Lu! La Mésange et l’Ogresse, de Harold Cobert.
Romans / 13 septembre 2016

Lu! La Mésange et l’Ogresse, de Harold Cobert. Fin juin 2003, Michel Fourniret est arrêté en Belgique pour la tentative d’enlèvement d’une jeune fille. S’en suivra un enquête d’un an où les policiers belges chargés de l’enquête vont retracer le parcours et l’histoire d’un violeur récidiviste. Dès le début de l’enquête, les policiers soupçonnent sa femme, Monique Fourniret, d’en savoir plus qu’elle ne le dit. Mais il faudra des heures d’interrogatoires pour la faire parler. La Mésange et l’Ogresse est présenté comme un roman du réel par son auteur, Harold Cobert. L’intrigue colle au mieux aux faits avérés et à la chronologie de l’enquête. À part quelques exceptions, les propos prêtés à Monique Fourniret relèvent, comme le précise l’auteur en préambule, de la pure invention. De même, à part Michel et Monique Fourniret, tous les protagonistes ont été renommés. C’est donc dans une ambiance particulière que ce déroule ce roman. Les chapitres alternent entre les rapports d’interrogatoires de Monique Fourniret, une femme qui apparaît comme très simple et peu sûre d’elle ; le point de vue du policier en charge de l’enquête ; les pensées de Monique Fourniret ; et les enlèvements plus ou moins réussis des victimes. En plein procès Dutroux, les policiers…

Lu! Deuils de Miel, de Franck Thilliez.
Romans / 12 août 2016

Lu! Deuils de Miel, de Franck Thilliez. 6 ans après les faits relatés dans Train d’Enfer pour Ange Rouge et un an après la mort accidentelle de sa femme et sa fille, le commissaire Franck Sharko est un homme brisé. À peine revenu de vacances qui lui ont principalement servies à rendre visite à l’homme qui a coûté la vie de ses amours, il est rappelé d’urgence en région parisienne. Le corps d’une femme a été découvert, nu et entièrement rasé, agenouillé dans le confessionnal d’une église. Pas de blessures apparentes, mais une énigme qui lance un jeu de piste macabre. Pour mener l’enquête, Sharko va devoir plonger dans les méandres de l’âme humaine, quitte à mettre la sienne en danger. Deuils de Miel fait suite à Train d’Enfer pour Ange Rouge, qui marquait la première apparition de Franck Sharko (puisque dans Conscience Animale il ne portait pas le même prénom), ce commissaire profondément abîmé dont la femme avait disparu depuis des mois. Le temps écoulé entre les deux romans est résumé succinctement. Suzanne n’a plus jamais été la même, malgré leur fille, Éloïse. Depuis leur mort, un an auparavant, elles le hantent toutes deux et il ne tient le coup…

Lu! Code 93, d’Olivier Norek.
Romans / 6 août 2016

Lu! Code 93, d’Olivier Norek. Depuis quinze ans qu’il est à la PJ du 93, Victor Coste en a vu, des trucs pas nets. Mais un cadavre émasculé qui reprend vie sur la table d’autopsie, ou un junkie calciné qui sonne toutes les trois heures, ça c’est inédit. Et quand des courriers arrivent à son bureau et que les morts disparaissent des archives, l’enquête se retourne sur elle-même. J’entends parler d’Olivier Norek depuis quelques temps maintenant. Après quinze ans passé dans la PJ de Seine Saint-Denis (tiens donc…), le toulousain sort son premier roman, ce Code 93, et devient dans la foulée une coqueluche des réseaux sociaux. En même temps, qui mieux qu’un flic pour parler des flics, pour écrire des enquêtes réalistes et dépeindre l’envers d’un décor que l’on ne regarde le plus souvent que par le biais de reportages biaisés et lisses diffusés à la chaîne sur la TNT ? Pourtant, j’avais un peu peur. Le roman policier n’est déjà pas mon genre préféré à la base. Et je sortais de la Chambre des Morts, qui m’avait laissé sur ma faim. J’aurais pu repousser la lecture de Code 93 à plus tard, mais je ne l’ai pas fait. Grand…

Lu! Sur ma Peau, de Gillian Flynn.
Romans / 14 juin 2016

Lu! Sur ma Peau, de Gillian Flynn. Camille, journaliste médiocre pour un journal moyen de Chicago, est envoyée à Wind Gap, sa ville natale, pour couvrir la disparition d’une petite fille. Disparition qui fait écho au meurtre d’une autre petite fille, près d’un an plus tôt. De retour dans la bourgade qui l’a vu grandir, Camille doit affronter son passé, sa mère perverse et Amma, sa demi-sœur de treize ans, qui lui évoque Marian, sa petite sœur décédée quand elle était enfant. Les Apparences m’avait laissé sur ma faim. J’avais beaucoup aimé la première partie, haletante et habilement menée. Mais j’avais été déçu par la seconde partie, que j’avais trouvé très moyenne et forcée. Sur ma Peau, le premier roman de l’auteure, devait me permettre de me faire une meilleure idée sur l’écriture de Gillian Flynn. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été convaincu. Certes, Gillian Flynn a une très bonne connaissance des petites villes, qu’elle dépeint à merveille. Elle accorde également beaucoup d’importance à la psychologie de ses personnages, ce qui est, à mes yeux, une qualité fondamentale. Mais ça ne suffit pas pour que que la mayonnaise prenne. Et, en ce qui me concerne, la mayonnaise…

Lu! Celui dont le nom n’est plus, de René Manzor.
Romans / 20 mai 2016

Lu! Celui dont le nom n’est plus, de René Manzor. Andrew Kumar, représentant de Wall Street à Londres et ami personnel de l’ambassadeur, est retrouvé éventré à son domicile londonien. Son bourreau, l’employée de maison qui l’a élevé depuis son plus jeune âge et qui le considérait comme son propre fils. Les preuves sont accablantes, et elle ne nie pas l’acte, même si elle est incapable de s’en rappeler. L’affaire devrait être simple pour le détective inspecteur chef McKenna, un vétéran de Scotland Yard à la vie personnelle compliquée. Enfin, l’affaire aurait été simple si un autre corps n’avait pas déjà été retrouvé la veille, dans les mêmes conditions. Plus curieux encore, l’inscription laissé sur la scène de crime : « Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le Nom n’est plus ». Et il faut en plus composé avec la profileuse du FBI Dahlia Rhymes, dépêchée sur place pour aider l’enquête. J’avais remarqué Celui dont le nom n’est plus depuis de longs mois, sa couverture mystérieuse et son titre énigmatique n’ayant pas manqué d’attirer mon attention en librairie. Après l’avoir enfin lu, je peux maintenant donner mon avis sur le contenu. Celui dont le nom n’est plus débute comme un roman…

Lu! L’Heure des Fous, de Nicolas Lebel.
Romans / 1 mai 2016

Lu! L’Heure des Fous, de Nicolas Lebel. Un SDF est retrouvé gare de Lyon, poignardé à mort. Le commissaire Mehrlicht et son équipe sont chargés de l’enquête. Ce qui pourrait sembler n’être qu’une simple formalité de prime abord prend rapidement de l’ampleur à mesure que les pistes sont creusées. Qui était ce mystérieux SDF ? Et pourquoi a-t-il été tué ? Voilà les questions auxquelles ils vont devoir répondre et qui vont les emmener de la Sorbonne à la Jungle du bois de Vincennes. Impossible de fréquenter le monde des polars français sans avoir entendu parler de Nicolas Lebel. Il fait parti des chouchous des lecteurs depuis la parution, à trois ans d’intervalle, des trois romans mettant en scène le commissaire Mehrlicht. C’est donc tout naturellement que je me suis laissé tenté par ce premier roman, juste pour voir ce qui suscitait tout cet enthousiasme. Si L’Heure des Fous débute comme un roman policier tout ce qu’il y a de plus classique (une personne tuée déclenchant une enquête policière), on se laisse rapidement prendre par l’écriture fluide. Les chapitres courts (sauf exception) permettent une progression rythmée et, sans même qu’on s’en rende compte, on est dans le cœur du roman…

Lu! Le Baptême des Ténèbres, de Ghislain Gilberti.
Romans / 26 mars 2016

Lu! Le Baptême des Ténèbres, de Ghislain Gilberti. Cécile Sanchez, commissaire à l’OCRVP traque avec ses équipes un tueur en série particulièrement actif, surnommé le Ramoneur pour le caractère sexuel de ses meurtres. Mais dans les ténèbres, face au monstre, ses talents en analyse comportementale seront-ils suffisants pour mettre fin à l’horreur ? Ma première erreur a été de ne pas avoir lu le Festin du Serpent, dont ce roman reprend le personnage central. Mais j’avais entendu beaucoup de bien de ce Baptême des Ténèbres que je n’ai pas cherché beaucoup plus loin. Dommage, car il y a beaucoup de références à des situations ou des personnages de la première enquête narrée de Cécile Sanchez. Mais puisque l’histoire n’est qu’une suite indirecte, ça n’a pas posé de problèmes pour suivre l’intrigue. Au sortir de ma lecture, je suis plutôt mitigé. Il y a du bon (et même du très bon) dans ce roman, mais il y a aussi du moins bon. Déjà, on sent la maîtrise du sujet par l’auteur, il connaît le fonctionnement des différents services de police, ou du moins en donne fortement l’impression. Tout est très bien détaillé (peut-être même trop par moments). Et que dire des domaines…

Lu! Carnets Noirs, de Stephen King.
Romans / 18 mars 2016

Lu! Carnets Noirs (Finders Keepers), de Stephen King. Morris Bellamy (Morrie pour les intimes) organise un braquage chez John Rothstein, écrivain à la retraite dont il est fan inconditionnel. Sil a promis de l’argent à ses complices, c’est surtout après les carnets de l’écrivain qu’il en a, espérant découvrir en exclusivité la suite des aventures de Jimmy Gold. Trente et quelques années plus tard, Pete Saubers tombe sur une malle enterrée sur les berges d’un cours d’eau. Une malle contenant des enveloppes pleines d’argent, ainsi qu’un grand nombre de carnets noirs. Estampillé second roman de la trilogie consacrée à Bill Hodges, Carnets Noirs n’est pas à proprement parlé la suite de Mr Mercedes, mais une histoire différente qui se passe dans le même « univers ». Dès le début, on revit le massacre du City Center sous les yeux de Tom, le père de Pete, une des victimes de Brady Hartsfield. Mais ce n’est pas ça qui nous intéresse ici, ce sont les parcours de Pete et de Morris. Deux individus que tout sépare sauf leur amour de John Rothstein. On en oublie presque Bill Hodges et ses acolytes, qui n’interviennent pas dans le premier tiers du roman. Comme à son habitude, Stephen King prend son temps…

Lu! Le loup peint, de Jacques Saussey.
Romans / 9 mars 2016

Lu! Le loup peint, de Jacques Saussey. Vincent Galtier est vétérinaire dans l’Yonne. La mort de son enfant, plusieurs mois plus tôt, a brisé son couple et sa vie, mais ce n’est rien comparé à ce qui l’attend après qu’une nuit, en rentrant de chez sa maîtresse, il soit témoin d’une exécution dans les bois. Impossibles, ces dernières semaines, de passer à côté de cette bombe que « Le loup peint », les coups de cœur s’enchaînent, les commentaires sont pour la majorité élogieux. Dès les premières pages, j’ai perçu cette engouement qui semble s’être emparé des lecteurs de l’auteur. Les chapitres courts, la tension psychologique mise en place et l’action. Ça part très vite et ça part très fort. Et ça monte crescendo au fil des chapitres, avec peu de temps mort. On pourrait penser que mon enthousiaste en ferait de même, se muant au fil des chapitres en véritable ferveur… Loupé. Tiens, d’ailleurs, on pourrait intituler ce roman « Le loup-é ». Ce serait certes un peu sévère, on ne peut pas vraiment dire que ce roman est loupé, mais ça ne serait pas complètement usurpé non plus. Si l’écriture est plutôt fluide, elle est parfois très redondante. Impossible d’ignorer les longues dents…

Lu! Les enfants d’Érostrate, de Mickaël Koudero.
Romans / 13 février 2016

Lu! Les enfants d’Érostrate, de Mickaël Koudero. Tout commence par la découverte du cadavre d’un homme mutilé dans une église Lyonnaise. Puis celui de sa fiancée, retrouvée pendue à un arbre. C’est ensuite une femme, retrouvée le visage arraché dans un asile belge abandonné. Milan, inspecteur et meilleur ami du premier mort, Laura Esposito, capitaine de police, et Hugo Adami, vétéran de la police belge vont devoir unir leurs efforts pour mener une enquête qui prend ses racines 24 ans en arrière. On m’a chaudement conseillé ce roman, premier de l’auteur, qui est parallèlement scénariste pour la télévision. Il suffit de taper le titre dans votre moteur de recherches favori pour constater que les avis sont globalement très bons. Je m’attendais donc à découvrir un nouvel auteur à suivre et un nouveau roman de qualité. Après la lecture des « Enfants d’Érostrate », je suis très mitigé, pour ne pas dire déçu. Je vais séparer deux aspects de ce roman : l’écriture et l’histoire. L’histoire est plutôt bien menée, quoi qu’un peu classique. Des corps sont retrouvés entre la France et la Belgique, pour lancer une enquête où les éléments sont distillés au compte-goutte. Le lien établi rapidement avec des meurtres perpétrés un…