Vu! The IT Crowd, saison 4 + Special.
Séries TV / 11 juin 2019

La saison 4 de The IT Crowd est dans la lignée de la 3. Elle tente, avec un succès mitigé, au fil de six épisodes inégaux, de reproduire une magie qui s’est érodée au fil des saisons. Ça reste drôle, car les personnages sont drôles, les situations le sont aussi, parfois, mais c’est beaucoup moins drôle que lors des deux premières saisons. Six épisodes inégaux, donc, qui se reposent beaucoup trop sur des personnages peinant à se renouveler. Certes, Jen évolue un peu, Roy aussi, mais c’est presque anecdotique. Non, franchement, le personnage qui semble le plus évoluer depuis qu’il est devenu un régulier, c’est celui de Douglas Reynholm. Ça tombe bien, ceci dit, c’est sans doute celui qui en avait le plus besoin. L’un dans l’autre, la fin de la série semble être une bonne chose. Il est toujours compliqué de savoir quand s’arrêter, mais là, ça me semblait nécessaire car ça commençait à tourner en rond. Mais, comme les britanniques ont souvent tendance à le faire, c’est avec un double épisode spécial que nous faisons nos adieux à nos joyeux geeks. Et à Jen. Et à Douglas. Et à Richmond, aussi. Et là, c’est une très belle surprise….

Vu! Dead To Me, saison 1.
Actualités / 4 juin 2019

Jen Harding est en deuil après la mort brutale de son mari, parti faire un footing de nuit et renversé par une voiture. En proie à ses émotions, elle doit pourtant maintenir le cap, pour s’occuper de ses enfants. Elle décide alors de rejoindre un groupe de soutien, où elle rencontre Judy, qui, malgré des débuts difficiles, va devenir sa meilleure amie. Mais Judy cache un lourd secret. Franchement, je ne m’attendais pas à ça. Quand j’ai vu cette série apparaître dans les nouveautés Netflix, je l’ai ajoutée à ma liste plus par réflexe qu’autre chose. J’aime bien Christina Applegate et Linda Cardellini et j’ai trouvé l’extrait de présentation plutôt chouette, tout en humour noir. Je me suis rapidement lancé dans Dead To Me et, même si j’ai quelques réserves, cette première saison est une belle surprise. Le pitch est croustillant et l’ambivalence des personnages comme des genres fonctionne très bien. Bien sûr, très vite, je me suis demandé comment ils allaient gérer ci ou ça. Et tout n’est pas parfait, mais, dans l’ensemble, ça tient plutôt la route (en frôlant tout de même la sortie de piste à plusieurs reprises). L’histoire est assez atypique et, sans être tout à…

Vu! Special, saison 1.
Séries TV / 15 mai 2019

Ryan a la vingtaine, il est gay, il est atteint d’une paralysie cérébrale et vite avec sa mère, qui l’assiste énormément au quotidien. Après s’être trouvé un boulot de pigiste pour un site internet, il décide qu’il est temps pour lui de prendre son indépendance. Je ne sais pas trop pourquoi je me suis mis cette série. Peut-être le format court, avec des épisodes de moins de 20 minutes, idéal pour le binge-watching. Peut-être le pitch, pour le moins original. Peut-être que l’histoire romancée de Ryan m’intriguait. Car Special la série est adaptée du roman I’m Special : And other lies we tell ourselves. Ce qui fait (ou faisait, en tout cas à mes yeux) de cette série produite par Jim Parsons plus qu’une comédie, presque un témoignage. C’est du moins ce que je pensais. Special porte plutôt bien son nom, parce que la série est… spéciale. Amusante sans être vraiment drôle, légère tout en évoquant (souvent très vaguement) plusieurs sujets sérieux, voire sensibles. Par exemple la difficulté pour un jeune homme gay avec un handicap visible de se faire une place dans la vie. Le problème, c’est que c’est à peine esquissé. Par exemple, le rôle de la mère…

Vu! After Life, saison 1.
Séries TV / 8 mai 2019

Lorsque sa femme meurt d’un cancer, Tony est dévasté. Il tente de se suicider, mais, incapable d’abandonner son chien, il choisit à la place de se laisser dépérir. En parallèle, et puisqu’il n’a plus peur de mourir (puisqu’il aurait même envie que ça arrive), il décide qu’il peut faire et dire tout ce qu’il veut. Ce changement d’attitude a un impact sur son entourage et les gens qu’il rencontre. Qu’à cela ne tienne, il est dorénavant là pour les punir. J’adore Ricky Gervais. Alors quand j’ai vu qu’il sortait une nouvelle série sur Netflix, je me suis jeté dessus. Dire qu’After Life est une création de Ricky Gervais est un euphémisme, puisqu’il y a tout fait ou presque. Il est scénariste, réalisateur, producteur et, évidemment, interprète principal. Son personnage de Tony ressemble un peu à Ricky Gervais lui-même, en tout cas on retrouve des similitudes avec son stand-up Humanity. À l’image des (nombreux) autres personnages de sa création, Tony est profondément humain. Je veux dire sous le sarcasme et cette envie de mettre les gens face à leur vérité. Quitte à être cash et à les blesser. After Life est une série très différente de Derek (également disponible sur Netflix),…

Vu! I Think You Should Leave, with Tim Robinson.
Séries TV / 30 avril 2019

I Think You Should Leave (Je Pense Que Tu Devrais Partir) de et avec Tim Robinson, est une série à sketchs récemment mise en ligne sur Netflix. Comme souvent, la plateforme de streaming offre carte blanche, ou presque, à des comiques américains pour qu’ils se fassent plaisir. Ça avait déjà été le cas avec Bob & David. Et comme j’avais beaucoup aimé, je me suis laissé tenter par ce programme, espérant que Tim Robinson, ancien activiste du Saturday Night Live, me fasse autant marrer. Je ne vais pas tourner autour du pot, I Think You Should Leave n’a pas fait mouche chez moi. Avec seulement 6 épisodes de 15-20 minutes, j’ai quand même trouvé le temps de m’ennuyer par moments. Chaque épisode est composé de plusieurs sketchs, mettant généralement en scène Tim Robinson dans un rôle ou un autre, parfois accompagné d’anciens collègues du SNL (Vanessa Bayer, Cecily Strong, Will Forte ou Andy Samberg, qui est également producteur du show) ou autres guests stars (parmi lesquelles on peut notamment citer Steven Yeun, Fred Willard, Sam Richardson ou encore Tim Heidecker). Le problème principal est l’inégalité des sketchs. Certains sont clairement moins bons que d’autres et se reposent beaucoup trop sur…

Vu! Umbrella Academy, saison 1.
Séries TV / 26 avril 2019

43 femmes qui ne sont pas enceintes donnent au même moment la vie à 43 enfants. Ces enfants attirent le richissime inventeur Reginald Hargreeves. Il parvient à en adopter sept et, en découvrant leurs pouvoirs spéciaux, les élève dans le but de sauver le monde par le biais de l’Umbrella Academy. De nombreuses années plus tard, alors que la famille a explosé, ce qui reste de la fratrie est réunit par la mort du patriarche. Et découvre que la fin du monde est imminente. J’aime bien les histoires de super-héros. J’aime bien Ellen Page, aussi. Et Umbrella Academy n’est pas une série produite par Greg Berlanti. Autant dire que tous les éléments étaient réunis pour que mon intérêt soit piqué. Les deux premiers épisodes m’ont plutôt séduit. J’ai trouvé les personnages intrigants, chacun (ou presque) possédant une psychologie non-lisse avec des trucs à creuser. Je l’ai déjà dit, j’aime bien Ellen Page. Et dans ces premiers épisodes, j’ai trouvé son interprétation de Vanya Hargreeves très juste. On y reviendra brièvement. J’ai trouvé également que les personnages de Diego, joué par David Castañeda, et de Klaus, joué par Robert Sheehan, avaient de quoi me plaire. Ça c’est plus vérifié pour l’un…

Vu! The IT Crowd, saison 3.
Séries TV / 12 avril 2019

Après un cliffhanger intense pour conclure sa deuxième saison, j’étais pressé de voir quel sort serait réservé à nos valeureux héros. Bon, j’en rajoute peut-être un peu… J’aime bien The IT Crowd. J’ai toujours eu un faible pour les sitcoms britanniques (qui se souvient de Game On sur Canal Jimmy ?), et The IT Crowd est une excellente représentative du genre. Sa réalisation, très brute, aux antipodes des standards ultra-lissés des productions américaines, confère un effet kitsch à cette série aussi décalée que terre-à-terre. Si vous avez déjà vu les deux premières saisons (et ça peut être une bonne idée, avant de lire un review sur la saison 3), vous savez déjà tout ça. Cette troisième saison de The IT Crowd, comme les précédentes, est composée de 6 épisodes. 6 épisodes qui n’ont pas forcément de lien entre eux, même si parfois il y en a un, souvent vague, parfois même farfelu. Mais ce n’est pas la continuité de l’histoire qui fait le charme de The IT Crowd. Comme toute bonne sitcom qui se respecte, ce sont les personnages qui font la série. Roy (Chris O’Dowd) et Moss (Richard Ayoade) continuent de participer à tout un tas d’activités extra-professionnelles pendant…

Vu! Isn’t it Romantic, de Todd Strauss-Schulson.
Films / 13 mars 2019

Natalie, une architecte australienne vivant à New York, ne croit plus ni en l’amour ni en elle. Ce manque de confiance l’empêche d’évoluer dans son travail mais également de profiter pleinement de sa vie. Alors qu’elle prend le métro, elle est attaquée par un voleur qui tente de lui arracher son sac et, en se défendant, elle se cogne la tête. Elle se réveille dans un magnifique hôpital aux côté d’un docteur extrêmement sexy. Rapidement, elle réalise que tout est trop parfait pour être réel : elle est coincée dans une comédie romantique, le genre de film qu’elle déteste plus que tout. J’aime bien Rebel Wilson. Elle est différente, elle est sympathique, elle n’a pas peur de prendre des risques. J’aime bien Adam DeVine, également, déjà croisé dans Modern Family, notamment. Donc quand j’ai vu ce film débarquer sur Netflix, je me suis dit que ça pouvait être une comédie sympa, qui se moque des romcoms. Le ton est très vite donné, les comédies romantiques sont truffés de mensonges, irréalistes, pas crédibles etc… J’adhérais avec le message. Quand le personnage de Natalie se retrouve coincé dans une comédie romantique, ça devient presque drôle de la voir lutter contre les différentes manifestations…

Vu! 1983, saison 1.
Séries TV / 8 mars 2019

Vingt ans après les attaques à la bombe de 1983, la Pologne est dirigée par un régime totalitaire sous influence soviétique dans un monde où le mur de Berlin n’a jamais été détruit. Le lendemain de l’obtention de son diplôme de Loi, Kajetan reçoit de son mentor le dossier d’une affaire de meurtre vieille de quelques années ainsi qu’une photo prise juste avant les attentats. Détective désabusé, Anatol enquête sur le suicide mystérieux d’un jeune homme lié à la fois au pouvoir en place et à un groupuscule révolutionnaire. Une série polonaise ? Vraiment ? Et qui a l’air pas mal, en plus ? Netflix est parfois un endroit surprenant. Je me suis laissé tenté, pas tout à fait sûr de ce dans quoi je me lançais. Grand bien m’en a pris. Qu’on se le dise, si 1983 a quelques défauts, cette série polonaise compense par une photo de qualité, une mise en scène soignée et une histoire prenante. De l’impact aussi, dès les premières minutes, pour donner le ton. Des cendres émerge une Pologne dirigée par le Parti, un organisme totalitaire à la doctrine stricte. Rien de neuf sous le soleil, me direz-vous, et vous n’auriez pas tout à…

Vu! Poupée Russe, saison 1.
Séries TV / 26 février 2019

Nadia Vulvukov est une fêtarde invétérée, développeuse de jeux vidéos, qui fume comme un pompier et ne dis jamais non à un peu de drogue ou beaucoup d’alcool. Le soir de son anniversaire, elle est enfermée dans les toilettes de l’appartement de Maxine, sa meilleure amie. Après avoir tiré sur un joint « israélien », elle part à la recherche de son chat, Oatmeal, disparu depuis plusieurs jours. Elle croise un SDF qui lui semble familier, puis aperçoit son chat et se fait écraser en tentant de le récupérer. Elle se réveille dans les toilettes de chez Maxine, en plein milieu de la fête. Co-créée par Natasha Lyonne, Amy Poehler et Leslye Headland, Poupée Russe c’est la série Netflix qui captive depuis sa sortie. Rythmée, truffée d’humour noir, avec une bande-son géniale (portée par la parfaite Gotta Get Up de Harry Nilsson), des personnages surprenants, un certain suspens, également. Bref, Poupée Russe est une réussite. On se questionne en même temps que ce personnage fou, à la fois proche et différent de ceux que Natasha Lyonne a pu interpréter jusqu’ici. Que se passe-t-il ? Pourquoi à chaque fois qu’elle meurt (parfois bêtement), Nadia revient-elle à la soirée de Maxine ? Est-ce lié…