Lu! Le Jour des Morts, de Nicolas Lebel.
Romans / 26 mai 2017

Lu! Le Jour des Morts, de Nicolas Lebel. Le capitaine Mehrlicht ne trouve rien de mieux, pour célébrer le Jour des Morts, que de concocter un canular avec son ami Jacques, hospitalisé pour un cancer et condamné, où ce dernier interprète le rôle de la Faucheuse. Le lendemain, quand il est de retour à l’hôpital Saint-Antoine, l’esprit n’est plus aux pieds-de-nez à la mort. Avec son équipe, il doit enquêter sur la mort suspecte d’un patient. Bientôt, les cadavres s’accumulent et la pression est mise sur Mehrlicht et ses lieutenants pour arrêter celle que l’on surnomme déjà l’Empoisonneuse. Ça fait environ un an que j’ai lu et beaucoup aimé le premier roman de Nicolas Lebel, L’Heure des Fous. À peine le Jour des Morts entamé, j’ai retrouvé la plume habile du linguiste avec bonheur. Nicolas Lebel, avant tout, est un écrivain au sens noble du thème. Le goût du bon mot et de la phrase bien construite crève la page. Les descriptions sont précises, les références nombreuses et la culture omniprésente. Nicolas Lebel est également un narrateur doué. Il sait parfaitement distiller les informations pour nous faire entrer immédiatement dans l’histoire, tout en la dévoilant au fur et à mesure, au rythme…

Lu! Territoires, d’Olivier Norek.
Romans / 5 avril 2017

Lu! Territoires, d’Olivier Norek. En moins d’une semaine, les trois caïds les plus importants de la ville de Malceny, dans le 93, sont éliminés tour à tour. Victor Coste fait ce qu’il peut pour refourguer l’affaire, ne souhaitant pas collaborer avec les Stups et espérant rejoindre Léa pour quelques jours au vert, mais les faits les rattrapent rapidement, lui et son équipe. Tandis que la cité s’embrase, ils vont devoir démêler les différents fils et creuser toutes les pistes pour résoudre une affaire bien plus compliquée qu’il n’y paraît.  J’avais lu Code 93, le premier roman d’Olivier Norek l’an dernier et j’avais beaucoup aimé. Territoires était naturellement venu garnir ma PAL dans la foulée. Je l’ai gardé au chaud quelques temps, sachant pertinemment que j’y viendrai tôt ou tard.  Dès les premières pages, j’ai retrouvé le style aussi épuré que maîtrisé d’Olivier Norek. Les chapitres s’enchaînent sur un rythme soutenu. Territoires est écrit comme un (très bon) film d’action, et les rares moments de repos servent à développer l’intrigue plus qu’à laisser souffler le lecteur.  Pas le temps de respirer. Ici, les surveillances se terminent par des assassinats en pleine rue, les négociations se font au péril des chats et…

Lu! Fin de Ronde, de Stephen King.
Romans / 29 mars 2017

Lu! Fin de Ronde, de Stephen King. Si Brady Hartsfield, le tueur à la Mercedes, a réussi à persuader le monde qu’il n’était plus qu’un légume, la réalité est bien plus complexe et le jeune homme n’a pas mis de côté ses rêves de revanche et de tuerie de masse. Mieux, il a trouvé un moyen de mener son plan démoniaque jusqu’au bout. Bill Hodges est en proie à de fortes douleurs depuis quelques temps, mais il repousse le rendez-vous avez le médecin tant qu’il peut malgré les insistances d’Holly. Après plusieurs morts suspectes, Hodges suspecte de plus en plus Brady. Tandis que le verdict de son cancer du pancréas tombe, Hodges est déterminé à mettre fin à l’affaire Mr Mercedes avant qu’il ne soit trop tard. Comme annoncé sur la couverture, Fin de Ronde est écrit par l’auteur de Mr. Mercedes et de Carnets Noirs. J’aime beaucoup l’idée de ce bandeau, comme si le fait d’avoir Stephen King inscrit en gros au-dessus du titre n’était pas suffisant et qu’il fallait rappeler qu’il était également l’auteur de ses deux romans précédents. Trêve de plaisanterie. Fin de Ronde est le troisième tome de la trilogie consacrée à Bill Hodges et à Brady…

Lu! La Compassion du Diable, de Fabio M. Mitchelli.
Romans / 25 janvier 2017

Lu! La Compassion du Diable, de Fabio M. Mitchelli. Au début des années 80, un chantier met à jour des barils bleus dans un parc de la banlieue de Cleveland, Ohio. Les barils renferment des cadavres conservés là pendant plusieurs années. Freddy Lawrence, flic expérimenté de la brigade des homicides violents de Cleveland et Victoria Fletcher, sa coéquipières fraîchement sortie de l’école de police, sont chargés de l’enquête. À mesure que les découvertes macabres s’enchaînent, ils vont devoir remonter la piste d’un tueur aussi méticuleux et implacable que pervers. « Noir. Brutal. Sans concessions. Terrifiant. » Voilà comment Bernard Minier décrit ce roman de Fabio M. Mitchelli. Bon, je prends toujours avec des pincettes les citations de ce genre, car elles ne veulent pas toujours dire grand-chose. Ceci dit, je dois bien admettre que ce coup-ci, c’est plutôt justifié. Avant même de commencer à raconter son histoire, l’auteur nous informe qu’il s’est inspiré de deux tueurs en série qui ont défrayé la chronique Outre-Atlantique, à savoir Jeffrey Dahmer et Anthony Sowell. Si le second est moins connu, le premier fait figure de serial killer superstar. Le cannibale de Milwaukee, célèbre pour la violence de ses meurtres et leur caractère sexuel prononcé (entre autres) est…

Lu! Charade, de Laurent Loison.
Romans / 18 janvier 2017

Lu! Charade, de Laurent Loison. Quand l’inspecteur Cholle abat le Tueur à la Charade, c’est la fin d’une traque de plusieurs mois, menée par les équipes de la criminelle du 36 Quai des Orfèvres. Si c’est Daniel Cholle qui récolte la gloire pendant que Florent Bargamont, le spécialiste des crimes les plus sombres, est suspendu, c’est sans compter sur l’abnégation de la jeune Emmanuelle de Quezac, fraîchement sortie de ses études en criminologie et pistonnée par un oncle Ministre de l’Intérieur pour résoudre la Charade. Bon, autant le dire tout de suite, histoire d’éviter les mauvaises surprises, Charade ne m’a pas convaincu. Vu le succès dont jouit ce roman, notamment sur les réseaux sociaux, je m’attendais vraiment à mieux. Dès les premières pages, j’ai eu du mal à comprendre ce choix de partir de la « fin de l’enquête » pour remonter à ses débuts, de nombreux mois plus tôt. Bien sûr, avec la fin, on comprend ce que l’auteur a tenté de faire, mais ça ressemble trop à un épisode moyen des Experts. Résultat, on sait d’avance qu’il va y avoir un « retournement » de dernière minute et on devine même presque lequel. Mais, surtout, cette construction empêche, de facto, un certain suspense….

Lu! Play, de Franck Parisot.
Romans / 3 janvier 2017

Lu! Play, de Franck Parisot. Après l’arrestation musclée d’un SDF soupçonné d’être l’auteur de plusieurs viols, les inspecteurs Bridge, Alves et Morgans enquêtent sur la disparition d’un homme sans histoire. Lorsque les morts s’enchaînent et que le tueur s’adresse directement à eux en laissant des clefs USB contenant des messages vidéo sur les scènes de crime, l’équipe se lance dans la traque de celui qu’on surnomme le Cyclope sans relâche pour mettre fin aux massacres. Les romans de serial-killer, les traques policières, on connait. Y’a des gens qui meurent et des flics qui enquêtent. En gros. Mais comme dans tous les genres un peu précis, il y a du bon, du très bon et du moins bon, pour ne pas dire du mauvais. Play fait partie des romans de serial-killers qui se sont distingués dernièrement. Difficile de fréquenter les groupes de lecture de romans policiers, polars et autres thrillers sans en entendre parler. J’ai tendance à me méfier des romans trop populaires, et que l’on déconseille aux âmes sensibles. Souvent, mes attentes sont trop élevées et je finis déçu. Ça n’aura pas été le cas ici. Peut-être parce que l’accent est tout aussi bien mis sur l’enquête que sur les enquêteurs. Les personnages…

Lu! La Mésange et l’Ogresse, de Harold Cobert.
Romans / 13 septembre 2016

Lu! La Mésange et l’Ogresse, de Harold Cobert. Fin juin 2003, Michel Fourniret est arrêté en Belgique pour la tentative d’enlèvement d’une jeune fille. S’en suivra un enquête d’un an où les policiers belges chargés de l’enquête vont retracer le parcours et l’histoire d’un violeur récidiviste. Dès le début de l’enquête, les policiers soupçonnent sa femme, Monique Fourniret, d’en savoir plus qu’elle ne le dit. Mais il faudra des heures d’interrogatoires pour la faire parler. La Mésange et l’Ogresse est présenté comme un roman du réel par son auteur, Harold Cobert. L’intrigue colle au mieux aux faits avérés et à la chronologie de l’enquête. À part quelques exceptions, les propos prêtés à Monique Fourniret relèvent, comme le précise l’auteur en préambule, de la pure invention. De même, à part Michel et Monique Fourniret, tous les protagonistes ont été renommés. C’est donc dans une ambiance particulière que ce déroule ce roman. Les chapitres alternent entre les rapports d’interrogatoires de Monique Fourniret, une femme qui apparaît comme très simple et peu sûre d’elle ; le point de vue du policier en charge de l’enquête ; les pensées de Monique Fourniret ; et les enlèvements plus ou moins réussis des victimes. En plein procès Dutroux, les policiers…

Lu! Deuils de Miel, de Franck Thilliez.
Romans / 12 août 2016

Lu! Deuils de Miel, de Franck Thilliez. 6 ans après les faits relatés dans Train d’Enfer pour Ange Rouge et un an après la mort accidentelle de sa femme et sa fille, le commissaire Franck Sharko est un homme brisé. À peine revenu de vacances qui lui ont principalement servies à rendre visite à l’homme qui a coûté la vie de ses amours, il est rappelé d’urgence en région parisienne. Le corps d’une femme a été découvert, nu et entièrement rasé, agenouillé dans le confessionnal d’une église. Pas de blessures apparentes, mais une énigme qui lance un jeu de piste macabre. Pour mener l’enquête, Sharko va devoir plonger dans les méandres de l’âme humaine, quitte à mettre la sienne en danger. Deuils de Miel fait suite à Train d’Enfer pour Ange Rouge, qui marquait la première apparition de Franck Sharko (puisque dans Conscience Animale il ne portait pas le même prénom), ce commissaire profondément abîmé dont la femme avait disparu depuis des mois. Le temps écoulé entre les deux romans est résumé succinctement. Suzanne n’a plus jamais été la même, malgré leur fille, Éloïse. Depuis leur mort, un an auparavant, elles le hantent toutes deux et il ne tient le coup…

Lu! Code 93, d’Olivier Norek.
Romans / 6 août 2016

Lu! Code 93, d’Olivier Norek. Depuis quinze ans qu’il est à la PJ du 93, Victor Coste en a vu, des trucs pas nets. Mais un cadavre émasculé qui reprend vie sur la table d’autopsie, ou un junkie calciné qui sonne toutes les trois heures, ça c’est inédit. Et quand des courriers arrivent à son bureau et que les morts disparaissent des archives, l’enquête se retourne sur elle-même. J’entends parler d’Olivier Norek depuis quelques temps maintenant. Après quinze ans passé dans la PJ de Seine Saint-Denis (tiens donc…), le toulousain sort son premier roman, ce Code 93, et devient dans la foulée une coqueluche des réseaux sociaux. En même temps, qui mieux qu’un flic pour parler des flics, pour écrire des enquêtes réalistes et dépeindre l’envers d’un décor que l’on ne regarde le plus souvent que par le biais de reportages biaisés et lisses diffusés à la chaîne sur la TNT ? Pourtant, j’avais un peu peur. Le roman policier n’est déjà pas mon genre préféré à la base. Et je sortais de la Chambre des Morts, qui m’avait laissé sur ma faim. J’aurais pu repousser la lecture de Code 93 à plus tard, mais je ne l’ai pas fait. Grand…

Lu! Sur ma Peau, de Gillian Flynn.
Romans / 14 juin 2016

Lu! Sur ma Peau, de Gillian Flynn. Camille, journaliste médiocre pour un journal moyen de Chicago, est envoyée à Wind Gap, sa ville natale, pour couvrir la disparition d’une petite fille. Disparition qui fait écho au meurtre d’une autre petite fille, près d’un an plus tôt. De retour dans la bourgade qui l’a vu grandir, Camille doit affronter son passé, sa mère perverse et Amma, sa demi-sœur de treize ans, qui lui évoque Marian, sa petite sœur décédée quand elle était enfant. Les Apparences m’avait laissé sur ma faim. J’avais beaucoup aimé la première partie, haletante et habilement menée. Mais j’avais été déçu par la seconde partie, que j’avais trouvé très moyenne et forcée. Sur ma Peau, le premier roman de l’auteure, devait me permettre de me faire une meilleure idée sur l’écriture de Gillian Flynn. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été convaincu. Certes, Gillian Flynn a une très bonne connaissance des petites villes, qu’elle dépeint à merveille. Elle accorde également beaucoup d’importance à la psychologie de ses personnages, ce qui est, à mes yeux, une qualité fondamentale. Mais ça ne suffit pas pour que que la mayonnaise prenne. Et, en ce qui me concerne, la mayonnaise…