Vu! The Good Place, saison 2.
Séries TV / 3 juillet 2019

Après une première saison plutôt sympa, quoi que très gentille, et un finale renversant, je me demandais très clairement quel serait l’enjeu de cette deuxième saison. À vrai dire, j’avais peur que la série tourne en rond. Et, pendant quelques épisodes, on pourrait avoir l’impression que… mais non, finalement les scénaristes s’en sortent plutôt bien, avec plusieurs twists amusants et bien trouvés, qui permettent notamment d’introduire de nouveaux personnages sans pour autant bouleverser l’équilibre de notre sextuor de base. Même si on sait tous que la série repose essentiellement sur la pétillante Kristen Bell et l’élégant Ted Danson. Bon, D’Arcy Carden a quand même un rôle capital, William Jackson Harper aussi. Et même si le duo de Manny Jacinto et Jameela Jamil est parfois redondant, ils sont aussi sympathiques. Enfin bref, une belle bande de joyeux lurons. Cette deuxième saison offre un rôle un peu plus développé pour Marc Evan Jackson, le chef de Michael. Mais c’est surtout l’occasion de voir à nouveau Jason Mantzoukas jouer un personnage complètement déjanté et de retrouver Maya Rudolph dans un petit rôle (mais ô combien important). The Good Place n’est certainement pas la meilleure sitcom du monde. Mais, malgré ses effets spéciaux parfois…

Vu! Bonding, saison 1.
Séries TV / 26 juin 2019

Pete, un jeune comique qui a peur de monter sur scène, retrouve Tiff, une vieille amie dont il était très proche, dans un endroit un peu glauque. Devenue Maîtresse Dominatrice le soir pour financer ses études, elle lui propose de devenir son assistant. Après une courte hésitation, Pete accepte et se laisse entraîner, non sans quelques résistances, dans l’univers étrange du bondage. J’avais mes doutes. ils se sont vite dissipés. 7 épisodes de 15 minutes, c’est court. Et, en même temps, ça laisse le temps de raconter déjà pas mal de choses. Car il s’en passe, des trucs, dans Bonding. Déjà, la série se penche sur un sujet peu traité, voire tabou, la domination. Aussi connue sous le sobriquet de sadomasochisme ou l’acronyme BDSM. Même si la série est très scénarisée et orientée vers la comédie, le passé de son créateur, Rightor Doyle, l’a largement inspiré, puisqu’il a lui-même été l’assistant d’une de ses amies devenue dominatrice pour payer les factures. Si la réalité est parfois différente de ce que nous montre la série, la série nous montre bien plus que ce à quoi nous sommes habitués. Des personnages (aussi bien principaux que secondaires) drôles, attachants, aussi et surtout car…

Vu! I Am Mother, de Grant Sputore.
Films / 25 juin 2019

Depuis sa naissance après une gestation accélérée, Daughter est élevée par Mother dans un bunker aux allures de vaisseau spatial. Protégée d’un extérieur nocif mais confrontée malgré tout à la culture humaine, Daughter montre rapidement des signes de curiosité. Curiosité qui s’accroît encore plus lorsque qu’elle découvre une étrangère dans le sas du bunker, qui la met en garde contre Mother et ses robots, déployés à l’extérieur et responsables, selon elle, de l’extinction de l’humanité. Entre Woman et Mother, Daughter va devoir choisir. Si vous avez ouvert Netflix récemment, vous avez sans doute vu passer ce nouvel ajout. Avec Hilary Swank en tête d’affiche et la promesse d’un thriller SF d’anticipation, I Am Mother était plein de promesses. Le problème, c’est que le genre auquel s’attaque Grant Sputore, un réalisateur australien inconnu qui signe là son premier long-métrage, a déjà été beaucoup traité. Les thèmes abordés dans son film également (l’allégorie de la caverne, la reconstruction de l’espèce humaine après une extinction de masse, le rapport humains-robots). Mais, il faut bien le reconnaître, mélanger SF, anticipation et huis-clos était une plutôt bonne idée. En même temps, des bonnes idées, I Am Mother en a quelques-unes. Heureusement, d’ailleurs, car à côté…

Vu! Losers, saison 1.
Documentaires / 19 juin 2019

Michael Bentt n’avait pas vraiment envie de faire de la boxe. Il est quand même devenu champion du monde, un peu par hasard. Avant de se faire démolir pour sa première défense. Le club de Torquay a toujours flirté avec la relégation en championnat amateur. Mais un allié improbable pourrait bien les sauver. Surya Bonaly était sans aucun doute une des patineuses artistiques les plus douées de sa génération. Seul problème, elle était noire. Lorsque l’équipe de Pat Ryan perd les championnats de curling et décide de révolutionner le jeu pour ne plus jamais subir un tel affront. Un sportif italien, une course d’endurance dans le désert marocain. Ou comment risquer sa vie en tentant de repousser ses limites. Aliy est amoureuse de ses chiens. Elle les élève et, ensemble, ils forment une équipe. Mais si l’esprit d’équipe peut faire des miracles, il ne prend pas en compte les éléments extérieurs. Jack Ryan était l’un des basketteurs les plus doués de sa génération. Et pourtant, il n’a jamais réussi à s’imposer en NBA, la faute à un tempérament un peu trop libre. Jean van de Velde aurait pu devenir le premier français à remporter le Brittish Open depuis près d’un…

Vu! The IT Crowd, saison 4 + Special.
Séries TV / 11 juin 2019

La saison 4 de The IT Crowd est dans la lignée de la 3. Elle tente, avec un succès mitigé, au fil de six épisodes inégaux, de reproduire une magie qui s’est érodée au fil des saisons. Ça reste drôle, car les personnages sont drôles, les situations le sont aussi, parfois, mais c’est beaucoup moins drôle que lors des deux premières saisons. Six épisodes inégaux, donc, qui se reposent beaucoup trop sur des personnages peinant à se renouveler. Certes, Jen évolue un peu, Roy aussi, mais c’est presque anecdotique. Non, franchement, le personnage qui semble le plus évoluer depuis qu’il est devenu un régulier, c’est celui de Douglas Reynholm. Ça tombe bien, ceci dit, c’est sans doute celui qui en avait le plus besoin. L’un dans l’autre, la fin de la série semble être une bonne chose. Il est toujours compliqué de savoir quand s’arrêter, mais là, ça me semblait nécessaire car ça commençait à tourner en rond. Mais, comme les britanniques ont souvent tendance à le faire, c’est avec un double épisode spécial que nous faisons nos adieux à nos joyeux geeks. Et à Jen. Et à Douglas. Et à Richmond, aussi. Et là, c’est une très belle surprise….

Vu! Dead To Me, saison 1.
Actualités / 4 juin 2019

Jen Harding est en deuil après la mort brutale de son mari, parti faire un footing de nuit et renversé par une voiture. En proie à ses émotions, elle doit pourtant maintenir le cap, pour s’occuper de ses enfants. Elle décide alors de rejoindre un groupe de soutien, où elle rencontre Judy, qui, malgré des débuts difficiles, va devenir sa meilleure amie. Mais Judy cache un lourd secret. Franchement, je ne m’attendais pas à ça. Quand j’ai vu cette série apparaître dans les nouveautés Netflix, je l’ai ajoutée à ma liste plus par réflexe qu’autre chose. J’aime bien Christina Applegate et Linda Cardellini et j’ai trouvé l’extrait de présentation plutôt chouette, tout en humour noir. Je me suis rapidement lancé dans Dead To Me et, même si j’ai quelques réserves, cette première saison est une belle surprise. Le pitch est croustillant et l’ambivalence des personnages comme des genres fonctionne très bien. Bien sûr, très vite, je me suis demandé comment ils allaient gérer ci ou ça. Et tout n’est pas parfait, mais, dans l’ensemble, ça tient plutôt la route (en frôlant tout de même la sortie de piste à plusieurs reprises). L’histoire est assez atypique et, sans être tout à…

Vu! Special, saison 1.
Séries TV / 15 mai 2019

Ryan a la vingtaine, il est gay, il est atteint d’une paralysie cérébrale et vite avec sa mère, qui l’assiste énormément au quotidien. Après s’être trouvé un boulot de pigiste pour un site internet, il décide qu’il est temps pour lui de prendre son indépendance. Je ne sais pas trop pourquoi je me suis mis cette série. Peut-être le format court, avec des épisodes de moins de 20 minutes, idéal pour le binge-watching. Peut-être le pitch, pour le moins original. Peut-être que l’histoire romancée de Ryan m’intriguait. Car Special la série est adaptée du roman I’m Special : And other lies we tell ourselves. Ce qui fait (ou faisait, en tout cas à mes yeux) de cette série produite par Jim Parsons plus qu’une comédie, presque un témoignage. C’est du moins ce que je pensais. Special porte plutôt bien son nom, parce que la série est… spéciale. Amusante sans être vraiment drôle, légère tout en évoquant (souvent très vaguement) plusieurs sujets sérieux, voire sensibles. Par exemple la difficulté pour un jeune homme gay avec un handicap visible de se faire une place dans la vie. Le problème, c’est que c’est à peine esquissé. Par exemple, le rôle de la mère…

Vu! After Life, saison 1.
Séries TV / 8 mai 2019

Lorsque sa femme meurt d’un cancer, Tony est dévasté. Il tente de se suicider, mais, incapable d’abandonner son chien, il choisit à la place de se laisser dépérir. En parallèle, et puisqu’il n’a plus peur de mourir (puisqu’il aurait même envie que ça arrive), il décide qu’il peut faire et dire tout ce qu’il veut. Ce changement d’attitude a un impact sur son entourage et les gens qu’il rencontre. Qu’à cela ne tienne, il est dorénavant là pour les punir. J’adore Ricky Gervais. Alors quand j’ai vu qu’il sortait une nouvelle série sur Netflix, je me suis jeté dessus. Dire qu’After Life est une création de Ricky Gervais est un euphémisme, puisqu’il y a tout fait ou presque. Il est scénariste, réalisateur, producteur et, évidemment, interprète principal. Son personnage de Tony ressemble un peu à Ricky Gervais lui-même, en tout cas on retrouve des similitudes avec son stand-up Humanity. À l’image des (nombreux) autres personnages de sa création, Tony est profondément humain. Je veux dire sous le sarcasme et cette envie de mettre les gens face à leur vérité. Quitte à être cash et à les blesser. After Life est une série très différente de Derek (également disponible sur Netflix),…

Vu! I Think You Should Leave, with Tim Robinson.
Séries TV / 30 avril 2019

I Think You Should Leave (Je Pense Que Tu Devrais Partir) de et avec Tim Robinson, est une série à sketchs récemment mise en ligne sur Netflix. Comme souvent, la plateforme de streaming offre carte blanche, ou presque, à des comiques américains pour qu’ils se fassent plaisir. Ça avait déjà été le cas avec Bob & David. Et comme j’avais beaucoup aimé, je me suis laissé tenter par ce programme, espérant que Tim Robinson, ancien activiste du Saturday Night Live, me fasse autant marrer. Je ne vais pas tourner autour du pot, I Think You Should Leave n’a pas fait mouche chez moi. Avec seulement 6 épisodes de 15-20 minutes, j’ai quand même trouvé le temps de m’ennuyer par moments. Chaque épisode est composé de plusieurs sketchs, mettant généralement en scène Tim Robinson dans un rôle ou un autre, parfois accompagné d’anciens collègues du SNL (Vanessa Bayer, Cecily Strong, Will Forte ou Andy Samberg, qui est également producteur du show) ou autres guests stars (parmi lesquelles on peut notamment citer Steven Yeun, Fred Willard, Sam Richardson ou encore Tim Heidecker). Le problème principal est l’inégalité des sketchs. Certains sont clairement moins bons que d’autres et se reposent beaucoup trop sur…

Vu! Umbrella Academy, saison 1.
Séries TV / 26 avril 2019

43 femmes qui ne sont pas enceintes donnent au même moment la vie à 43 enfants. Ces enfants attirent le richissime inventeur Reginald Hargreeves. Il parvient à en adopter sept et, en découvrant leurs pouvoirs spéciaux, les élève dans le but de sauver le monde par le biais de l’Umbrella Academy. De nombreuses années plus tard, alors que la famille a explosé, ce qui reste de la fratrie est réunit par la mort du patriarche. Et découvre que la fin du monde est imminente. J’aime bien les histoires de super-héros. J’aime bien Ellen Page, aussi. Et Umbrella Academy n’est pas une série produite par Greg Berlanti. Autant dire que tous les éléments étaient réunis pour que mon intérêt soit piqué. Les deux premiers épisodes m’ont plutôt séduit. J’ai trouvé les personnages intrigants, chacun (ou presque) possédant une psychologie non-lisse avec des trucs à creuser. Je l’ai déjà dit, j’aime bien Ellen Page. Et dans ces premiers épisodes, j’ai trouvé son interprétation de Vanya Hargreeves très juste. On y reviendra brièvement. J’ai trouvé également que les personnages de Diego, joué par David Castañeda, et de Klaus, joué par Robert Sheehan, avaient de quoi me plaire. Ça c’est plus vérifié pour l’un…