(re)Lu! Bazaar de Stephen King.
Romans / 14 août 2015

(re)Lu! Bazaar de Stephen King. Quand Leland Gaunt, un homme aussi charmant que charismatique, ouvre « Le Bazar des Rêves », la ville de Castle Rock entre en ébullitions. Chacun y trouve les objets qu’ils désirent profondément et le propriétaire ne demande pas d’argent, seulement un petit service à ses clients. Bazaar est une de mes histoires préférées de Stephen King. Pour ses personnages complexes derrière des apparences simples. Pour sa description de la ville de Castle Rock, de nombreuse fois visitée dans l’oeuvre du maître. Pour son intrigue bien amenée, bien agencée, aussi sociale que fantastique, où tous les détails se rejoignent tôt ou tard pour tisser une toile implacable. Bazaar fait partie des pavés de la bibliographie de Stephen King, mais son côté addictif nous pousse à enchaîner les chapitres pour découvrir les ramifications et les conséquences des services rendus à Leland Gaunt et en font une lecture dans laquelle on se plonge corps et âme. Du très grand Stephen King.

Lu! Je ne suis pas un serial killer de Dan Wells.
Romans / 6 août 2015

Lu! Je ne suis pas un serial killer de Dan Wells. John Wayne Cleaver n’est pas un adolescent comme les autres. À quinze ans, c’est un sociopathe passionné par les tueurs en série. Il a mis en place toute une série de règles pour s’assurer de ne pas tuer à son tour, malgré ses dispositions. Mais quand un serial killer débarque dans la petite ville de Clayton, il est déterminé à stopper le massacre. Contrairement au commentaire sur la pochette, ce livre n’a pas grand-chose à voir avec la série Dexter France. En fait, ça aurait plutôt à voir Michael C. Hall, puisqu’en plus d’être un sociopathe, le personnage principal du roman vit au-dessus du funérarium familial, comme dans l’autre série dans laquelle a cartonné Michael C. Hall, à savoir Six Feet Under. Mais hormis ces comparaisons flatteuses, le premier roman de Dan Wells n’a rien à voir avec ces deux séries cultes. Autant le dire tout de suite, j’ai été déçu par cette histoire. Je m’attendais à mieux en découvrant la couverture et le résumé, peut-être le portait psychologique d’un sociopathe luttant contre ses pulsions profondes. Il n’en est rien. Je ne suis pas un serial killer est un roman…

Lu! Enfant 44 de Tom Rob Smith.
Romans / 31 juillet 2015

Lu! Enfant 44 de Tom Rob Smith. Dans la Russie d’après guerre, Leo Stepanovitch Demidov, ancien héros de l’armée, est un agent du MGB tout acquis à la cause soviétique. Quand le corps d’un enfant est retrouvé, Leo doit convaincre la famille que c’était un accident et non un meurtre. Premier roman du jeune écrivain britannique, Enfant 44 nous plonge dans la Russie communiste des années 50. On se retrouve plongé dans un univers froid et paranoïaque, où les suspects sont coupables par principe et les méthodes de la police expéditives. Très bien renseigné sur le sujet puisque basé sur un histoire vraie (celle du Boucher de Rostov, Andreï Tchikatilo), l’auteur nous fournit nombre de détails qui nous donnent l’impression d’être aux côtés du héros dans sa quête de vérité. Roman policier construit comme un conte initiatique, Enfant 44 nous tient en haleine du début à la fin, sans jamais nous lâcher. En le refermant, on a envie de poursuivre l’aventure en découvrant les suites, Kolyma et Agent 6, du même auteur. Et on se dit que ce n’est pas un hasard si l’histoire a déjà été adaptée au cinéma.

Lu! Poulets Grillés de Sophie Hénaff.
Romans / 20 juillet 2015

Lu! Poulets Grillés de Sophie Hénaff. Pour la punir d’avoir abattu un homme dans le cadre d’une enquête, Anne Capestan est nommée à la tête d’une brigade de bras cassés, de porte-poisse et d’alcooliques. Tout est mis en oeuvre pour qu’elle échoue, mais c’est sans compter sur sa volonté de prouver à son patron qu’il se trompe. Sophie Hénaff dessine des personnages attachants et hauts en couleurs. Des poulets grillés lancés dans une enquête qui porte sur des crimes non élucidés dont certains remontent à plusieurs années, et qui doivent prouver à la hiérarchie qu’ils ne sont pas encore finis. L’écriture est fluide et simple, les pages se tournent presque toutes seules dans ce roman policier léger et plein d’humour. À ajouter à la PAL de tous ceux qui veulent passer un bon moment.

Lu! Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig.
Romans / 7 juillet 2015

Lu! Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig. Un jour, Julie, jeune maman célibataire, caissière dans un supermarché, rencontre Paul. Il pourrait être son père et elle n’est pas sûre de ses intentions. Il dit voir quelque chose en Julie et Julie, un peu contre son instinct premier, va lui laisser l’opportunité de restaurer sa confiance en l’homme. Pour le meilleur et pour le pire. J’avais entendu beaucoup de bonnes choses sur ce roman, le second de l’auteure. On m’a vanté la force de son histoire, l’émotion qu’il savait faire naître chez le lecteur. Je n’ai pas pleuré (j’ai une réputation à préserver !), mais j’ai été touché par ces personnages abîmés par la vie et qui, malgré tout, doivent trouver la force d’aller de l’avant. L’histoire s’articule autour d’un élément central qui va indirectement ouvrir les portes d’un nouveau monde, de nouvelles perspectives. L’écriture est simple, fluide, sans fioriture. On retrouve quelques mots étrangement placés (rumen) et un peu trop d’anges qui passent à mon goût. Mais à côté de ça, on découvre surtout des vies qui se croisent et se trouvent, qui se nourrissent. « Juste avant le bonheur » est un roman qui se lit très vite et facilement, dont…

Lu! L’homme-Dé de Luke Rhinehart.
Romans / 18 juin 2015

Lu! L’homme-Dé de Luke Rhinehart. Luke Rhinehart est un psychiatre dépressif face à la déception de sa vie. Un soir, il décide de laisser son avenir entre les mains du Hasard. Il jette un Dé. Et sa vie va changer. Au nom du Hasard et du Dieu-Dé, le narrateur nous expose sa dé-vie sans filtre dans cette dé-griaphie subversive et très drôle. Écrit dans les années 70, L’homme-Dé n’a pas perdu de la superbe qui en a fait un livre culte (inspirant, entre autres, la chanson Such a Shame de Talk Talk), censuré dans une cinquantaine de pays. et hautement polémique. George Powers Cockcroft n’a pas peur de repousser toutes les limites dans cette critique implacable et hilarante de notre Société et de nous-mêmes. Coup de cœur ! Seriez-vous capable d’abandonner le contrôle de votre vie au Dé ?

Renaissance
Bibliographie / 14 juin 2015

Je me suis revu, tremblant d’adrénaline, les yeux braqués sur mes mains tachées de sang, sans savoir si je devais hurler d’horreur ou de joie… Une question me revient sans cesse. Celle de ma renaissance. Car c’est bien ainsi que je considère ma métamorphose. Je me suis extirpé d’un cocon comme une chenille se muant en papillon. Quand la transformation a-t-elle débuté ? Dans un premier temps, ça me semblait si simple que je me suis laissé éblouir par l’éclat du truisme. Je me suis revu, tremblant d’adrénaline, les yeux braqués sur mes mains tachées de sang, sans savoir si je devais hurler d’horreur ou de joie après avoir, pour la première fois de ma vie, posé une limite définitive. Je me rappelle la sensation qui m’a envahi à ce moment. J’avais, enfin, le contrôle. J’étais devenu celui qui décide, celui qui tranche. Même quand j’ai dû soutenir les accusations et répondre aux questions, même face au jugement que je lisais dans les regards qui se posaient sur moi. J’avais toujours le contrôle. Auteur: Leo Rutra Publié le: 14/06/2015 Catégorie: Romans – Romans noirs Disponible chez : Librinova – Amazon – Kobo Plus d’extraits… Plus de liens…

Lu! Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent Gounelle.
Romans / 10 juin 2015

Lu! Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent Gounelle. Sandro, professeur de philosophie à New York, n’arrive pas à se remettre de la mort de sa femme. Journaliste, elle effectuait un reportage sur une tribu primitive au cœur de l’Amazonie et a été tuée en sacrifice. Un an après, il décide d’aller à son tour à l’intérieur du poumon du monde pour se venger. J’avais lu « Les dieux voyagent toujours incognito », que j’avais beaucoup aimé, j’était donc en terrain familier en entamant ma lecture. Le style de l’auteur est fluide, simple et très accessible. On rentre dans l’histoire dès les premières pages et les chapitres s’enchaînent tout seul. Que s’est-il passé, un an plus tôt, dans cette forêt à la nature luxuriante et omniprésente ? Laurent Gounelle installe un suspense subtil et efficace sur fond de philosophie en utilisant un savant mélange de psychologie et de sociologie. « Le philosophe qui n’était pas sage » est une réflexion sur nos sociétés modernes et nos valeurs. « Le philosophe qui n’était pas sage » est une lecture très agréable qui nous invite à réfléchir sans nous forcer à réfléchir. Et qui m’a donné envie de lire « L’homme qui voulait être heureux » et « Le jour…

Lu! Vieux, râleur et suicidaire : la vie selon Ove de Fredrik Backman.
Romans / 2 juin 2015

Lu! Vieux, râleur et suicidaire : la vie selon Ove de Fredrik Backman. Ove roule en Saab et a des valeurs bien ancrées. À 59 ans, Ove est mis en retraite anticipée par l’entreprise qui l’employait depuis plusieurs décennies. Et Ove se retrouve à la maison, seul. Depuis la mort de sa femme, il ne souhaite qu’une chose : la rejoindre au plus vite. Alors c’est décidé, Ove va se suicider. Mais à chaque tentative, il est interrompu. Que ce soit par ses nouveaux voisins (qui n’ont visiblement pas lu le panneau d’interdiction de circuler en voiture dans le lotissement, qu’il a lui-même mis en place), par un chat mal en point qui semble l’avoir adopté ou autre chose encore. Irrité au plus haut point, Ove ne demande qu’à en finir une bonne fois pour toute, mais la vie semble déterminer à ne pas le laisser mourir en paix. J’étais en plein dans les dernières corrections de mon prochain texte, « Renaissance » (qui sera disponible très prochainement) quand j’ai commencé ce roman. Je ne lisais que quelques pages par jour et j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Puis j’ai pu enchaîner les chapitres et je me suis attaché…

Lu! Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés, de Arto Paasilinna.
Romans / 12 mai 2015

Lu! Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés, de Arto Paasilinna. Surunen est un professeur de langue dans une université finlandaise. Il est aussi membre d’Amnesty International, et décide, un beau jour, de partir à l’autre bout du monde, dans un petit pays d’Amérique Centrale nommé le Macabraguay, pour y sauver un prisonnier politique qu’il paraine va l’association humanitaire. Ce sera là le début d’aventures rocambolesques qui lui feront parcourir le monde pour combattre la dictature, sous toutes ses formes. J’ai pris ce roman sur un coup de tête après avoir jeté un coup d’oeil à la couverture. J’ai découvert une partie de l’univers du romancier finlandais en même temps que son statut d’écrivain culte. Le roman date de 1986 et fait partie du petit tiers de sa bibliographie qui a été traduite et publiée en France. L’action, logiquement, se situe donc au début des années 80. Autrement dit, à une autre époque. Mais qu’à cela ne tienne. L’écriture est tellement simple et fluide que la période pendant laquelle se déroule l’action importe peu. Et puis, de toute façon, ce n’est pas ici un roman d’espionnage auquel nous avons affaire, mais une farce. Une farce satirique. Et Paasilinna n’y va pas…