Vu! L’Éxoconférence, d’Alexandre Astier.
Spectacle / 22 mars 2016

Vu! L’Éxoconférence, d’Alexandre Astier. Dans ce spectacle, Alexandre Astier incarne un astrophysicien donnant une conférence sur l’Univers et la question de la vie extraterrestre. Il part, évidemment, du Big Bang, retrace les étapes les plus importantes de l’histoire de l’Univers, de la diversité des cosmogonies ou le parfum du cœur de la Voie Lactée, en évoquant des figures historiques majeures, telles que Ptolémée et Copernic. Puis il en vient au sujet qui nous intéresse vraiment : la vie extra-terrestre. Tout y passe, des PAN au paradoxe de Fermi, en passant par le récit de Kenneth Arnold, les événements de Roswell ou l’enlèvement du couple Hill. Sans même parler de la plaque de Pioneer, concernant laquelle il a deux ou trois remarques importantes. Le tout en se bagarrant avec un système d’exploitation hostile. Alexandre Astier est un artiste que j’apprécie beaucoup, depuis plusieurs années. Même si je ne suis pas un inconditionnel, j’aime beaucoup ce qu’il a fait dans Kaamelott. J’avais également adoré son travail sur David et Madame Hansen, son premier film en tant que réalisateur, où il joue aux côtés d’Isabelle Adjani. Il a ce petit quelque chose de différent, comme s’il était lui-même, quels que soient les personnages qu’il incarne, un peu à la…

Vu! The Revenant, de Alejandro Gonzalez Iñarritu.
Films / 16 mars 2016

Vu! The Revenant, de Alejandro Gonzalez Iñarritu. Dans le Nord de l’Amérique du début du 19ème siècle, un groupe de trappeurs dirigé par le capitaine Andrew Henry (Domhnall Gleeson) chasse l’orignal pour sa peau. Parmi eux, le très respecté Hugh Glass (Leonardo DiCaprio) et Hawk, son fils métis. Lorsque le camp est lourdement attaqué par les indiens Arikara et que la majorité des trappeurs est décimée, Henry et les survivants s’enfuient en bateau. Sur les conseils de Glass, spécialiste de la région, le capitaine abandonne le bateau plus loin, pour parcourir les 300 kilomètres qui les séparent de Fort Kiowa à pieds, par la forêt, plutôt que par la rivière contrôlée par les indiens. Rapidement, les tensions s’élèvent dans le groupe, personnifiées par John Fitzgerald (Tom Hardy). Et ce n’est rien face au monde sauvage qui les entoure. Dès les premières minutes, le ton est donné. Un assaut d’une violence rare, épique, sublimé par une réalisation magnifique. Une tension latente puis une mauvaise rencontre dans les bois, dont découle une des scènes les plus éprouvantes que j’ai jamais vu, aussi bien de par sa sauvagerie que son réalisme. C’est pas tous les jours que je quitte ma tanière pour les salles obscures. J’ai plutôt l’habitude de voir les…

Vu! Fargo, saison 2.
Séries TV / 12 mars 2016

Vu! Fargo, saison 2. Cette seconde saison revient sur des événements évoqués lors de la première saison, : le fameux massacre de Sioux Falls. 1979, au milieu d’une guerre de territoire entre deux organisations mafieuses, la vie d’Ed et Peggy Blumquist, respectivement boucher et coiffeuse, va prendre une tournure toute particulière. Dernièrement, la mode est d’adapter des films en série, quand c’était d’habitude le contraire. Adapter une histoire d’un support à un autre n’est jamais une mince affaire. Si en plus on adapte un film culte des frères Coen, ça laisse craindre un degré élevé de sado-masochisme chez l’instigateur du projet, à savoir Noah Hawley. Pourtant, ceux qui ont vu la première saison, magnifiquement portée par un casting de très haut-vol et une réalisation digne d’un grand film, savent qu’il ne s’agit pas là d’un simple découpage du film en dix épisodes d’une heure, mais d’une véritable série indépendante, prenante et jouissive, qui sait recréer à merveille l’ambiance de Fargo tout en réinventant Fargo. Fonctionnant sur le principe de l’anthologie, cette saison 2 ne reprend donc ni l’histoire de la première saison, ni les acteurs. Si on retrouve bien Lou Solverson, c’est Patrick Wilson qui incarne cette version plus jeune. On…

Vu! Seul sur Mars, de Ridley Scott.
Films / 2 mars 2016

Vu! Seul sur Mars (The Martian), de Ridley Scott. L’équipage d’Ares III est forcé d’abandonner sa mission sur Mars quand leur site est frappé par une énorme tempête. Durant l’évacuation, Mark Watney (Matt Damon) est frappé par une antenne et laissé pour mort. Le lendemain, tandis que le reste de l’équipage est en route pour la Terre, Mark se réveille sur le sol martien. Et réalise qu’il est tout seul sur la planète rouge. Incapable de communiquer avec la NASA, il va devoir faire preuve d’ingéniosité et employer au mieux ses maigres ressources s’il veut survivre jusqu’à l’arrivée de la prochaine mission, quatre ans plus tard. J’avais lu le roman éponyme dont est tiré le film au moment de sa sortie française, fin 2014. Andy Weir, l’auteur du roman, a un parcourt qui ressemble à un conte de fée. Son texte, publié au format numérique sur Amazon en 2011 a eu un grand succès. Il a signé dans une grande maison d’édition américaine (Crown, qui appartient à Random House) et a vendu ses droits pour une adaptation cinématographique en 2014, à quelques jours d’intervalle. Une adaptation qui ne pouvait être qu’attendue quand on sait que le scénario a été écrit par…

Lu! Hobboes, de Philippe Cavalier.
Romans / 28 février 2016

Lu! Hobboes, de Philippe Cavalier. Dans une petite ville côtière du Canada, un vagabond déambule dans les rues, rejeté de droite et de gauche. Puis les maisons et les boutiques se vident, les habitants le suivent jusqu’au bord de la falaise et se jettent dans le vide. Tous sauf quatre personnes, qui vont chacune prendre la route de leur côté. Sur la côte Est des États-Unis, Raphaël Banes se fait virer de son poste de professeur d’université après avoir frappé un collègue durant une réception. Il est contacté dans la foulée par une mystérieuse organisation qui lui offre un salaire mirobolant et lui demande de retrouver un de ses anciens élèves, Milton Millicent. Raphaël entame alors un périple dans une Amérique au bord de l’implosion. Situé dans un futur très proche, Hobboes est un roman diablement contemporain. Crise économique et choix politiques creusent chaque jour un peu plus le fossé entre les abonnés et les abandonnés. Pour certains, la vie continue comme si de rien était, pour les autres, elle s’est arrêtée brutalement. C’est au milieu des marginaux que notre héros va devoir évoluer, dans un univers à l’opposé de son quotidien. Les rencontres qu’il va faire vont altérer sa…

Vu! Everest, de Baltasar Kormakur.
Films / 17 février 2016

Vu! Everest, de Baltasar Kormakur. Au printemps 1996, c’est la course à l’ascension de l’Everest. Différentes compagnies commerciales permettent à de riches clients d’atteindre le plus haut sommet au monde. Mais malgré tous les préparatifs et toutes les précautions, personne n’est à l’abri du danger lorsque les éléments se déchaînent. Tout ce que je savais de ce film, au moment de le regarder, était qu’il racontait l’histoire d’une ascension de l’Everest (le titre est assez limpide en ce sens) et qu’il mettait en scène Jake Gyllenhaal. J’ignorais qu’il était basé sur des faits réels (je l’ai compris assez vite, notamment grâce à la mention « basé sur des faits réels » qui ouvre le film) et donc je ne savais pas à l’avance qui allait survivre et qui allait mourir. Librement inspiré du récit Tragédie à l’Everest (Into Thin Air : a personnal account of the Mt. Everest Disaster) de Jon Krakauer (qui avait également écrit le récit Into the Wild, adapté au cinéma par Sean Penn), publié en 1997, le film se veut au plus proche de la réalité. En préparation, les acteurs ont donc rencontré les personnes dont ils interpréteraient les rôles, ou leurs proches. Guy Cotter, qui était coordinateur…

Vu! Narcos, saison 1.
Séries TV / 14 février 2016

Vu! Narcos, saison 1. Parti de rien, Pablo Escobar s’est imposé comme le plus célèbre trafiquant de drogue de l’Histoire. Entre aspirations politiques et guerre civile, il mènera un combat sans merci contre le gouvernement colombien et sera traqué par Steve Murphy et Javier Peña, deux agents de la DEA déterminés à le faire tomber. Largement inspirée de faits réels, la série créée par Chris Brancato, Carlo Bernard et Doug Miro se veut au plus proche de la réalité historique. L’utilisation d’images d’archives apporte ainsi beaucoup en crédibilité. Malgré le fait que certains noms aient été modifiés et que les faits soient scénarisés, on a  l’impression d’y être. Et ça fait froid dans le dos. Pendant dix épisodes, on suit parallèlement la mise en place et la domination de la Colombie par le fameux cartel de Medellín, ainsi que la chasse à l’homme organisée notamment par la DEA. Dans le rôle du narcotrafiquant, Wagner Moura, déjà vu dans Troupe d’Élite, est impeccable. À l’aise, calme et impitoyable, il dégage une aura saisissante de réalisme. Boyd Holbrook et Pedro Pascal campent pour leur part les agents Steve Murphy et Javier Peña avec tout autant de qualité. Le reste du casting, principalement composé…

Vu! Vampires en toute intimité, de Jermaine Clement et Taika Waititi.
Films / 12 février 2016

Vu! Vampires en toute intimité (« What we do in the shadows« ), de Jermaine Clement et Taika Waititi. Quelques mois avant l’annuel Bal des Impies, une équipe de tournage suit le quotidien de quatre vampires vivant en colocation dans la banlieue de Wellington en Nouvelle-Zélande. Viago (Taika Waititi) a 379 ans, Vladislav (Jermaine Clement) en a 862, Deacon (Jonathan Brugh) est le petit dernier de la bande avec seulement 183 ans et Petyr (Ben Fransham) le doyen avec plus de 8000 ans au compteur. J’avais entendu parlé de ce film il y a quelques mois, avant qu’il ne soit disponible. Et j’avais immédiatement été conquis par le concept du mockumentary à la The Office ou Modern Family, sur le thème des vampires. Loin des monstres sanguinaires légendaires ou des ridicules représentations pailletées de Twilight, nos vampires se livrent en toute honnêteté sur leur mode de vie particulier. Dès les premières minutes, le ton est donné. Viago réveille ses colocataires pour une réunion de colocataires durant laquelle ils parlent des tâches ménagères. Puis c’est l’heure de la sortie dans les rues de Wellington à la recherche de leur prochain repas. Tous les clichés y passent, sont détournés ou réappropriés, de la mise à…

Vu! Master of None, saison 1.
Séries TV / 2 février 2016

Vu! Master of None, saison 1. Dev Shah (Aziz Ansari) est un trentenaire d’origine indienne, célibataire et vivant à New York. Connu pour avoir joué dans un pub pour Go-Gurt, il enchaîne les castings dans l’espoir de décrocher le rôle qui lancera sa carrière ; il enchaîne les rendez-vous sans savoir si le prochain sera le bon ; il peine à communiquer avec ses parents et passe le plus clair de son temps avec ses amis. Je n’ai pas encore vu Parks & Recreation, mais je connaissais Aziz Ansari pour ses petits rôles dans plusieurs comédies américaines. Netflix le met largement en valeur sur sa plateforme de streaming en proposant deux de ses représentations de stand-up ainsi que cette série originale. Créée par Ansari (en collaboration avec Alan Yang, ancien scénariste de Parks & Recreation), Master of None se situe à la limite de plusieurs genres, à la manière de Girls, par exemple. Entre confession, drame et comédie, on suit les tribulations de Dev. Sa difficulté à trouver un rôle qui ne soit pas celui d’un indien (avec l’accent), celle de parler avec ses parents (interprétés par ses vrais parents) ou de trouver une copine (et de savoir si c’est…

Vu! Ex Machina d’Alex Garland.
Films / 20 octobre 2015

Vu! Ex Machina d’Alex Garland. Caleb (Domnhall Gleeson) est programmeur chez Bluebook, le moteur de recherche internet le plus puissant du monde. Suite à une loterie interne, il gagne un séjour d’une semaine dans la demeure isolée de Nathan (Oscar Isaac), son PDG. Ce qu’il ignore, c’est qu’il est là pour participer à une expérience de la plus haute importance, un test de Turing visant à déterminer si Ava (Alicia Vikander), l’intelligence artificielle créée par Nathan, est douée de conscience. Ex Machina est écrit (en collaboration avec Glen Brunswick) et réalisé par Alex Garland. Après avoir écrit La Plage (dont a été tiré le film de Danny Boyle), adapté ses propres romans 28 Days Later et Sunshine Movie (également réalisés par Danny Boyle) et signé les scénarios de Never Let Me Go et Dredd, le britannique passe pour la première fois derrière la caméra. Et c’est pour nous livrer un excellent thriller psychologique sur fond de science-fiction réaliste. La demeure de Nathan, formidable, moderne et luxueuse, perdue au milieu de nulle part, confère immédiatement le sentiment d’être perdu dans un paysage grandiose. C’est également le cadre parfait pour le huis-clos qui se joue entre les trois personnages principaux, Nathan, Caleb et…