Vu! 3 Billboards, de Martin McDonagh.
Films / 13 juin 2018

Vu! 3 Billboards, de Martin McDonagh. Dans la petite ville d’Ebbing, Missouri, près d’un an après le viol et le meurtre d’Angela Hayes, personne n’a été arrêté. Pour mettre la pression sur le chef de la police de la ville, Mildred Hayes, la mère d’Angela, décide de louer trois panneaux publicitaires sur le bord d’une petite route à la sortie de la ville. Sur les panneaux, elle invective la police pour le manque de résultat. Si son geste provoque la colère des habitants, qui soutiennent Bill Willoughby, le chef de la police, atteint d’un cancer en phase terminal, il a le mérite de faire reparler de l’affaire et de relancer l’enquête. J’avais entendu parler de 3 Billboards à sa sortie ciné, le film ayant récolté plusieurs prix. De toute façon, avec un casting réunissant Frances McDormand, Woody Harrelson et Sam Rockwell en têtes d’affiche, il n’était pas question que je passe à côté. Et puis j’aime bien les histoires de vengeance. J’aime bien également les histoires qui se passent dans les petites villes où tout le monde connaît tout le monde, à la Stephen King, et où les rancœurs sont facilement exacerbées. Je pensais ne pas connaître Martin McDonagh, mais…

Vu! Triple 9, de John Hillcoat.
Films / 11 novembre 2016

Vu ! Triple 9, de John Hillcoat. Michael et Russell sont deux anciens des Marines qui travaillent pour la mafia russo-israélienne d’Atlanta. Lorsqu’un dernier braquage leur promet la liberté et plusieurs millions, ils décident de faire appelle au frère de Russell et à deux flics ripoux pour compléter leur équipe. L’opération se déroule bien, mais avant d’en finir avec la mafia, un deuxième coup, imprévu, est nécessaire. Cette fois, pour est sûrs de le réussir, ils décident de tenter un 999, le code de police pour signaler qu’un officier est touché dans une fusillade. John Hillcoat est un réalisateur que j’apprécie particulièrement. J’avais vu ses trois derniers films, à savoir The Proposition, La Route et Des Hommes Sans Loi, que j’avais beaucoup aimés. Quand j’avais entendu qu’il sortait un nouveau film, je l’avais mis bien haut sur ma liste d’envie. Et puis j’ai vu l’affiche de ce Triple 9 et je me suis mis à douter, tant elle paraît commune. Le sujet, également, est vu et revu. Mais c’est John Hillcoat, alors j’ai regardé quand même. Grand bien m’en a pris. Sans révolutionner le genre très codé des films de braquage et de mafia, il parvient à installer une ambiance et,…

Vu! Rampart, de Oren Moverman.
Films / 29 juin 2016

Vu! Rampart, de Oren Moverman. Nous sommes à Los Angeles, en 1999. Dave Brown est l’archétype du flic old school. Surnommé Date Rape en raison du meurtre d’un violeur en série que la légende lui prête, il est agressif et violent, n’hésite pas à sortir sa matraque ni à tremper dans des affaires douteuses. Quand un automobiliste percute sa voiture de fonction pendant sa ronde journalière, puis essaie de s’enfuir, Dave le rattrape et le passe à tabac. La scène est filmée par un passant et relance le débat omniprésent de la violence policière, largement médiatisée dans l’affaire Rampart. Sur la sellette, Dave Brown fait ce qu’il peut pour s’en sortir. Réalisé par Oren Moverman d’après une histoire signée James Ellroy, Rampart est inspiré en partie par le scandale Rampart, qui a secoué une partie de la police anti-gang de Los Angeles au début des années 2000. Mais contrairement à Training Day, Crash ou The Shield, le film ne s’inspire pas de faits précis mais plutôt d’une ambiance générale. Woody Harrelson campe le personnage principal et apparaît dans toutes les scènes. Comme souvent (pour ne pas dire toujours), il capture l’attention avec une interprétation bluffante. Il alterne avec brio les émotions, passant…

Vu! Defendor, de Peter Stebbings.
Films / 1 mars 2016

Vu! Defendor, de Peter Stebbings. Arthur Poppington (Woody Harrelson), légèrement attardé, subit un examen psychiatrique avec le Dr Park (Sandra Oh) pour déterminer sa responsabilité dans une agression. Au cours de l’entretien et par le biais de flashbacks, il revient sur son activité nocturne de super-héros, sous les traits de Defendor, et sur sa lutte contre son ennemi juré, le mythique Captain Industry. Defendor est la première réalisation de Peter Stebbings, qui a également écrit le scénario. Film « bâtard », il se situe à la croisée de différents genres et est assez difficiles à décrire. Le début ressemble à une comédie noire, presque une parodie de super-héros. Defendor prend par exemple sa pause pendant sa tournée pour aller manger, en costume, dans un diner, ou inscrit son nom sur la porte de sa base secrète. Mais très vite, l’aspect comique est relégué au second plan par une histoire sérieuse, sur fond de prostitution et de drogue. Le tout autour d’un personnage principal déficient mental. Et pourtant c’est bien cet amalgame qui fait l’originalité de ce film. Woody Harrelson démontre une nouvelle fois ses talents d’acteurs en campant un personnage hautement attachant sans jamais tomber dans la facilité ou la caricature. Kat…