Vu! The End of the F***ing World, saison 1.
Séries TV / 20 février 2018

Vu! The End of the F***ing World, saison 1. James, un lycéen de 17 ans d’une petite ville d’Angleterre, vit seul avec son père. Persuadé d’être un psychopathe, il tue régulièrement de petits animaux, mais a envie de passer à l’étape supérieure et de tuer un humain. Le hasard place Alyssa sur son chemin. Elle voit en James un moyen d’échapper à son quotidien, notamment sa vie chez sa mère et son beau-père, qu’elle méprise. Si James est pour elle un petit ami potentiel, Alyssa est pour lui une victime potentielle. Mais il repousse le moment et se laisse influencer par Alyssa qui l’embarque dans un road-trip bancal après avoir volé la voiture de son père. Dès les premières secondes, j’ai reconnu en The End of the F***ing World une comédie noire britannique comme je les aime. Le ton de l’histoire, la présentation des personnages, de leurs motivations, leur physique, leur accent, j’adore ! Il faut dire que les britanniques savent faire des séries originales, différentes, audacieuses. The End of the F***ing World est l’une d’elles. L’intrigue paraît simple : deux ados perturbés qui, ensemble, deviennent un peu malgré eux un couple rebelle en fugue. Mais l’histoire est bien plus…

Vu! Vincent C. : Magie Non Censurée.
Spectacle / 29 décembre 2017

Vu! Vincent C. : Magie Non Censurée. Normalement, je ne sors pas (j’entends voir des spectacles, parce que je suis quand même obligé, de temps en temps, d’aller faire des courses). Ça oblige à réserver des places pour une date précise, à se rendre au lieu où se déroule le spectacle puis à rentrer une fois que c’est fini. En plus, je suis très mauvais public. Par exemple, les applaudissements gratuits me répugnent (j’entends par là les applaudissements de politesse ou d’encouragement, quand le type arrive tout juste sur scène et qu’il n’a encore rien fait, selon moi, méritant ces applaudissements) et je déteste participer (j’ai déjà du mal à tolérer la présence d’autres spécimens de mon espèce dans la salle). Mais bon, pour la Saint Coca-Cola, des proches m’ont offert des places pour aller voir un spectacle de magie. Oui, un spectacle de magie. J’ai des lubies, comme ça. Et ces derniers mois, c’est la magie. Depuis que je suis tombé, par hasard, sur Penn & Teller : Fool Us sur Netflix (que je vous conseille, par ailleurs, si vous aimez la magie). Bref, on m’offre des places pour un spectacle de magie et je traverse donc Paris en…

Vu! Get Out, de Jordan Peele.
Films / 13 décembre 2017

Vu! Get Out, de Jordan Peele. Chris Washington est un jeune photographe noir. En couple avec Rose depuis quelques mois, il s’apprête à rencontrer ses beaux-parents pour la première fois. Inquiet de leur réaction concernant sa couleur de peau, il est rassuré par sa compagne qui lui assure que ses parents ne sont pas racistes. Et d’ailleurs, les parents l’accueillent à bras ouverts dans leur grande maison à la campagne. Paradoxalement, l’ambiance bourgeoise le met mal à l’aise et ça ne va pas en s’arrangeant lorsque Chris apprend qu’une grande réunion de famille est prévue pour le lendemain. Mais ce n’est rien comparé au comportement étrange de Walter et Georgina, le jardinier et la servante, noirs, de la famille. Et Chris n’est pas au bout de ses peines. Jordan Peele est surtout connu pour ses sketchs comiques avec son compère Keegan Michael-Key. Mais, pour sa première réalisation, il signe un film d’horreur traitant du racisme. Alors dit comme ça, ça peut sembler étrange. Et même si Get Out reprend certains codes du film d’horreur, ce n’en est pas un à proprement parlé. Il y a bien cette ambiance de plus en plus inquiétante que le réalisateur sait parfaitement mettre en…

Vu! Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 1.
Séries TV / 8 février 2017

Vu! Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 1. Violette, Klaus et Sunny Baudelaire sont envoyés à la plage par leurs parents. Ils y sont rejoints un peu plus tard par Arthur Poe, le banquier gérant la fortune familiale. Il apprend aux enfants qu’ils sont dorénavant orphelins, suite à l’incendie qui a détruit leur manoir et coûté la vie de leurs parents. Chargé d’exécuter le testament parental, il conduit les orphelins chez leur plus proche parent et nouveau tuteur, le Comte Olaf. Acteur raté et mégalomane, cet odieux personnage n’a qu’une idée en tête, mettre la main sur l’héritage des enfants à tout prix. La nouvelle série originale Netflix est une nouvelle adaptation de la série littéraire du même nom de Lemony Snicket, publiée entre 1999 et 2006. Il y avait déjà eu un film en 2004, que j’avais beaucoup aimé, mais qui n’avait malheureusement pas eu de suite après des problèmes au sein de l’équipe de production. J’étais donc curieux de découvrir cette mini-série, dont j’attendais beaucoup. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas déçu, loin de là ! Barry Sonnefeld, qui est fan des romans depuis leur sortie et qui devait à l’origine réaliser le…

Vu! Thank You For Smoking, de Jason Reitman.
Films / 13 avril 2016

Vu! Thank You For Smoking, de Jason Reitman. Nick Naylor (Aaron Eckhart) est un communiquant talentueux. Porte-parole de Big Tobacco, il représente les plus grandes marques de cigarettes américaines et tente de redorer leur blason auprès du public. De talk-shows aux classes d’élèves, en passant par des interviews ou des entretiens avec des producteurs hollywoodiens, et jusqu’à une convocation devant le Sénat, il n’aura de cesse de trouver les bons arguments pour faire mouche. Mais à toujours être sur le fil du rasoir, on prend le risque de se couper. Premier film de Jason Reitman (qui a depuis réalisé, notamment Juno, In The Air ou Young Adult), Thank You For Smoking rassemble déjà les codes qui deviendront la marque de fabrique du fils d’Ivan Reitman, à savoir un sujet sensible, une approche satirique et des personnages attachants. Car si Nick Naylor représente le Mal en la personne des vendeurs de cigarettes, il n’en est pas moins sympathique et même charmant. Preuve en est la première scène du film. Invité dans le talk-show de Joan Lunden et face à un jeune garçon atteint d’un cancer en phase terminale, il arrive non seulement à éviter d’être lynché mais fini en plus acclamé par le…

Vu! Tom Segura : Mostly Stories.
Spectacle / 9 avril 2016

Vu! Tom Segura : Mostly Stories. Si Netflix est surtout connue pour son catalogue de films et de séries, elle n’est pas en reste en ce qui concerne le stand-up américain. Tom Segura fait partie des comedians dont la performance est disponible sur la plateforme de streaming. Je ne saurais expliqué ce qui m’a poussé à regarder son spectacle plutôt que celui de Chelsea Peretti ou Aziz Ansari. Je n’avais jamais entendu parler de Tom Segura, c’est dorénavant chose faite. Après une introduction fort sympathique comme les affectionnent les comiques américains, ledit Tom Segura arrive sur scène. Grosse barbe et embonpoint, habillé tout en noir, il ressemble un peu à un ours. Mais dès qu’il se met à parler, son look passe au second plan et c’est son humour ravageur qui prend le dessus. Car Tom Segura a un humour ravageur. Avec sa fausse innocence doublée d’un humour noir et acerbe, il s’attaque à tous les sujets, du racisme au sexe, en passant par les gens qui amènent leurs enfants au cinéma, jusqu’à sa rencontre dans un avion avec Mike Tyson. Les blagues sont drôles et ne manquent pas d’égratigner tout le monde. Mais plus que ça, les histoires sont très bien construites,…

Vu! Fargo, saison 2.
Séries TV / 12 mars 2016

Vu! Fargo, saison 2. Cette seconde saison revient sur des événements évoqués lors de la première saison, : le fameux massacre de Sioux Falls. 1979, au milieu d’une guerre de territoire entre deux organisations mafieuses, la vie d’Ed et Peggy Blumquist, respectivement boucher et coiffeuse, va prendre une tournure toute particulière. Dernièrement, la mode est d’adapter des films en série, quand c’était d’habitude le contraire. Adapter une histoire d’un support à un autre n’est jamais une mince affaire. Si en plus on adapte un film culte des frères Coen, ça laisse craindre un degré élevé de sado-masochisme chez l’instigateur du projet, à savoir Noah Hawley. Pourtant, ceux qui ont vu la première saison, magnifiquement portée par un casting de très haut-vol et une réalisation digne d’un grand film, savent qu’il ne s’agit pas là d’un simple découpage du film en dix épisodes d’une heure, mais d’une véritable série indépendante, prenante et jouissive, qui sait recréer à merveille l’ambiance de Fargo tout en réinventant Fargo. Fonctionnant sur le principe de l’anthologie, cette saison 2 ne reprend donc ni l’histoire de la première saison, ni les acteurs. Si on retrouve bien Lou Solverson, c’est Patrick Wilson qui incarne cette version plus jeune. On…

Vu! Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence, de Roy Andersson.
Films / 10 février 2016

Vu! Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence, de Roy Andersson. Tout commence par la rencontre avec la mort. Un homme essaie d’ouvrir une bouteille de vin pendant que sa femme s’affaire en cuisine. L’effort lui déclenche une crise cardiaque et il s’effondre sur le parquet. Madame continue de s’affairer en cuisine. Puis on retrouve une fratrie au chevet de leur mère mourante, à l’hôpital ; un cours de claquettes où la prof essaie désespérément de tripoter un de ses élèves ; un duo de vendeurs de farces et attrapes dépressifs ; et d’autres. Troisième volet d’une trilogie (après « Chansons du deuxième étage » et « Nous, les vivants »), « Un pigeon perché… » est un film suédois très (très) particulier.  Au travers de près de 40 sketchs, Roy Andersson nous dépeint sa vision de l’humain. D’ailleurs, le sous-titre du film est celui-ci « Comment être un être  humain? » Le réalisateur entend nous donner sa vision du sujet à travers ces plans fixes, souvent répétitifs et très vite lassants. Je me suis laissé tenté par la promesse de voir un film différent. Je connais peu le cinéma suédois, mais j’ai pensé que s’il est aussi drôle et décalé que sa littérature, je pouvais avoir une…

Vu! Ladykillers de Joel et Ethan Coen.
Films / 14 octobre 2015

Vu! Ladykillers de Joel et Ethan Coen. Le professeur Goldthwaite H. Dorr (Tom Hanks) loue une chambre dans la maison de Madame Munson (Irma P. Hall), une veuve d’un certain âge. Sous prétexte d’un concert de musique renaissance, il investit la cave avec ses musiciens. En réalité, la fine équipe s’apprête à commettre un casse dans le casino voisin. Onzième film des Frères Coen, Ladykillers est un remake du film britannique du même nom, sorti en 1955. Avec ses personnages hauts en couleurs, le duo de talentueux réalisateurs avaient l’opportunité de faire un grand film comique. Sauf qu’en ce qui me concerne, la sauce n’a pas prise. Certes, il y a un contraste de personnages intéressant (celui de Marlon Wayans et celui de J. K. Simmons par exemple) et des répliques bien senties. Mais Tom Hanks m’a profondément ennuyé dans son rôle de professeur excentrique et le comique de répétition de Tzi Ma avec sa cigarette ou l’air benêt de Ryan Hurst n’ont pas suffi à compenser. Pourtant Ladykillers n’est pas un mauvais film et les fans des frères Coen devraient s’y retrouver puisque la patte des deux frères est omniprésente, avec notamment leur humour noir. D’habitude, j’apprécie le travail du…

(re)Vu! « Very Bad Things » de Peter Berg.
Films / 7 avril 2015

(re)Vu! « Very Bad Things » de Peter Berg. Alors que la date de son mariage avec Laura (Cameron Diaz) approche, Kyle (Jon Favreau) part célébrer son enterrement de vie de garçon à Las Vegas avec ses meilleurs amis. Mais tout ne se passe pas comme prévu et les personnalités des uns et des autres se révèlent face à la tragédie. Pour son premier long-métrage, Peter Berg (qui a depuis réalisé « Le Royaume », « Hancock » ou encore « Battleship »), s’est vu offert un sacré casting pour l’époque. Aux côtés d’une Cameron Diaz en pleine ascension (et qui tournait la même année dans « Mary à Tout Prix ») et du futur réalisateur d’Iron Man, on retrouve Christian Slater, Daniel Stern, Leland Orser, Jeremy Piven d’Entourage ou encore Jeanne Tripplehorn. Le film n’a pas vieilli, on le retrouve avec plaisir, même en sachant où il nous mène. Une fois lancée cette course contre l’inévitable, les évènements s’enchaînent en rythme, entre trash et drôle, avec les préparatifs du mariage en toile de fond et la cérémonie comme une apothéose. C’est horrible, mais on ne peut s’empêcher de rire des malheurs des personnages. Chef d’oeuvre de la comédie noire de la fin du siècle dernier, Very Bad Things pose…