Vu! Magic Magic de Sebastián Silva.
Films / 26 octobre 2015

Vu! Magic Magic de Sebastián Silva. Alicia (Juno Temple) rejoint Sara (Emily Browning), sa cousine, au Chili. Embarquée sur une île isolée, elle se replie sur elle-même. Elle n’arrive pas à dormir et commence à perdre la tête. Je me suis laissé tenté par ce film indépendant américain par la présence de (Michael Cera) au casting et la promesse d’un bon film sur la folie. Au final, je me suis surtout demandé si ce n’était pas moi qui était en train de devenir fou. Parce que l’heure et demi que dure le film m’a semblé s’étirer sur bien plus que ça. Autant les films indépendants américains peuvent être de véritables surprises, autant parfois, ils sont justes mauvais. En ce qui me concerne, c’est dans la deuxième catégorie qu’il faut classer celui-ci. Aussitôt visionné, aussitôt oublié. Une ambiance plus agaçante qu’angoissante et des acteurs loin d’être au top de leur forme. Michael Cera est lourd, Juno Temple énervante et Emily Browning pas assez présente. La tension ne monte jamais vraiment et seule la fin relève un peu le niveau. Au point de regarder le film? Pas sûr.

Vu! Route vers l’enfer de Kevin et Michael Goetz.
Films / 7 septembre 2015

Vu! Route vers l’enfer (Scenic Route) de Kevin et Michael Goetz. Mitchell (Josh Duhamel) et Carter (Dan Fogler) sont deux amis de longues date que la vie a séparés. Ils partent pour un road trip à travers le désert Californien. Mais il faudra que la vieille voiture de Carter tombe en panne au milieu de nulle part pour qu’ils puissent vraiment se retrouver. « Route vers l’enfer » est un huis-clos à ciel ouvert. Le paysage, aussi époustouflant qu’angoissant, du désert est bien pire qu’une pièce fermée. Il suffirait seulement que quelqu’un passe, et ils seraient sauvés. Au lieu de quoi ils règlent leurs comptes, sans détour. Le film s’ouvre sur une bagarre musclée dans le sable du désert, avant de revenir aux évènements déclencheurs. Ils parlent de mariage, de choix de carrière, des rêves d’avenir faits enfant. Jusqu’où doit-on se battre pour réaliser nos rêves ? J’aime les films américains indépendants. Bien sûr, ils n’ont pas les moyens des grandes productions, mais ils compensent par une originalité et une honnêteté que les studios ne permettent que bien trop rarement. « Scenic Route » est de ces films, qui compensent son petit budget avec une histoire bien travaillée et des personnages réalistes, faillibles et complexes. Josh…

Vu! States of Grace de Destin Daniel Cretton.
Films / 12 juillet 2015

Vu! States of Grace (Short Term 12) de Destin Daniel Cretton. Grace (Brie Larson) travaille au Short Term 12, un foyer pour adolescents en difficulté, aux côtés de son compagnon, Mason (John Gallagher Jr.), Jessica (Stephanie Beatriz) et Nate (Rami Malek), qui vient de les rejoindre. Le départ prochain de Marcus (Keith Stanfield) pour ses dix-huit ans et l’arrivée de Jayden (Kaitlyn Dever) vont servir de déclencheurs pour Grace, tandis qu’elle doit prendre des décisions importantes dans sa vie personnelle. Second film du réalisateur hawaïen, States of Grace est un film indépendant par excellence. Une histoire personnelle, basée sur son propre travail avec des adolescents en difficulté, et des acteurs naturels, qui prêtent leurs traits à des personnages vivants, sensibles et attachants. La réalisation est simple et efficace, nous plongeant dans le quotidien de ce foyer social. On est portés par l’histoire pendant une heure et demi. Quand le générique de fin commence à défiler, on se dit même qu’on aurait bien aimer y rester un peu plus longtemps, au Short Term 12. « States of Grace » est un très bon drame, porté par un casting juste et une histoire touchante. Le genre de film qu’on aimerait découvrir plus souvent.

Vu! It Follows de David Robert Mitchell.
Films / 15 juin 2015

Vu! It Follows de David Robert Mitchell. Jay (Maika Monroe) est une adolescente banale qui vit dans la banlieue de Détroit. Jusqu’au jour où elle couche avec Hugh (Jake Weary), un garçon qu’elle voit depuis peu. Il lui explique ensuite qu’il vient de lui transmettre une malédiction, qu’une chose va la suivre où qu’elle aille et que le seul moyen de s’en débarrasser est de coucher avec quelqu’un d’autre. Ou mourir. Elle entraîne Paul (Keir Gilchrist), sa sœur Kelly (Lili Sepe), Yara (Olivia Luccardi) et Greg (Daniel Zovatto) avec elle pour essayer d’échapper à la mort. J’avais vu les affiches et j’avais tout de suite su que je voulais voir ce film. Rien qu’à la vue de ce visage au milieu d’une piscine. Je ne savais rien de l’histoire et je ne me suis pas intéressé aux critiques. J’ai seulement lancé le film. Dès le prologue, l’ambiance film indépendant est omniprésente dans la façon de tourner. Les plans sont longs, le rythme est lent et la caméra mobile. Ce qui m’a plu. Si le film est consistant au niveau de la réalisation, le jeu d’acteur est tout autre. J’aime l’idée d’avoir de jeunes acteurs relativement inexpérimentés, mais c’est à double…

Vu! Les amants du Texas, de David Lowery.
Films / 8 mai 2015

Vu! Les amants du Texas (Ain’t them bodies saints), de David Lowery. Bob (Casey Affleck) et Ruth (Rooney Mara) sont jeunes et amoureux. Ruth attend leur premier enfant. Ce sont aussi des hors-la-loi. Après avoir commis ce que l’on suppose être un braquage, ils sont poursuivis par la police texane. Avec Freddy, leur complice, ils se retrouvent acculés dans une maison et une fusillade se déclenche. Freddy est tué et Ruth blesse Patrick Wheeler (Ben Foster), un policier local. Pour protéger Ruth et leur enfant à naître, Bob décide de rendre les armes et d’endosser la responsabilité du tir ayant blessé le policier. En prison, il écrit tous les jours à Ruth, lui promettant de la retrouver bientôt. À l’extérieur, Ruth élève sa fille notamment grâce à l’aide de Skerrit (Keith Carradine), le père de Freddy, en attendant Bob. Porté par un excellent casting, « Les amants du Texas » est une nouvelle preuve de la grande qualité du cinéma indépendant américain. David Lowery y apporte l’expérience glanée sur les divers films à petits budgets qu’il a réalisé jusque-là. Dès les premiers plans, nous sommes plongés dans la vie de ces amants maudits. Bob et son désir insurmontable de retrouver la femme…

Vu! Cet été-là, de Nat Faxon et Jim Rash.
Films / 28 mars 2015

Vu! Cet été-là, de Nat Faxon et Jim Rash. Duncan (Liam James) est un adolescent introverti. Il part en vacances dans une ville balnéaire de Cape Cod avec sa mère (Toni Collette) et le petit ami de cette dernière (Steve Carell), avec qui il ne s’entend pas. Duncan va découvrir un tout nouveau monde grâce à Owen (Sam Rockwell), qui travaille dans un parc aquatique. Grâce à ce mentor, il va s’ouvrir comme il ne l’aurait jamais pensée possible. Après avoir bossé ensemble sur le scénario de The Descendants, Jim Rash et Nat Faxon nous livrent un film très agréable sur le thème pourtant éculé de l’adolescence. On se met facilement dans la peau de Duncan pour vivre avec lui « Cet été-là ». Le casting est superbe, avec un Steve Carell en beau-père difficile, Toni Collette en mère faible, Sam Rockwell en mentor, mais également Maya Rudolph, Amanda Peet ou Allison Janney en voisine déjantée et d’autres encore. Bon moment garanti!

Vu ! Young Ones, de Jake Paltrow.
Films / 18 février 2015

Vu ! Young Ones, de Jake Paltrow. Le pitch est assez simpliste, dans un futur plus ou moins proche, la Terre vit une pénurie d’eau. Ernest Holm (le très bon Michael Shannon) est propriétaire d’une parcelle de terre aride. Il sait qu’avec de l’eau, il pourrait la cultiver à nouveau, mais les responsables de l’acheminent ne le voient pas de cet œil. Jerome, son fils, le soutien et l’admire, tandis que Flem Lever, (Nicholas Hoult), le petit ami de Mary (Elle Fanning), la fille conflictuelle d’Ernest, à d’autres plans. Pour son deuxième long-métrage en tant que réalisateur (et scénariste), Jake Paltrow, le petit frère de Gwyneth, signe un film indépendant plus qu’honnête à mon goût. Impossible de ne pas remarquer le léger manque de moyens dans certaines scènes qui auraient méritées de meilleurs effets spéciaux, mais c’est largement compensé par la créativité de plusieurs éléments (pensez « caddie sur pattes ») et surtout le jeu des acteurs. Si Elle Fanning manque encore d’expérience, elle ne manque pas de talent. Le reste des acteurs est parfaitement mené par un Michael Shannon taillé pour ce rôle, en tant que père impitoyable, torturé par le passé et les conséquences de ses choix de la vie,…

Vu! Under the Skin, de Jonathan Glazer.
Films / 27 janvier 2015

Vu! Under the Skin, de Jonathan Glazer. Je savais en mettant ce film que je n’allais pas voir Lucy. Et, sur ce plan-là, on peut dire que je n’ai pas été déçu. Dès les premières minutes, Jonathan Glazer joue avec les ombres, une image très noire, pour nous placer dans l’espace, dans le dos de notre planète, plongée dans l’obscurité, qui fait écran à notre soleil. Puis l’écran devient blanc et un iris se dessine jusqu’à devenir un œil humain. À ce moment-là, normalement, les gens commencent à remettre en question leur choix de film et se demandent sans doute s’ils sont près à supporter une heure trois quart d’images mystiques. Grand plan sur les paysages boisés et rocheux de l’écosse profonde. Des phares percent la nuit, une moto, vu de loin, serpente les routes jusqu’à s’arrêter au bord de l’une d’elle. Le conducteur disparaît dans les ténèbres pour revenir quelques secondes plus tard chargé d’un corps qu’il met à l’arrière d’une camionnette. De nouveau nous sommes ailleurs, dans un paysage immaculé où Scarlett Johansson déshabille son sosie pour devenir elle. Puis elle roule sans destination au volant de sa camionnette, à la recherche d’hommes seuls, sans famille, qui accepteraient…

Vu! Mister Babadook, de Jennifer Kent.
Films / 3 janvier 2015

Vu! Mister Babadook, de Jennifer Kent. Amelia (Essie Davis), une ancienne auteure de livres pour enfants, élève seule Samuel, son fils de six ans. Veuve du père de l’enfant, décédé dans un accident de voiture en la conduisant à l’hôpital pour accoucher, Amelia a beaucoup de mal à contrôler son fils, violent et agressif, dont l’obsession est de protéger sa mère des monstres. Quand ils tombent sur un livre intitulé Mister Babadook et entament une lecture inquiétante, leur vie prend une toute autre tournure. Film d’horreur australien étrange, récompensé à de nombreux festivals et ayant recueilli d’excellentes critiques, Mister Babadook joue sur le côté psychologique plus que sur un enchaînement d’effets longuement éprouvés. En ce qui me concerne, le film ne m’a pas fait peur, les rares effets spéciaux ne sont pas toujours d’une excellente facture puisque ce film indépendant a été réalisé avec un budget réduit. Mais j’ai beaucoup aimé le côté psychologique de l’histoire, cette mère fatiguée qui craque mentalement devant un enfant qu’elle sent lui échapper.