Vu! Bernie, de Richard Linklater.
Films / 10 septembre 2016

Vu! Bernie, de Richard Linklater. Carthage, Texas, est une petite ville, une communauté soudée. Parmi les habitants, Bernie Tiede est un peu une mascotte. Croque-mort de son état, Bernie consacre toute son énergie à la communauté, que ce soit par son travail sur les morts, le soutien qu’il apporte à ceux qui restent ou ses différentes activités caritatives. Marjorie Nugent est l’opposée de Bernie. Aussi riche que froide, elle a la réputation d’être particulièrement difficile. Tout les oppose, et pourtant, la récente veuve et Bernie font rapidement devenir inséparables. Jusqu’à ce que la mort les sépare. Je n’avais jamais entendu parler de ce film avant d’en voir l’affiche sur Netflix. La présence de Matthew McConaughey m’a décidé de tenter le coup. Puisqu’il y avait Jack Black au casting, je m’attendais à une comédie plus ou moins légère. Quelque chose proche du sympathique Rock Academy, sur lequel Jack Black et Richard Linklater, le réalisateur, avaient déjà collaboré. Le début du film m’a laissé perplexe, avec cette présentation de techniques mortuaires avancées par ledit Bernie, dont on ne sait très bien si c’est censé être drôle ou pas. La première partie du film tourne uniquement autour de Bernie et de son implication dans la…

Vu! Iliza Shlesinger – Freezing Hot.
Spectacle / 9 septembre 2016

Vu! Iliza Shlesinger – Freezing Hot. Ça faisait quelques temps que je n’avais pas pioché dans le catalogue de Specials de Netflix, cette mine de shows de stand-up avec des comedians plus ou moins connus. Iliza Shlesinger fait partie de la seconde catégorie. Bien sûr, elle a remporté la sixième saison de Last Comic Standing sur NBC (Quoi ? Vous ne saviez pas ?), mais je n’avais jamais entendu parler d’elle avant de voir l’affiche de son spectacle. Et comme un ami m’a dit qu’il était pas mal, j’ai tenté le coup. En règle générale, je n’aime pas trop qu’on me suggère des trucs (livres, films, séries, ou spectacles comiques). Bien sûr, c’est nécessaire pour découvrir de nouvelles choses, mais trop souvent l’enthousiasme débordant du conseilleur joue en défaveur de ce qu’il m’invite à découvrir. J’en attends beaucoup (trop) et je suis déçu. Au début du spectacle, je me suis dit : Ok, c’est pas extraordinaire, on va attendre quinze minutes avant de passer à autre chose. Bon, le début n’était pas si mauvais que ça, mais je n’étais pas subjugué. Les premières vannes ressemblent à un échauffement, un truc assez simple s’appuyant sur un humour situationnel qui m’a fait…

Vu! Love, saison 1.
Séries TV / 6 septembre 2016

Vu! Love, saison 1. D’un côté il y a Gus, un professeur particulier pour enfants acteurs qui vient de se séparer de sa fiancée. De l’autre il y a Mickey, une programmatrice de radio à la vie personnelle chaotique. Leur rencontre va chambouler leur vie. Mais vont-ils se trouver ? Voilà un peu la question que pose cette nouvelle production Apatow, pour Netflix. À l’image de Girls et Lena Dunham, Judd Apatow aide à lancer un jeune talent. Ici, Paul Rust, qui a créé la série avec sa femme, Lesley Arfin (qui était également scénariste sur Girls). Comme dans Girls, les personnages principaux sont atypiques, faillibles voire faibles, parfois même pathétiques, mais humains. On ne peut pas leur reprocher ça. Même si parfois les traits sont exagérés, Gus et Mickey ressemblent à de vraies personnes. Paul Rust maîtrise parfaitement son personnage, du ton à la posture. Il est plus que crédible en gentil loser qui se fait marcher dessus quotidiennement. Malheureusement, Gus est aussi un peu lourd quand il s’y met et ça le rend parfois désagréable. Gillian Jacobs est, elle, tout simplement excellente, en tant que Mickey. On retrouve un peu de ce qui faisait son charme dans Community, mais ne vous y méprenez…

Vu! Special Correspondents, de Ricky Gervais.
Films / 16 août 2016

Vu! Special Correspondents, de Ricky Gervais. Franck Bonneville est journaliste pour une radio locale new-yorkaise. Sans scrupules, il ne recule devant rien pour obtenir une histoire à raconter. Son chef, lassé par son comportement, l’envoie couvrir la révolution en cours en Équateur. Bonneville décide d’emmener avec lui le technicien de la radio, Ian Finch, un cinquantenaire un peu mou, passionné de jeux vidéos et collectionneur de comic books. Évidemment, tout ne se passera pas comme prévu. D’ailleurs, rien ne se passera comme prévu. Special Correspondents est un remake du film français Envoyés très Spéciaux, avec Gérard Lanvin et Gérard Jugnot. Fait que j’ignorait en découvrant ce film dans le catalogue Netflix. Je ne saurais jugé de la qualité de l’adaptation, puisque je n’ai pas vu l’original. Tout ce que je savais avant de voir le film, c’était qu’il mettait en scène le comique britannique Ricky Gervais et l’acteur australien Eric Bana. Et ça me suffisait bien. J’adore Ricky Gervais et son humour particulier, entre ridicule et sobriété. De The Office à Derek en passant par The Invention of Lying, je suis ses créations avec intérêt. Pour Special Correspondents, il est à la fois au scénario, à la réalisation et devant la…

Vu! Stranger Things, saison 1.
Séries TV / 10 août 2016

Vu! Stranger Things, saison 1. Nous sommes en 1983, à Hawkins, une petite ville de l’Indiana. Tout commence dans les couloirs d’un mystérieux bâtiment lié au département de l’énergie, où un scientifique est attaqué par une mystérieuse créature. Dans le même temps, Mike organise une partie de Donjons & Dragons dans le sous-sol de ses parents, avec ses meilleurs amis, Lucas, Will et Dustin. Le lendemain, la petite ville est secouée par la disparition de Will Byers. Les autorités locales, incarnées par le Chef de la Police, Jim Hopper, vont partir à la recherche du garçon de douze ans. À l’autre bout de la ville, une mystérieuse petite fille au crâne rasé et en blouse d’hôpital débarque dans un diner local. Stranger Things est la série de l’été. La création originale Netflix, produite par Shawn Levy, n’est pas passée inaperçue lors de sa mise en ligne, il y a une poignée de semaines. Acclamée par les nostalgiques des années 80, saluée par les critiques, la création des frères Duffer est effectivement une excellente série et un hommage évident aux films de Steven Spielberg, à ceux de John Carpenter aussi, ainsi qu’aux romans de Stephen King, entre autres. Chaque plan, chaque décor, chaque personnage, chaque avancement…

Vu! Orange is the New Black, saison 4.
Séries TV / 2 août 2016

Vu! Orange is the New Black, saison 4. Les détenues reviennent de leur petite escapade au lac pour découvrir qu’elles ne sont plus toutes seules dans la prison. Les lits sont doublés pour accueillir de nouvelles détenues. L’atmosphère à Litchfield change radicalement. Caputo, lâché par ses gardiens qui espèrent faire valoir leurs droits, trouve du renfort au QHS et embrasse son rôle de directeur. Piper se transforme en patronne, ce qui ne convient pas à tout le monde ; Alex a besoin de l’aide de Freida pour gérer l’instable Lolly ; Judy King reçoit un traitement de faveur ; des couples inattendus se forment et des tensions prévisibles s’intensifient. Après une fin de saison 3 assez plate, pour ne pas dire très molle, cette saison 4 de Orange is the New Black démarre sur les chapeaux de roue. L’évolution est instantanée, l’ambiance très différente dès les premiers épisodes et le rythme ne se calme pas pendant toute la saison, jusqu’à un finale qui laisse présager une cinquième saison encore plus détonante. Orange is the New Black ne serait pas Orange is the New Black sans ses répliques chocs. Ni sans tous les sentiments par lesquelles les personnages nous font passer. Mais…

Vu! Orange is the New Black, saison 3.
Séries TV / 17 juillet 2016

Vu! Orange is the New Black, saison 3. Joe Caputo a évincé Fig à la tête de Litchfield, mais il n’a pas le temps de profiter de son nouveau statut qu’une menace de fermeture plane sur la prison. Pendant ce temps-là, Piper voit une opportunité professionnelle qu’elle ne peut pas laisser passer ; Alex sombre dans la paranoïa avec l’arrivée d’une nouvelle détenue venue de Chicago ; la mode des repas casher s’empare des détenues ; Crazy Eyes se met à écrire une fiction érotique sur fond de voyages dans le temps ; Red retrouve sa cuisine ; Norma devient une espèce de gourou ; j’en passe et des meilleures. Bon, je sais, j’ai un peu de retard sur la série (dont la quatrième saison vient de sortir) créée par Jenji Kohan d’après le récit autobiographique de Piper Kerman, mais je compte bien le rattraper. Orange is the New Black est une des séries que je prends le plus de plaisir à suivre ces dernières années. À l’inverse de Oz (sans doute la meilleure série se déroulant dans une prison) ici les genres se mélangent et évoluent, créant une ambiance dynamique, tour à tour profonde ou légère. Mais surtout, et malgré…

Vu! Chris D’Elia : Incorrigible.
Spectacle / 9 juillet 2016

Vu! Chris D’Elia : Incorrigible. J’ai découvert Chris D’Elia dans la sitcom Whitney, où il partageait l’affiche avec Whitney Cummings. En découvrant que Netflix avait ajouté un de ses stand-ups à la liste grandissante de performances déjà disponibles, je l’ai immédiatement ajouté à ma liste. Vu que j’aimais bien son personnage dans la série, j’étais curieux de le voir sur scène. Puisque je n’en attendais pas grand-chose, je ne suis pas déçu par ce que j’ai vu. J’aime sa façon de parler, sa tenue générale et son auto-dérision. Il ne m’a pas fait rire autant qu’il se fait rire lui-même, mais j’ai trouvé plusieurs vannes vraiment bien trouvées et même originales. Ce qui n’était pas gagné, car Chris D’Elia, comme beaucoup de comiques de sa génération, s’attaque à des sujets vus et revus. Les relations hommes-femmes, le sexe et les enfants occupent une grande part de son set. Malgré quelques lieux communs, il s’en sort plutôt bien en apportant une touche de loufoquerie à son approche très terre à terre. Il imagine également des situations pour le moins farfelues qui lui servent à illustrer son propos et sont rafraîchissantes. Hormis les sujets de base, il revient sur plusieurs expériences personnelles. Comme un show qu’il…

Vu! Flaked, saison 1.
Séries TV / 2 juillet 2016

Vu! Flaked, saison 1. Chip a une quarantaine d’années, il habite à Venice Beach, vend des tabourets à trois pieds qu’il fabrique lui-même dans une petite boutique fournie par son ancien beau-père. Chip est un alcoolique. Sobre depuis 10 ans après avoir tué un jeune homme dans un accident de voiture, il n’hésite pas à s’occuper d’autres alcooliques, à parler aux réunions, écumant des phrases toutes faites et draguant les jolies filles. Il habite dans la maison de la mère de son meilleur ami, Dennis, lui-même relégué dans l’annexe, un arrangement qui leur convient plus ou moins à tous les deux. En tout cas jusqu’à l’arrivée de la jolie London dans leur vie. Chip s’efface pour Dennis, mais ne peut s’empêcher de jouer les charmeurs. Chip passe son temps à mentir, à jongler avec la vérité pour ne pas avoir à l’affronter. Et il s’est remis à boire. En découvrant cette nouvelle production Netflix, créée par Will Arnett et Mark Chappell, qui avaient déjà travaillé ensemble sur la géniale sitcom Arrested Development, je m’attendais à une nouvelle pépite comme la plateforme de streaming américaine sait les produire. Mais, dès le premier épisode, on comprend que Flaked n’a rien à voir avec…

Vu! Better Call Saul, saison 2.
Séries TV / 8 juin 2016

Vu! Better Call Saul, saison 2. Suite des aventures de Jimmy McGill dans sa vie d’avant. Grâce en grande partie à Kim, Jimmy obtient un poste dans un cabinet réputé du Nouveau-Mexique, ce qui lui permettrait de continuer son travail sur l’affaire Sandpiper. Mais il refuse l’offre, préférant se la couler douce quelques temps, avant de revenir sur sa décision. Accueilli comme un ponte, il a droit à un grand bureau, un appartement et une voiture de fonction, en plus d’une grosse prime. Mais la vie d’employé ne lui convient pas. Déterminé à faire les choses correctement, il ne peut empêcher son naturel de reprendre le dessus et prend des raccourcis qui lui valent des problèmes avec ses nouveaux supérieurs et qui ont même des répercussions sur la carrière de Kim. En parallèle, sa relation avec Chuck continue de se détériorer. Créée par Vince Gilligan et Peter Gould, Better Call Saul s’impose comme une série à part entière. Certes, l’intrigue se situe dans l’univers de sa grande sœur, et l’on retrouve plusieurs personnages marquants, mais si l’on ne peut s’empêcher de penser à Breaking Bad, Better Call Saul réussi à établir sa propre identité. Better Call Saul pourrait s’appeler Jimmy et Mike…