Vu! Bushwick, de Cary Murnion et Jonathan Milott.
Films / 4 octobre 2017

Vu! Bushwick, de Cary Murnion et Jonathan Milott. Lucy rentre de l’université avec son petit-ami pour le présenter pour la première fois à sa grand-mère et sa sœur. Lorsqu’ils quittent le métro pour rejoindre le quartier de Bushwick à Brooklyn, la station est vide et une inquiétante annonce au micro prévient qu’il n’y aura pas d’autres trains. Très vite, le couple comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Intuition confirmée par les explosions et les bruits de coups de feu à l’extérieur. Dans cet univers hostile, Lucy va faire de son mieux pour survivre, aidée par Stupe, un vétéran de guerre qui cherche à rejoindre sa femme et son enfant. Quand je suis sur les corrections d’une de mes histoires (comme c’est le cas en ce moment), j’ai parfois envie de me détendre avec un film qui ne dure pas trop longtemps et devant lequel je peux m’endormir sans trop de scrupules. J’ai donc fait défiler ma Liste Netflix et je me suis arrêter sur le premier long-métrage d’environ une heure et demi. C’est tombé sur Bushwick. J’ai une politique d’Ajout assez libérale. J’ai récemment regardé Les Gardiens de la Galaxy vol. 2 et j’ai trouvé que Dave Bautista…

Vu! Manchester by the Sea, de Kenneth Lonergan.
Films / 20 septembre 2017

Vu! Manchester by the Sea, de Kenneth Lonergan. Lee Chandler est un homme-à-tout-faire et gardien d’immeuble taciturne vivant seul à Quincy, Massachusetts. Lorsque son frère fait une crise cardiaque, Joe retourne dans sa ville natale de Manchester-by-the-sea. En s’occupant des formalités administratives, il découvre que son frère l’a nommé tuteur légal de son neveu adolescent, Patrick. Perdu et perturbé, Lee voit remonter les souvenirs difficiles des événements qui l’ont poussé à s’exiler. Manchester by the Sea est un film indépendant américain présenté au festival de Sundance l’année dernière. Les droits ont aussitôt été rachetés par Amazon Studios, pour connaître un franc succès, à la fois au box-office, mais également aux yeux de la critique. Puisque j’en ai entendu du bien, que j’aime beaucoup Casey Affleck, que j’apprécie Michelle Williams et que même Kyle Chandler ne m’est plus insupportable, je me suis dit que j’allais tenter le coup. Le personnage de Lee est très réussi, cet homme en pénitence, détruit par la culpabilité et le chagrin, complètement perdu est interprété à merveille par un formidable Casey Affleck. Mention spéciale à toute la séquence dans le commissariat. Je me répète, j’adore cet acteur et le voir tenir un excellent premier rôle n’est pas…

Vu! I Don’t Feel At Home In This World Anymore, de Macon Blair.
Films / 25 avril 2017

Vu! I Don’t Feel At Home In This World Anymore, de Macon Blair. Ruth Kimke est une aide-soignante très peu sûre d’elle à tendance dépressive. Sa vie routinière est pleine de petites frustrations. Elle voudrait réagir face à l’incivisme dont elle est victime au quotidien, entre les gens qui lui racontent la suite des livres qu’elle est en train de lire, ceux qui passent devant elle à la caisse du supermarché, ou encore ce voisin dont le chien vient systématiquement déféquer dans son jardin. Mais c’est quand elle se fait cambrioler que la frustration la submerge. L’impuissance ou le manque de bonne volonté des policiers la pousse à prendre les choses en mains elle-même, avec l’assistance d’un allier inattendu. Dès que j’ai vu l’affiche de ce film, qui a remporté le Grand Prix du jury au festival de Sundance en tout début d’année avant d’être distribué par Netflix, je me senti attiré par cette première réalisation de l’acteur Macon Blair. Si j’ai parfois du mal avec le cinéma américain mainstream, son pendant indépendant regorge de bonnes surprises, de pépites brutes qui osent certaines choses que les grands studios se refusent, comme le mélange des genres. Même si je n’étais pas fan (du tout)…

Vu! Captain Fantastic, de Matt Ross.
Films / 25 février 2017

Vu! Captain Fantastic, de Matt Ross. Ben élève ses 6 enfants en (presque) complète autarcie dans les forêts du Nord-Ouest américain. Les journées s’organisent autour de l’entrainement physique, la lecture et l’éducation ou encore l’entretient des plantations. Leslie, la femme de Ben, est hospitalisée depuis plusieurs semaines. Lorsqu’il apprend son suicide, Ben prend contact avec ses beaux-parents. Mais ceux-ci, rejetant le mode de vie de leur gendre, refusent de le laisser venir aux funérailles et menacent de le faire arrêter. Ben décide de ne pas prendre le risque, de peur de perdre ses enfants, mais ce sont eux qui le poussent à aller jusqu’au bout des idées qu’il leur inculque et de faire respecter les dernières volontés de leur mère. La confrontation avec le reste du monde ne se fera pas sans heurts. Premier long-métrage largement distribué de Matt Ross, Captain Fantastic n’a pas fait énormément de bruit lors de sa sortie (ou alors je suis bien insonorisé), mais je l’ai quand même vu dans une liste des films à voir de l’année 2016, alors, après un coup d’œil au résumé, je me suis laissé tenté. Il faut dire que ce film à tout pour me plaire. Une famille qui…

Vu! I Origins, de Mike Cahill.
Films / 27 septembre 2016

Vu! I Origins, de Mike Cahill. Ian Gray est chercheur en biologie moléculaire. Obsédé par l’œil depuis son plus jeune âge, ses travaux portent sur l’évolution de l’organe. Lors d’une soirée costumée, il rencontre une jeune femme énigmatique, avec qui il flirte. Il ne voit jamais son visage mais photographie ses yeux. C’est ainsi qu’il la retrouve. Elle est spirituelle, il ne jure que par les faits, ensemble ils vont vivre une histoire passionnelle. Jusqu’à ce que tout soit balayé par un coup du sort. J’ai découvert Mike Cahill avec son premier film, Another Earth, qui m’avait absolument transporté. J’avais tout aimé, de l’histoire mêlant habilement une science-fiction discrète avec des questions métaphysico-philosophiques, aux acteurs très justes, en passant par une réalisation de grande qualité malgré le peu de moyens. Pour regarder I Origins, il m’a fallu un peu plus de persévérance. Très peu distribué en France, il est passé inaperçu lors de sa sortie en salle et n’est sorti en DVD/Blu-Ray que très récemment. Qu’à cela ne tienne, mieux vaut tard que jamais, comme on dit ! Michael Pitt est Ian Gray, le personnage central de ce film. Il est très bon dans son rôle de scientifique, jouant de façon…

Vu! Des gens impitoyables, de Griffin Dunne.
Films / 11 mars 2016

Vu! Des gens impitoyables, de Griffin Dunne. Finn (Anton Yelchin) veut passer son été avec son père, anthropologue, mais ses plans changent quand il se fait arrêter. Décidée à changer leur vie, sa mère (Diane Lane), qui a des problèmes de drogue, l’emmène vivre sur la propriété d’Ogden Osbourne (Donald Sutherland), un milliardaire vieillissant, dont elle devient la masseuse personnelle. Finn va être projeté dans un microcosme particulier, semblable à la tribu primitive étudiée par son père en Amérique du Sud. J’avais été attiré par ce film à cause de son casting. Donald Sutherland, Diane Lane, Elizabeth Perkins, Christopher Shyer, mais surtout quelques jeunes prometteurs, comme Paz de la Huerta, Anton Yelchin, Kristen Stewart ou encore Chris Evans. L’histoire est adaptée d’un roman de Dirk Wittenborn, qui a non seulement signé sa propre adaptation, mais apparaît également à l’écran dans le rôle de l’anthropologue Fox Blanchard. Si l’on ajoute en plus que j’avais beaucoup aimé Addicted to love, du même réalisateur, on a des raisons amplement suffisantes pour espérer découvrir une petite pépite comme le cinéma indépendant américain en regorge. Les acteurs sont bons, sans être exceptionnels, mais on sent le métier des vétérans et le talent des jeunes pousses. La…

Vu! Defendor, de Peter Stebbings.
Films / 1 mars 2016

Vu! Defendor, de Peter Stebbings. Arthur Poppington (Woody Harrelson), légèrement attardé, subit un examen psychiatrique avec le Dr Park (Sandra Oh) pour déterminer sa responsabilité dans une agression. Au cours de l’entretien et par le biais de flashbacks, il revient sur son activité nocturne de super-héros, sous les traits de Defendor, et sur sa lutte contre son ennemi juré, le mythique Captain Industry. Defendor est la première réalisation de Peter Stebbings, qui a également écrit le scénario. Film « bâtard », il se situe à la croisée de différents genres et est assez difficiles à décrire. Le début ressemble à une comédie noire, presque une parodie de super-héros. Defendor prend par exemple sa pause pendant sa tournée pour aller manger, en costume, dans un diner, ou inscrit son nom sur la porte de sa base secrète. Mais très vite, l’aspect comique est relégué au second plan par une histoire sérieuse, sur fond de prostitution et de drogue. Le tout autour d’un personnage principal déficient mental. Et pourtant c’est bien cet amalgame qui fait l’originalité de ce film. Woody Harrelson démontre une nouvelle fois ses talents d’acteurs en campant un personnage hautement attachant sans jamais tomber dans la facilité ou la caricature. Kat…

Vu! Vampires en toute intimité, de Jermaine Clement et Taika Waititi.
Films / 12 février 2016

Vu! Vampires en toute intimité (« What we do in the shadows« ), de Jermaine Clement et Taika Waititi. Quelques mois avant l’annuel Bal des Impies, une équipe de tournage suit le quotidien de quatre vampires vivant en colocation dans la banlieue de Wellington en Nouvelle-Zélande. Viago (Taika Waititi) a 379 ans, Vladislav (Jermaine Clement) en a 862, Deacon (Jonathan Brugh) est le petit dernier de la bande avec seulement 183 ans et Petyr (Ben Fransham) le doyen avec plus de 8000 ans au compteur. J’avais entendu parlé de ce film il y a quelques mois, avant qu’il ne soit disponible. Et j’avais immédiatement été conquis par le concept du mockumentary à la The Office ou Modern Family, sur le thème des vampires. Loin des monstres sanguinaires légendaires ou des ridicules représentations pailletées de Twilight, nos vampires se livrent en toute honnêteté sur leur mode de vie particulier. Dès les premières minutes, le ton est donné. Viago réveille ses colocataires pour une réunion de colocataires durant laquelle ils parlent des tâches ménagères. Puis c’est l’heure de la sortie dans les rues de Wellington à la recherche de leur prochain repas. Tous les clichés y passent, sont détournés ou réappropriés, de la mise à…

Vu! Bellflower de Evan Glodell.
Films / 23 décembre 2015

Vu! Bellflower de Evan Glodell. Avec Aiden (Tyler Dawson), son meilleur ami, Woodrow (Evan Glodell) entreprend de construire une voiture à la Mad Max, baptisée Medusa, pour régner sur le No Man’s Land d’une apocalypse inévitable. Les deux amis passent ainsi leurs journées à tester le futur lance-flamme qui ornera la carrosserie du bolide. Mais leur quotidien est perturbé par l’arrivée de Milly (Jessie Wiseman) dans leur vie. Écrit, réalisé, monté et interprété par Evan Glodell, Bellflower est un film très particulier, avec une identité propre. Plein de métaphores, de jeux de musique et d’effets visuels, ce premier film montre toute la créativité du jeune réalisateur. À côté de ça, le film semble parfois décousu, hésitant, brouillon. Au-delà de la première partie, les relations entre les personnages s’étiolent comme une flaque d’essence qui s’embrase. Au point de devenir un peu difficile à suivre. Et sans une fin définitive, je suis resté perplexe au moment où le générique se met à défiler à l’écran. L’inexpérience du casting est visible, mais elle confère également un côté réaliste et sincère à leur performance. L’histoire, si elle sent le vécu par certains aspects, aurait méritée d’être mieux travaillée pour être plus claire et mieux…

Vu! Magic Magic de Sebastián Silva.
Films / 26 octobre 2015

Vu! Magic Magic de Sebastián Silva. Alicia (Juno Temple) rejoint Sara (Emily Browning), sa cousine, au Chili. Embarquée sur une île isolée, elle se replie sur elle-même. Elle n’arrive pas à dormir et commence à perdre la tête. Je me suis laissé tenté par ce film indépendant américain par la présence de (Michael Cera) au casting et la promesse d’un bon film sur la folie. Au final, je me suis surtout demandé si ce n’était pas moi qui était en train de devenir fou. Parce que l’heure et demi que dure le film m’a semblé s’étirer sur bien plus que ça. Autant les films indépendants américains peuvent être de véritables surprises, autant parfois, ils sont justes mauvais. En ce qui me concerne, c’est dans la deuxième catégorie qu’il faut classer celui-ci. Aussitôt visionné, aussitôt oublié. Une ambiance plus agaçante qu’angoissante et des acteurs loin d’être au top de leur forme. Michael Cera est lourd, Juno Temple énervante et Emily Browning pas assez présente. La tension ne monte jamais vraiment et seule la fin relève un peu le niveau. Au point de regarder le film? Pas sûr.