Vu! The Act of Killing, de Joshua Oppenheimer.
Documentaires / 11 avril 2018

Vu! The Act of Killing, de Joshua Oppenheimer. Dans la nuit du 30 septembre 1965, six généraux du haut état-major de l’armée de terre indonésienne sont enlevés par des groupes de soldats puis exécutés. Selon le « Mouvement du 30 septembre », les généraux projetaient un coup contre-révolutionnaire. Durant les mois qui suivent, des groupes paramilitaires sont lancés à la chasse aux communistes, considérés comme responsables de tous les maux du pays. Des hommes sont chargés d’interroger et d’assassiner les opposants. Des centaines de milliers de personnes sont exécutées. Peut-être plus d’un million. Près d’un demi-siècle plus tard (au moment où débute le documentaire), Anwar Congo, un des assassins devenu cofondateur de Pemuda Pancasila, un groupe paramilitaire d’extrême droite, revient sur son passé d’assassin. Avec ses amis de l’époque, il décide même de reconstituer les événements sous la forme d’un film qui s’inspire des films de gangsters, des westerns et même des comédies musicales. Quand je suis tombé sur ce documentaire, j’étais persuadé que c’était un mockumentaire. Comment pourrait-ce en être autrement ? Sauf que ce n’est pas un mockumentaire. Ces massacres ont bien eu lieu et ces hommes, Anwar Congo en tête, les raconte avec une telle candeur que c’en est…

Vu! L’histoire de Kalief Browder.
Documentaires / 15 décembre 2017

Vu! L’histoire de Kalief Browder. En 2010, dans le Bronx, à New York, la police arrête un jeune afro-américain, accusé d’avoir volé un sac à dos contenant une caméra, un iPod et du liquide. Kalief Browder, seize ans, se défend d’être coupable, mais est emmené néanmoins au commissariat. Selon le policier qui l’arrête, ce n’est qu’une simple formalité. Pourtant Kalief devra attendre plus de trois ans avant de rentrer chez lui. Plus de trois ans passés à Rikers Island, une des prisons les plus violentes des États-Unis, en attendant un procès qui est sans cesse repoussé. Plus de trois ans à subir la violence de ses codétenus et les sévices des gardiens. De ces trois ans, Kalief, toujours en détention provisoire, en passera plus de deux en isolement. Les procureurs lui proposeront de plaider coupable, d’avoir une peine minimale et de pouvoir rentrer chez lui. Mais Kalief refuse. Il est innocent. Netflix n’en est pas à son coup d’essai, question documentaires. Les injustices, les dysfonctionnements du système, rien n’est très nouveau. Sauf que là, on regarde la vie d’un gamin détruite par un système judiciaire aussi impitoyable qu’inhumain, basé sur une énorme injustice, l’argent. Au moment de son arrestation, Kalief…

Vu! Big Eyes, de Tim Burton.
Films / 23 mai 2017

Vu! Big Eyes, de Tim Burton. À la fin des années cinquante, Margaret Ulbrich s’enfuie de son domicile conjugal avec Jane, sa fille. Elles débarquent à San Francisco, où Margaret fait de son mieux pour trouver du travail tout en continuant à peindre et vendre des portraits sur un marché. C’est là qu’elle rencontre Walter Keane, un artiste comme elle, qui a vécu à Paris, a fait les Beaux-Arts et vend des peintures de paysages parisiens. Walter tombe aussitôt sous le charme de Margaret et l’épouse. Un peu par hasard, il se met à vendre une des toiles de sa femme à son nom. Le succès est fulgurant. Mais Margaret a de plus en plus de mal à accepter la situation. Tim Burton, en théorie, c’est l’assurance d’un bon film, d’une histoire parfois glauque, parfois loufoque, souvent noire, mais toujours touchante et humaine. Pensez à Beetlejuice, Edward Aux Mains d’Argent, Sleepy Hollow, L’Étrange Noël de Monsieur Jack, Big Fish, ou même Batman. Bon, j’ai bien dit en théorie. Si j’ai mis autant de temps à regarder ce Big Eyes, c’est notamment parce que j’en avais entendu des critiques mitigées et que j’étais encore marqué par un Alice au Pays des Merveilles très moyen. Mais…

Vu! Eddie The Eagle, de Dexter Fletcher.
Films / 19 mai 2017

Vu! Eddie The Eagle, de Dexter Fletcher. Depuis son plus jeune âge et une blessure à la jambe, Michael « Eddie » Edwards n’a qu’une obsession : participer aux Jeux Olympiques. Le problème, c’est qu’Eddie n’est pas vraiment un athlète et n’est pas très doué en sport. Souvent moqué, peu soutenu par son père qui trouve son rêve irréaliste, le garçon peut malgré tout compter sur l’amour de sa mère et, bien sûr, sur sa détermination sans faille. Alors qu’il pensait intégrer l’équipe olympique britannique en descente à ski, il est écarté par le comité, qui ne le trouve pas digne de représenter l’Angleterre aux jeux de Calgary en 1988. Mais ça ne sera pas suffisant pour obliger Eddie à renoncer à son rêve. Un coup d’œil à la jaquette et j’étais conquis par ce qui apparaît ressembler très fortement à un film indépendant américain. Je pensais découvrir une comédie humaine, un mélange entre Little Miss Sunshine et Rasta Rockett. L’histoire vraie d’un gentil loser qui va défier les probabilités grâce à son cœur et sa détermination, avec le soutien solide d’un entourage conquis par son aura et ses rêves. Le genre de film qui nous fait rire et nous émeut et nous laisse…

Vu! Nous Trois ou Rien, de Kheiron.
Films / 12 mai 2017

Vu! Nous Trois ou Rien, de Kheiron. Hibat Tabib est un jeune avocat iranien issu d’une famille de douze enfants. Engagé politiquement et fermement opposé au régime du shah, il est emprisonné avec l’un de ses frères pendant sept années. Il sera finalement libéré après de grandes manifestations. Bien décidé à poursuivre le combat, il tombe en parallèle amoureux de Fereshteh. Alors que le shah est remplacé au pouvoir par l’ayatollah Khomeini, qui impose la charia, Feresteh donne naissance à un petit garçon, Manouchehr. Avec le durcissement du régime, Hibat et Fereshteh décident de poursuivre le combat depuis l’étranger et se lancent, avec leur fils, dans un périple à travers l’Europe, pour arriver en Seine-Saint-Denis, où un tout autre combat commence. J’étais tombé, en zappant, sur une interview de Kheiron au moment de la sortie du film. Il m’avait donné envie d’y jeter un coup d’œil et j’avais donc ajouté Nous Trois ou Rien à la longue liste de films que j’ai à voir. Un peu moins de deux ans plus tard, je l’ai enfin regardé. Et mon seul regret, c’est de ne pas l’avoir vu plus tôt. Autant le dire tout de suite, Nous Trois ou Rien est un énorme coup…

Vu! Tu ne Tueras Point, de Mel Gibson.
Films / 26 avril 2017

Vu! Tu ne Tueras Point, de Mel Gibson. Desmond Doss, fils d’un ancien soldat de la Première Guerre mondiale et adventiste convaincu, décide de s’engager dans l’armée américaine après les événements de Pearl Harbor. Il est prêt à remplir toutes les conditions de l’armée, au détail près qu’il refuse de porter une arme et qu’il compte respecter le premier commandement de Dieu : Tu ne tueras point. Son comportement d’objecteur de conscience lui pose beaucoup de problèmes avec ses supérieurs lors de son camp d’entraînement et il doit batailler pour les convaincre avant qu’ils n’acceptent de l’envoyer au front en tant qu’infirmier de guerre lors de la bataille d’Okinawa. Bon, par où commencer ? Je suis fan de Mel Gibson. Je trouve que c’est un acteur charismatique, une icône du cinéma. Je trouve que c’est un réalisateur de talent, qui nous a offert des films forts et engagés. J’attendais donc beaucoup de ce Tu ne Tueras Point. D’autant plus que j’en avais eu des retours élogieux. Il me faut confesser que le pitch n’était pas trop pour m’emballer, mais ce n’était pas une raison suffisante pour passer à côté. Après tout, si quelqu’un pouvait rendre ce film captivant, c’était bien Mel Gibson, non ?…