaux est excellent. Pour Channing Tatum c’est un peu une surprise. Je n’ai rien contre lui en particulier, mais des trois c’était celui concernant lequel j’avais le plus de doutes. Mark Ruffalo est très bon, comme à son habitude. C’est un acteur que j’apprécie et qui a prouvé à maintes reprises sa capacité à entrer dans son personnage. Et que dire de Steve Carell ? Il est tout juste exceptionnel. Très très loin de Michael Scott, il démontre son potentiel dramatique dans ce rôle très sérieux. Pas de blagues, mais une transformation physique et une interprétation époustouflantes. La réalisation…

Vu! Whiplash de Damien Chazelle.
Films / 25 mai 2015

Vu! Whiplash de Damien Chazelle. Andrew Neiman (Miles Teller) est un jeune batteur de jazz inscrit dans une prestigieuse école de musique new-yorkaise, la Shaffer Conservatory. Il veut devenir un des grands musiciens de l’histoire. Alors quand il est repéré par Terence Fletcher (J. K. Simmons), un prof redouté, il donne son meilleur pour accomplir son rêve. Réalisé par un jeune réalisateur américain, Whiplash est un film audacieux. Avant de le voir, je n’avais pas cherché à en savoir trop sur l’histoire. J’avais entendu d’excellentes critiques et la présence de de J.K. SImmons, un acteur que j’aime beaucoup, dans un des rôles principaux a fini de mon convaincre que je devais voir ce film. À part le fait que je sache qu’il y aurait une batterie à un moment ou un autre (grâce à l’affiche), je plongeais dans l’inconnu sans à priori ni attentes. Je ne suis pas un expert en musique et si je n’ai pas suivi grand-chose à l’aspect technique de la batterie, j’ai tout de suite été captivé par la relation qui s’instaure entre le mentor intransigeant et son élève. Whiplash est très psychologique qui touche à la volonté d’atteindre ses rêves, à la capacité de résistance,…

Vu! Night Call de Dan Gilroy.
Films / 16 avril 2015

Vu! Night Call (Nightcrawler) de Dan Gilroy. Lou Bloom (Jake Gyllenhaal) est un oiseau de nuit. Il récupère ce qu’il peut pour se faire quelques billets. En tombant par hasard sur un accident de la route, l’idée lui vient de filmer les accidents en tout genre pour les revendre aux chaînes d’informations de Los Angeles. Pour faire son trou dans ce milieu compétitif, son absence de morale est un atout incontestable. Pour son premier film en tant que réalisateur, Dan Gilroy traite un sujet borderline, la quête des images sensationnelles sur le dos des victimes d’agressions ou d’accidents et leur traitement dans les médias, et, pour ce faire, utilise un personnage principal prêt a tout pour prévenir à ses fins sur fond d’un Los Angeles nocturne filmé crûment. Jake Gyllenhaal campe ici un psychopathe et démontré une nouvelle fois, si nécessaire, tout son talent. Il met mal a l’aise, voire dérange, le tout avec une facilité et un naturel déconcertant. Son interprétation de Lou Bloom fait froid dans le dos tant il est réaliste. Il lui suffit de sourire pour inquiéter. À ses côtés, Rene Russo (femme à la ville du réalisateur) joue une directrice de l’information d’une petite chaîne…

Vu! Stand by me, de Rob Reiner.
Films / 24 février 2015

Vu! Stand by me, de Rob Reiner. Datant de 1986, le film n’a pas vieilli. Il est adapté de la nouvelle « Le Corps », de Stephen King et raconte l’histoire d’un groupe de gamins qui partent en randonnée dans la ville fictive de Castle Rock (déplacée pour le film du Maine en Oregon) à la recherche du corps d’un enfant de leur âge porté disparu depuis plusieurs jours et qui aurait été aperçu mort par le grand frère d’un des gamins. On retrouve un casting composé de noms ronflants, avant qu’ils ne soient connus. Le personnage principal, Gordie, est interprêté par Will Wheaton, surtout connu par la suite pour son rôle de Wesley Crusher dans Star Trek Next Generation ; mais on retrouve aussi River Phoenix (frère de Joaquin et décédé très jeune), Jerry O’Connell (quand il était petit et gros) ou encore Kiefer Sutherland en loubard agressif, bien des années avant qu’il ne devienne Jack Bauer. Pour sa première adaptation de Stephen King (il réitérera plus tard avec Misery), Rob Reiner (Quand Harry rencontre Sally) signe une comédie dramatique sur le passage à l’âge adulte d’une groupe de jeunes adolescents qui font un voyage initiatique à la recherche du fameux corps….