Vu! We Are What We Are, de Jim Mickle.
Films / 8 juillet 2016

Vu! We Are What We Are, de Jim Mickle. Dans une petite ville isolée des États-Unis, la famille Parker est connue pour sa pratique très rigoureuse de la religion. Après la mort de sa femme, le patriarche va se replier encore plus sur lui-même, tandis que ses deux filles vont devoir faire face à leurs nouvelles responsabilités familiales tout en s’occupant de leur petit frère. Suite à la crue, le médecin local, doc Barrow, découvre un os qu’il pense être humain et décide de mener l’enquête. Présenté à la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2013, We Are What We Are est une relecture du film d’horreur mexicain, Ne Nous Jugez Pas. Le réalisateur américain Jim Mickle a repris l’idée et remanié complètement le scénario pour en faire plus qu’un simple film d’horreur. Dès les premières minutes, une pluie torrentielle s’abat sur la région, comme un présage du déluge à venir. Une femme quitte sa maison en bénissant ses enfants, puis se rend à l’épicerie locale. Quand elle a perçoit la viande à la découpe, elle se sent mal. Et son état empire quand elle découvre une affichette signalant la disparation d’une jeune fille. Elle se met à saigner…

Vu! Sinister, de Scott Derrickson.
Films / 6 mars 2016

Vu! Sinister, de Scott Derrickson. Écrivain spécialisé en faits divers macabres, Ellison Oswalt (Ethan Hawke) emménage avec sa famille en Pennsylvanie, dans une maison où s’est produit un crime horrible. Il souhaite s’imprégner des lieux pour en faire un livre, espérant renouer avec le succès après lequel il court depuis dix ans. Dès son arrivée, il tombe sur des films amateurs de plusieurs meurtres. Très vite, des phénomènes étranges se produisent dans la maison. Après avoir été déçu par The Visit, je ne voulais pas rester sur un échec. J’ai donc enchaîné avec Sinister. Le film s’ouvre sur une vidéo en Super 8 des meurtres ayant eu lieu dans la maison. Un arbre auquel sont suspendues quatre personnes bâillonnées. Une branche est sciée par une main invisible et le contrepoids fait décoller les victimes du sol. Le ton est donné. Le début du film emprunte aux classiques du genre, une maison inquiétante, un carton de vidéo qui attend qu’on le découvre au grenier. Scott Derrickson n’hésite pas à utiliser des ficelles usées. Mais ça ne craque pas, car parallèlement, il parvient à installer une ambiance assez glauque ainsi qu’une trame réfléchie et même intelligente sur plusieurs points, fait tellement rare dans ce genre…

Vu! The Visit, de M. Night Shyamalan.
Films / 4 mars 2016

Vu! The Visit, de M. Night Shyamalan. Pour la première fois, Becca et Tyler vont passer une semaine dans la ferme (isolée) de leurs grands-parents. La visite a plusieurs objectifs pour les enfants : ils veulent laisser de l’espace à leur mère, pour qu’elle puisse partir en croisière avec cet homme qu’elle fréquente ; mais ils veulent surtout (enfin, surtout Becca) découvrir la raison pour laquelle leur mère et leurs grands-parents ne se parlent plus depuis quinze ans. Très vite, les enfants sont témoins de choses étranges, de plus en plus inquiétantes. Il fut un temps où un nouveau film de M. Night Shyamalan était un rendez-vous à ne pas manquer. Mais c’était déjà il y a longtemps. Avec The Visit, l’ancien prodige annoncé est bien loin de ses meilleurs films. Présenté comme un film d’horreur en found footage, ce dernier opus loupe (une fois de plus) le coche. Dès le début, Tout semble forcé, de l’obsession du personnage de Becca pour la réalisation au comportement des acteurs devant la caméra. Évidemment, l’un est nécessaire pour avoir des images, l’autre est voulu pour accentuer l’effet « il se passe un truc étrange, non ? » Sauf que ça a du mal à passer,…

Vu! The Green Inferno, d’Eli Roth.
Films / 1 février 2016

Vu! The Green Inferno, d’Eli Roth. Justine (Lorenza Izzo) est étudiante à l’université de Columbia. Fille d’un avocat travaillant aux Nations Unies, elle attire l’œil d’Alejandro (Ariel Levy), leader d’un petit groupe de militants du campus. Comme elle le trouve plutôt mignon, elle se laisse embrigader dans sa troupe et jusqu’au Pérou, le temps d’un weekend et d’une opération choc visant à dénoncer une entreprise pétrolière s’apprêtant à raser la forêt, condamnant la tribu primitive qui y vit. Si la mission est un succès, leur retour se passe mal et l’avion transportant le groupe s’écrase dans la-dite forêt, laissant les survivants au prise avec les membres de la tribu qu’ils venaient protéger. Six ans après la seconde partie de Hostel, Eli Roth revient derrière la caméra. Aucune surprise sur le genre, Green Inferno est un film gore. Les scènes sont plus qu’explicite, avec une pointe d’humour (très) potache. Tourné au Pérou et au Chili, le film se déroule dans des paysages magnifiques. Le contraste avec l’horreur de l’action est saisissant, tout comme l’ironie de l’histoire (un groupe d’activistes victimes du peuple qu’ils venaient défendre). Côté casting, Lorenza Izzo, actrice chilienne épouse à la ville du réalisateur, tient plutôt bien son…