Vu! Kingdom, saison 1.
Séries TV / 13 février 2019

Dans la Corée médiévale, alors que des rumeurs annoncent la mort du Roi, le prince hériter Yi-Chang est tenu à l’écart par le Ministre Cho Hak-jo et la garde royale, menée par son fils, Cho Beom-il. Seule la reine, la fille du Ministre, qui est sur le point d’accoucher du véritable héritier au trône, a accès aux appartements du Roi. Yi-Chang brave l’ordre de la reine et rend visite à son père, mais, avant de le voir, il aperçoit une silhouette monstrueuse. Il décide alors, accompagné par Mu-yeong, son fidèle garde, de quitter Hanyang pour rejoindre Jiyulheon et trouver le médecin qui s’est occupé de son père pour comprendre ce qui se passe au palais. Kingdom, est une série coréenne adaptée d’un web-comic. J’en avais entendu de bonnes critiques dès sa sortie, fin janvier, et je me suis lancé dans le visionnage sans tarder. Grand bien m’en a pris. Les Coréens (ceux du Sud en tout cas) qu’on se le dise, sont capables de produire des histoires originales et ont un goût prononcé pour mélanger horreur et politique. De tête, comme ça, j’ai envie de citer The Host et, plus récemment Dernier Train pour Busan. Il y en d’autres, évidemment,…

Vu! La Méthode Kominsky, saison 1.
Séries TV / 5 février 2019

Sandy Kominsky n’a jamais eu la carrière d’acteur qu’il souhaitait, mais il est devenu un coach pour acteurs incontournable à Los Angeles. Il dirige son propre studio, où il transmet son savoir. Il reste aussi en relation étroite avec Norman, son agent. Aussi, quand Eileen, la femme de Norman, atteinte d’un cancer, décède, il doit soutenir son vieil ami dans le deuil. Et c’est sans compter ses propres problèmes personnels. Sur le papier, je n’avais pas vraiment envie de regarder cette série. Je ne trouve pas l’affiche particulièrement engageante, j’ai un peu de mal avec Michael Douglas depuis quelques années et l’humour potache de Chuck Lorre me lasse rapidement. D’autant plus que sa dernière production pour Netflix, Disjointed, ne m’avait pas convaincu malgré l’excellente Kathy Bates en tête d’affiche. J’ai quand même laissé sa chance à La Méthode Kominsky, je sais pas trop pourquoi. Mais grand bien m’en a pris. Parce que la Méthode Kominsky est une très bonne surprise. Déjà, La Méthode Kominsky n’est pas une sitcom. C’est une comédie. Mais une comédie moderne, à la The Ranch, qui ne s’enferme pas dans une case. La Méthode Kominsky, au-delà de la référence au personnage interprété par Michael Douglas, c’est…

Vu! Polar, de Jonas Akerlund.
Films / 2 février 2019

Duncan est un tueur à gage sur le point de prendre sa retraite. Alors qu’il se prépare pour sa vie d’après, plusieurs de ses anciens collègues sont abattus. Son ancien employeur le contacte pour lui offrir la tête de l’homme responsable des meurtres, un dernier contrat avant de se ranger définitivement. Duncan préférerait rester dans son chalet isolé d’une petite ville du Montana, où il se prend d’affection pour Camille, une timide jeune femme facilement apeurée. Mais face à l’insistance de son employeur, Duncan exécute finalement le contrat selon ses propres termes et découvre par la même qu’il est la véritable cible. En voyant les quelques extraits de présentation de ce film sur Netflix, je m’étais fait une idée faussée. Je pensais regarder une comédie noire sur un tueur à gages retraité qui cherchait à retrouver une vie normale. Polar est une adaptation d’un roman graphique publié sur le Web par Victor Santos et intitulé Polar : Came From the Cold. On retrouve bien les diverses inspirations de l’auteur espagnol, qui confèrent au film un mélange entre un Marvel aux amphétamines, un manga à l’occidentale et la série des Bourne. La réalisation, confiée au suédois Jonas Akerlund, va également dans…

Vu! Daredevil, saison 3.
Séries TV / 30 janvier 2019

Après s’être retrouvé enseveli sous la tour de Midland Circle, Matt Murdock a perdu ses sens sur-développés et choisit de disparaître Malgré l’insistance de Foggy, Karen Page refuse de croire à la mort de son ami. Quand Wilson Fisk trouve le moyen de sortir de prison pour reprendre le contrôle de Hell’s Kitchen et démonter le mythe Daredevil, Matt Murdock doit sortir de l’ombre pour affronter Kingpin. Daredevil, c’était la très bonne surprise co-produite par Netflix et Marvel. Le premier Defender a eu le droit à une série sombre, violente et hautement plus crédible que le film éponyme mettant en scène un Ben Affleck peu inspiré dans le rôle du justicier aveugle. Après une excellente première saison, la suite, un ton en-dessous, restait tout à fait regardable. Alors, malgré une première saison des Defenders moyenne, à l’intérêt dilué par la présence d’un Iron Fist à la limite du ridicule (et qui aurait largement mérité sa place dans l’Arrowverse), j’attendais beaucoup de cette troisième saison. Peut-être trop. Certes, j’ai retrouvé le personnage parfaitement campé par Charlie Cox avec plaisir. Il n’y a pas à dire, il apporte une crédibilité essentielle à un personnage qui peut très vite en manquer. Certes, j’ai…

Abandonné! You, saison 1.
Séries TV / 25 janvier 2019

You, c’est la nouvelle série phare de Netflix, lancée le jour de Noël. Un cadeau empoisonné ? You, c’est l’histoire d’un libraire new-yorkais à tendance psychopathe qui s’éprend et devient obsédé par Beck, une jeune et jolie cliente, aspirant écrivain. Plutôt que d’espérer la revoir ou de tenter de la séduire par des moyens disons classiques, comme le feraient n’importe qui d’équilibré, il va se mettre à la traquer, d’abord sur internet, puis dans la vraie vie, s’immisçant petit à petit dans son intimité. Il va l’épier depuis sa rue, la suivre à sa fac (comme s’il n’avait rien de mieux à faire de ses journées, genre bosser), arranger une rencontre fortuite, lui sauver la vie lorsqu’elle tombe, raide bourrée, sur les rails du métro en pleine nuit, se faire vomir dessus, en profiter pour subtiliser son téléphone portable, surveiller ses communications, s’introduire chez elle, la regarder coucher avant son plan cul régulier, avant de kidnapper ce dernier et de le séquestrer. Tout ça, pendant le premier épisode de 45 minutes. Autant dire que, pour moi qui aime les histoires qui prennent leur temps, c’était mal barré. Très mal barré, même. J’ai quand même regardé le deuxième épisode par acquis…

Vu! The Ranch, sixième partie.
Séries TV / 29 décembre 2018

Les jours passent et Rooster demeure aux abonnés absents. Si Beau tente d’être rassurant, Colt sent que quelque chose d’important s’est passé. Après avoir parlé à Mary, il confronte Nick et manque de finir en prison. Mais au lieu d’être calmé, il est plus déterminé que jamais à retrouver son frère. Depuis sa deuxième partie (la première m’avait déçu), on peut dire que je suis fan de The Ranch et des tribulations de la famille Bennett. Cette partie 6 est néanmoins particulière. Certes, on retrouve l’Iron River Ranch de Beau, qui a hérité de Colt comme nouveau voisin. Mais cette nouvelle partie est surtout marquée par la disparition de Rooster, Danny Masterson ayant été viré de la série suite à des accusations d’agression sexuelle portées à son égard. Pourtant, même si Danny Masterson n’apparaît pas à l’écran, Rooster est quasi omni-présent durant les premiers épisodes, ce qui donne un ton bien plus sombre et plus sérieux à ce qui, à la base, est supposé être une sitcom parodique de l’Amérique profonde. L’ambiance se détend peu à peu au fil des épisodes, mais jamais beaucoup et jamais pour très longtemps. L’absence de Danny Masterson oblige Ashton Kutcher et Sam Elliott à…

Vu! La Ballade de Buster Scruggs, de Joel et Ethan Coen.
Actualités / 4 décembre 2018

Vu! La Ballade de Buster Scruggs, de Joel et Ethan Coen. Chaque nouvel film des Frères Coen est un événement. Pour leur première réalisation sur Netflix, ils nous présentent six histoires courtes avec pour thème la Frontière Américaine. Non, pas celle entre le Mexique et les États-Unis, que Trump défend mordicus comme s’il redoutait l’invasion massive d’aliens (comprendre des vénézuéliens fuyant leur dictature pour une autre), mais celle du Grand Ouest, plus communément surnommée le Far West. Des histoires de cow-boys (avec ou sans cows), d’artistes itinérants, de hors-la-loi braqueurs de banques, de chercheur d’or, de pèlerins traversant le pays pour s’installer dans de nouveaux états tout juste colonisés, ou encore de voyageurs en diligence. Six histoires, donc, très différentes dans le propos et le ton (même si l’on retrouve toujours la patte du duo de réalisateurs). Six histoires très inégales. J’ai plusieurs choses à dire sur chacune d’entre elles et sur l’ensemble. La Ballade de Buster Scruggs. Buster Scruggs est un hors-la-loi particulier, qui aime pousser la chansonnette. Mais il est également habile de la gâchette et ne se laisse pas impressionner facilement. J’ai bien aimé cette histoire, qui donne son titre au film. Même si le personnage de…

Vu! White Gold, saison 1.
Séries TV / 21 novembre 2018

Vu! White Gold, saison 1. Au milieu des années 80, dans une petite ville de l’Essex, Vincent Swan, marié et père de deux enfants, perd son emploi. Il s’improvise alors vendeur de fenêtres double-vitrages après avoir compris qu’il était capable de vendre n’importe quoi à n’importe qui. Il devient rapidement le meilleur vendeur de l’entreprise de fenêtres Cachet et le succès lui monte à la tête. Entre les magouilles et un train de vie indécent, il vit sur le fil du rasoir et prend le risque de tout perdre. L’idée, en lançant cette (fausse) production Netflix, était de trouver une série transitoire, de format court et avec peu d’épisodes. Avec 6 épisodes d’environ trente minutes, White Gold remplit le carnet des charges. En plus, c’est une série britannique et j’ai un faible pour les séries britanniques. Malheureusement, je n’ai pas été emballé. Principalement à cause d’Ed Westwick. Ou plutôt de son personnage de Vincent Swan, qui ressemble à une version cheap et sans charisme de Leonardo Di Caprio dans Le Loup de Wall Street. Pire encore, il incarne exactement le type d’êtres humains que j’abhorre. Je suis quand même allé au bout de la saison en espérant voir Vincent récolter…

Vu! The Haunting of Hill House.
Séries TV / 17 novembre 2018

Vu! The Haunting of Hill House. Pendant les vacances de l’été 1992, les Crain installent leur famille dans un ancien manoir en forêt, pour restaurer la demeure avant de la revendre. Mais, très rapidement, plusieurs événements étranges viennent perturber leurs plans et un accident tragique pousse le père à quitter précipitamment la maison avec ses cinq enfants. Plus de vingt ans après les faits, la famille est éclatée et reste profondément marquée par ce qui s’est passé à Hill House. Chacun doit vivre en combattant ses propres démons, et il faut une nouvelle tragédie pour réunir la famille à nouveau. Pas de suspense, sur ce coup-ci : The Haunting of Hill House est un gros coup de cœur, sans doute la meilleure série que j’ai vue cette année. En tout cas, je suis heureux d’avoir écrit et publié La Maison avant de regarder The Haunting of Hill House. Et de n’avoir jamais lu le roman éponyme de Shirley Jackson dont est tiré la série (même si maintenant, j’ai très envie de le lire). Certes, mon roman diffère de la série sur de nombreux points, mais ils sont également très proches sur d’autres. Outre la maison de « rêve » à l’écart de…

Vu! Maniac, mini-série.
Séries TV / 31 octobre 2018

Vu! Maniac, mini-série. Sous la pression de son père, Owen Milgrim doit témoigner et commettre un parjure pour éviter à son frère de faire de la prison. Schizophrène à tendance paranoïaque, il est submergé par la culpabilité et contrarié par les sentiments troublants qu’il éprouve pour sa belle-sœur. Encore plus fragilisé par la perte de son emploi, il décide de participer à un essai clinique qui a pour but de créer un traitement permettant de guérir tous les troubles psychiques. Annie est accroc à l’une des pilules administrées durant l’essai. En manque et sans argent, elle s’incruste dans l’étude pour avoir sa dose. Lorsqu’il la voit, Owen est persuadé qu’elle a été envoyée pour l’aider à sauver le monde. Maniac a beaucoup fait parlé depuis sa sortie, fin septembre dernier. Développée librement par Patrick Somerville à partir d’une série norvégienne du même nom, la série est réalisée par Cary Joji Fukunaga, à qui l’ont doit notamment la réalisation du bijou qu’est la première saison de True Detective. Plutôt que de faire miroiter une longue histoire complexe et une multiplication des saisons, Maniac est une mini-série inclassable, qui oscille selon les épisodes entre thriller psychédélique, drame, comédie noire, science-fiction et fantasy….