Vu! Mindhunter, saison 2.
Séries TV / 21 août 2019

Suite au comportement de Holden, le directeur assistant du FBI est envoyé à la retraite et remplacé par Ted Gunn, qui récupère également la direction de l’unité des sciences comportementales, en laquelle il croit énormément. Conscient de la fragilité de Holden, il missionne spécifiquement Tench et Carr pour le chaperonner, mais l’une est coincée dans les bureaux pour des analyses tandis que l’autre doit faire face à une crise familiale. Dans le même temps, des enfants noirs disparaissent à Atlanta. La première saison de Mindhunter s’était révélée être un coup de cœur. Cette deuxième saison s’inscrit parfaitement dans cette lignée. En fait, en y regardant bien, Mindhunter, c’est une série HBO diffusée sur Netflix. En même temps, avec un David Fincher omniprésent sur le plateau, comment pourrait-il en être autrement ? Sans doute le réalisateur le plus propre de sa génération, il a le soucis du détail, du plan parfait, de la photographie précise. D’ailleurs, par bien des aspects, Mindhunter ressemble à son Zodiac. L’histoire prend son temps, le rythme est lent par dessein, pour ne pas se précipiter, pour bien prendre en compte tous les éléments. Ce qui n’empêche pas les épisodes d’être prenants, de passer trop vite, de…

Vu! Bates Motel, saisons 4 et 5.
Séries TV / 15 janvier 2019

Norma devient de plus en plus inquiète pour Norman. Si elle continue de le défendre becs et ongles devant quiconque aurait quelque reproche à lui faire, elle cherche néanmoins à lui trouver l’aide d’un professionnel. Leur confiance mutuelle l’un en l’autre en prend un coup, tandis que Norman peine à maintenir son emprise sur la réalité. La saison 3 de Bates Motel m’avait laissé sur ma faim. Il y avait quelques prémices de noirceur et d’audace, mais pas assez pour me pousser à regarder la quatrième saison dans la foulée. Je n’étais même pas sûr de la regarder un jour, de peur d’être définitivement déçu. Le fait que la série se termine à l’issue de la saison 5 m’a rassuré, et mon soucis principal était d’en finir. J’ai été agréablement surpris par la quatrième saison de Bates Motel. Très agréablement surpris, même. Certes, il reste des personnages faiblards, des arcs narratifs moyens, des raccourcis qui hurlent « série basique de network américain ». Mais, à côté de ça, il y a la relation entre Norman et Norma, plus malsaine et dérangeante que jamais. Il y a aussi un gros travail sur l’ambiance, sur les visages, les expressions faciales, les jeux de regard,…

Vu! Mindhunter, saison 1.
Séries TV / 21 août 2018

Vu! Mindhunter, saison 1. À la fin des années 70, Holden Ford, un jeune instructeur du FBI à Quantico, s’intéresse aux déviances. Placé sous la supervision de l’agent spécial Bill Tench, responsable de l’unité des sciences comportementales, il parcourt le pays pour enseigner aux polices locales les méthodes du FBI. Ils en profitent pour interroger des criminels reconnus coupables de crimes violents dans le but d’essayer de percer leur pensée et d’arrêter les futurs tueurs. Rapidement dépassés par leur tâche, ils sollicitent l’aide de Wendy Carr, une universitaire spécialisée dans les comportements déviants, qui voit en leur projet l’opportunité de faire progresser ses propres recherches. Très vite, les méthodes particulières du trio leur attirent des ennuis, en même temps qu’ils parviennent à appliquer le fruit de leurs recherches pour résoudre des enquêtes en cours. J’avais entendu parler de Mindhunter au moment de sa sortie et la série avait naturellement trouvé sa place dans Ma Liste Netflix. Il faut dire qu’une série produite par Charlize Theron, mais surtout David Fincher, ça fait envie. Il suffit de jeter un coup d’œil à la filmographie du réalisateur américain pour voir qu’il n’a commis, au cours de sa carrière, aucune fausse note. Et quand…

Lu! Les Assassins, de R. J. Ellory.
Romans / 3 avril 2018

Lu! Les Assassins, de R. J. Ellory. Quatre meurtres sont commis en une quinzaine de jours à New York, mais chacun est perpétré selon une méthode différente et dans un district différent, et donc traitées par quatre détectives différents. Quatre affaires distinctes qui ne semblent avoir aucun lien entre elles. Sauf pour John Costello, rescapé d’un tueur en série surnommé le Marteau de Dieu devenu documentaliste pour un journal ainsi que spécialiste en matière de tueurs en série. Il reconnait en chacun des meurtres la reproduction d’un meurtre plus ancien, attribué à de célèbres tueurs en séries. Lorsque la police découvre le lien grâce à un article en préparation, Ray Irving, détective solitaire du NYPD, est chargé de mener l’enquête. En collaborant comme il peut avec John Costello et en l’absence de grands moyens, il va devoir arrêter celui que l’on surnomme le Commémorateur dans sa folie meurtrière. Les Assassins est le premier roman de R. J. Ellory que je lis. Pourtant, le nom ne m’est pas étranger. L’écrivain britannique, au passé digne en soi d’un polar, récolte les louanges de nombreux lecteurs (lui-même y compris) pour ses romans. Pourquoi j’ai choisi de lire celui-là plutôt que Seul le Silence,…

Lu! Majestic Murder, d’Armelle Carbonel.
Romans / 19 septembre 2017

Lu! Majestic Murder, d’Armelle Carbonel. Lilian est une héroïnomane vivant dans un squat de Saint Louis, Missouri. Humaine derrière son addiction, elle prend sous son aile la jeune Fanny, fraîchement débarquée. Mais c’est finalement sous le charme se Seamus que tombe Lilian, après que le jeune homme l’ait sauvée in extremis d’une tentative de viol. Lilian rêve de devenir actrice, alors quand Seamus tombe sur un flyer pour une audition libre dans un théâtre de l’autre côté de la ville, il y emmène Lilian. Le couple est engagé, malgré le peu de talent de Seamus, et va résider dans le Majestic, un théâtre abandonné, avec les autres membres d’une troupe inquiétante. En point de mire, la première de la pièce, intitulée « Au commencement était la mort ». Armelle Carbonnel s’est faite remarquer avec son premier roman, Criminal Loft, publié par Milady Thriller. L’histoire d’un jeu de télé-réalité mettant en scène des condamnés à mort enfermés dans un sanatorium hanté. Le succès s’est trouvé au rendez-vous, largement. Celle que l’on surnomme la Nécromancière revient avec un second roman résolument différent. Il suffit de comparer les couvertures pour voir la volonté de l’auteure de changer d’ambiance. Pourtant, on se trouve bien dans un…

Lu! La Compassion du Diable, de Fabio M. Mitchelli.
Romans / 25 janvier 2017

Lu! La Compassion du Diable, de Fabio M. Mitchelli. Au début des années 80, un chantier met à jour des barils bleus dans un parc de la banlieue de Cleveland, Ohio. Les barils renferment des cadavres conservés là pendant plusieurs années. Freddy Lawrence, flic expérimenté de la brigade des homicides violents de Cleveland et Victoria Fletcher, sa coéquipières fraîchement sortie de l’école de police, sont chargés de l’enquête. À mesure que les découvertes macabres s’enchaînent, ils vont devoir remonter la piste d’un tueur aussi méticuleux et implacable que pervers. « Noir. Brutal. Sans concessions. Terrifiant. » Voilà comment Bernard Minier décrit ce roman de Fabio M. Mitchelli. Bon, je prends toujours avec des pincettes les citations de ce genre, car elles ne veulent pas toujours dire grand-chose. Ceci dit, je dois bien admettre que ce coup-ci, c’est plutôt justifié. Avant même de commencer à raconter son histoire, l’auteur nous informe qu’il s’est inspiré de deux tueurs en série qui ont défrayé la chronique Outre-Atlantique, à savoir Jeffrey Dahmer et Anthony Sowell. Si le second est moins connu, le premier fait figure de serial killer superstar. Le cannibale de Milwaukee, célèbre pour la violence de ses meurtres et leur caractère sexuel prononcé (entre autres) est…

Lu! Play, de Franck Parisot.
Romans / 3 janvier 2017

Lu! Play, de Franck Parisot. Après l’arrestation musclée d’un SDF soupçonné d’être l’auteur de plusieurs viols, les inspecteurs Bridge, Alves et Morgans enquêtent sur la disparition d’un homme sans histoire. Lorsque les morts s’enchaînent et que le tueur s’adresse directement à eux en laissant des clefs USB contenant des messages vidéo sur les scènes de crime, l’équipe se lance dans la traque de celui qu’on surnomme le Cyclope sans relâche pour mettre fin aux massacres. Les romans de serial-killer, les traques policières, on connait. Y’a des gens qui meurent et des flics qui enquêtent. En gros. Mais comme dans tous les genres un peu précis, il y a du bon, du très bon et du moins bon, pour ne pas dire du mauvais. Play fait partie des romans de serial-killers qui se sont distingués dernièrement. Difficile de fréquenter les groupes de lecture de romans policiers, polars et autres thrillers sans en entendre parler. J’ai tendance à me méfier des romans trop populaires, et que l’on déconseille aux âmes sensibles. Souvent, mes attentes sont trop élevées et je finis déçu. Ça n’aura pas été le cas ici. Peut-être parce que l’accent est tout aussi bien mis sur l’enquête que sur les enquêteurs. Les personnages…

Lu! Le Baptême des Ténèbres, de Ghislain Gilberti.
Romans / 26 mars 2016

Lu! Le Baptême des Ténèbres, de Ghislain Gilberti. Cécile Sanchez, commissaire à l’OCRVP traque avec ses équipes un tueur en série particulièrement actif, surnommé le Ramoneur pour le caractère sexuel de ses meurtres. Mais dans les ténèbres, face au monstre, ses talents en analyse comportementale seront-ils suffisants pour mettre fin à l’horreur ? Ma première erreur a été de ne pas avoir lu le Festin du Serpent, dont ce roman reprend le personnage central. Mais j’avais entendu beaucoup de bien de ce Baptême des Ténèbres que je n’ai pas cherché beaucoup plus loin. Dommage, car il y a beaucoup de références à des situations ou des personnages de la première enquête narrée de Cécile Sanchez. Mais puisque l’histoire n’est qu’une suite indirecte, ça n’a pas posé de problèmes pour suivre l’intrigue. Au sortir de ma lecture, je suis plutôt mitigé. Il y a du bon (et même du très bon) dans ce roman, mais il y a aussi du moins bon. Déjà, on sent la maîtrise du sujet par l’auteur, il connaît le fonctionnement des différents services de police, ou du moins en donne fortement l’impression. Tout est très bien détaillé (peut-être même trop par moments). Et que dire des domaines…

Lu! Avec tes yeux, de Sire Cédric.
Romans / 6 février 2016

Lu! Avec tes yeux, de Sire Cédric. Webmaster trentenaire, Thomas souffre d’horribles cauchemars. Enfin, ça c’est quand il arrive à dormir. Il passe ses nuits à regarder des séries en discutant avec Fox sur IRC. Pour essayer de se soigner, il consulte un hypnotiseur, mais en plein milieu de la séance, il commence à avoir des visions étranges. Plus tard, sa vue se brouille à nouveau et il assiste à la torture d’une femme à travers les yeux du tueur. Et ce n’est que le début de sa descente en enfer ! Mon premier roman de Sire Cédric est le dernier en date. Je ne connaissais pas la plume de cet auteur au look Marilyn Mansonesque que plusieurs qualifient d’être le Stephen King français, mais j’en avais beaucoup entendu parler en bien depuis quelques temps. Je suis rentré dans l’histoire très facilement grâce à l’écriture fluide de l’auteur, qui met en place ses personnages et ses situations de manières très visuelle. Les chapitres courts participent à installer un rythme qui ne s’essouffle pas des premières à la dernière page. On suit Thomas dans son périple, avec ses deux alliées de fortune tandis que l’ombre menaçante du prédateur plane au-dessus de…

Lu! Criminal Loft de Armelle Carbonel.
Romans / 12 octobre 2015

Lu! Criminal Loft de Armelle Carbonel. Dans le célèbre sanatorium de Waverly Hills, le lieu réputé le plus hanté des USA, huit condamnés à mort jouent leur vie. Sélectionnés pour participer à une émission de télé-réalité, ils vont évoluer sous l’œil des caméras pour le plus grand plaisir du public. Chaque semaine, un candidat sera éliminé et retournera dans le couloir de la mort, quand le vainqueur remportera sa liberté. Mais avec huit psychopathes enfermés au même endroit, tout ne se passe pas comme prévu. Le postulat de départ est des plus intéressants, une émission de télé-réalité mettant en scène des tueurs et des violeurs. Nul doute que si un producteur avait le cran (et qu’on le laisserait faire), les téléspectateurs seraient au rendez-vous. L’histoire nous est narrée par John T., condamné pour avoir torturé et tué 25 femmes. Ancien psychiatre mais toujours sociopathe, c’est lui qui nous guide dans les couloirs sombres de cet endroit de perdition, où les tuberculeux étaient entassés pour mourir dans la première partie du 20ème siècle. L’auteure nous met dans la peau de ce personnage, auquel on s’attache par moments, avant qu’il ne nous rappelle sa perversion. C’est un trait que j’ai apprécié. J’aime…